Nice célèbre son carnaval avec une Reine à la tête des défilés
Mise à jour le 2026-02-14 20:40:00 : Nice a ouvert son carnaval sous le signe de la féminité, marquant une première historique.
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Sur un char de plusieurs mètres, une Reine “aussi grande que le Roi” ouvre pour la première fois les défilés du carnaval de Nice, lancé samedi sous le signe de la féminité. Des petites filles des quartiers Nord déguisées en “working girls” aux figures de Catherine Ségurane, la Carnavalina a traversé la ville jusqu’à la promenade des Anglais avant le corso du soir.
Au départ, une scène rare dans l’histoire de l’événement : la souveraine prend la tête.
« Pour la première fois, la Reine est aussi grande que le Roi et elle va passer en premier lors des défilés », explique Caroline Constantin, directrice artistique du festival, en désignant le char où elle trône, tenant un crapaud dans la main, présenté comme le futur prince consort.
L’ouverture populaire de l’après-midi, la Carnavalina, s’est élancée depuis la basilique Notre-Dame. Sur le parcours, des enfants et des groupes costumés ont défilé jusqu’à la promenade des Anglais, avant le traditionnel corso prévu en soirée.
Sous une pluie de mimosas, d’oeillets, de roses rouges pour la Saint Valentin et de confettis, Nice a célébré son Carnaval ensemble, dans la fête et la convivialité.
Et merci à toutes les forces de sécurité et de secours mobilisées pour encadrer cette belle fête ! pic.twitter.com/jdcuf3q9Xh— Christian Estrosi (@cestrosi) February 14, 2026
Dans cette édition placée sous le signe de la féminité, les costumes donnent le ton. Des petites filles des quartiers Nord sont apparues en “working girls”. Tailleur, cravate, Borsalino à paillettes. D’autres ont choisi Catherine Segurane, héroïne niçoise associée au XVIe siècle et au siège de Nice par les troupes franco-turques.
Une Reine à l’avant, des messages sur les chars
La directrice artistique revendique un carnaval qui porte aussi des messages via certains chars. « L’ADN du carnaval de Nice, c’est faire la fête, se moquer, avoir plein de couleurs, s’adresser à un public intergénérationnel mais il faut avoir aussi un petit côté poil-à-gratter et titiller là où ça fait mal, donc on doit aussi délivrer des messages », dit Caroline Constantin.
Parmi les thèmes évoqués cette année : un char dénonçant les violences faites aux femmes. D’autres doivent rendre hommage à des scientifiques, ou à des artistes comme Frida Kahlo.
Dans les rues, les associations et groupes artistiques. La municipalité avance un chiffre de fréquentation pour l’après-midi : environ 38.000 personnes ont assisté au défilé, décrit comme coloré, joyeux et bruyant.
Le Roi brûlé le 28 février… pas la Reine
Cette féminisation affichée, présentée comme une première depuis la création du carnaval de Nice dans sa forme moderne en 1873, s’arrête toutefois à un moment très symbolique de la quinzaine : le bûcher final.
Ce ne sera pas la Reine qui sera brûlée le 28 février à la fin de l’événement, mais le Roi. « Autrement, cela aurait été très violent, donc on va brûler le Roi », justifie la directrice artistique.
Défilés, batailles de fleurs et Marianne en photos
Au fil des deux semaines, le public est attendu sur plusieurs corsi en soirée et aux traditionnelles batailles de fleurs organisées en journée. D’autres animations sont lancées, avec notamment un Village du carnaval.
Une exposition de photos est proposée. Des femmes engagées de tous horizons ont accepté de poser, vêtues d’un simple bonnet phrygien et d’une écharpe tricolore, pour un hommage à “Marianne”.
Dans le défilé de l’après-midi, l’esprit du travestissement et du jeu avec les rôles était aussi présent. « Pour la première fois, c’est une femme, une palhassa, que les enfants vont faire sauter en l’air avec un grand drap », s’amuse Cristou Daurore, vice-président de l’association culturelle Nissa Pantaï.
Fausse poitrine et rouge à lèvres, lui-même était travesti en Catherine Ségurane, un battoir de lavandière à la main, l’instrument avec lequel cette figure de légende aurait repoussé les envahisseurs.
Côté fréquentation, l’édition précédente avait établi un record : 400.000 personnes présentes pendant la quinzaine, dont 240.000 pour les défilés. Pour cette année, la ville assure que la billetterie démarre fort : « Les premiers chiffres de la billetterie montrent qu’on est en avance par rapport à l’an dernier », indique un porte-parole de la ville.
Pourquoi c’est important
- Le carnaval de Nice ouvre sur une mise en scène inédite, avec une Reine “aussi grande que le Roi” placée en tête des défilés.
- L’édition 2026 met la féminité à l’honneur à travers chars, costumes et animations, tout en conservant le rituel final du bûcher du Roi le 28 février.
- La fréquentation et la billetterie sont scrutées. La ville annonce 38.000 personnes pour le défilé d’ouverture et un départ « en avance » sur l’an dernier, déjà record.
Nice-Presse avec agence
Ce qu’il faut savoir
- Le fait : Nice a ouvert son carnaval avec une Reine à la tête des défilés.
- Qui est concerné : Les habitants et visiteurs de Nice.
- Quand : Le carnaval a débuté le 14 février 2026.
- Où : Nice, France.
Sources

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Date : 2026-02-14 20:40:00 — Site : nicepresse.com
Auteur : Cédric Balcon-Hermand — Biographie & projets
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Publié le : 2026-02-14 20:40:00 — Slug : cest-historique-nice-ouvre-son-carnaval-au-feminin-chars-batailles-de-fleurs-et-une-kryrielle-de-marianne-en-photos
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