Népal : Quand la répression devient un art, et l’art du gouvernement un fiasco
L’ancien premier ministre népalais, Khadga Prasad « KP » Sharma Oli, libéré après douze jours de garde à vue, se retrouve au cœur d’une enquête sur la répression meurtrière de 2025. Une comédie tragique où les acteurs principaux semblent avoir oublié leur texte.
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Le 9 avril, le Népal a vu la libération de son ancien premier ministre, Khadga Prasad « KP » Sharma Oli, après douze jours de garde à vue. Un séjour qui aurait pu être l’occasion de réfléchir sur les conséquences de la répression violente qui a conduit à la chute de son gouvernement en 2025. Mais, comme dans toute bonne pièce de théâtre, les acteurs semblent plus préoccupés par leur propre survie que par le sort des victimes.
Ce qui se passe réellement
Oli a été arrêté avec l’ancien ministre de l’intérieur, Ramesh Lekhak, pour être interrogé sur leur rôle dans les émeutes des 8 et 9 septembre 2025, où au moins 76 personnes ont perdu la vie. Les deux hommes, qui n’ont pas encore été inculpés, nient avoir ordonné à la police d’ouvrir le feu sur les manifestants. Une belle manière de jouer les victimes, n’est-ce pas ?
La Cour suprême, saisie par l’épouse d’Oli, a ordonné que leur détention ne soit pas prolongée. Cela fait écho à l’arrivée au pouvoir de Balendra Shah, un ancien rappeur devenu premier ministre, qui a remporté les élections législatives du 5 mars. Comme quoi, même au Népal, le changement peut venir d’un beat.
Pourquoi cela dérange
Une commission nommée par les autorités de transition a recommandé des poursuites pour « négligence criminelle » contre Oli et Lekhak. La commission a conclu qu’« aucun effort n’a été fait pour arrêter ou maîtriser les tirs », une négligence qui a causé la mort de nombreux manifestants, y compris des mineurs. Mais qui s’en soucie ? La politique, c’est avant tout une question de survie.
Ce que cela implique concrètement
Les arrestations sont perçues par le Parti communiste du Népal comme un « acte de vengeance ». Des centaines de militants ont manifesté pour exiger la libération d’Oli. C’est un peu comme si l’on voyait un groupe de comédiens se battre pour le premier rôle dans une pièce tragique, alors que le public attend désespérément un dénouement.
Lecture satirique
Le discours politique d’Oli et de son parti est un parfait exemple de l’absurdité de la situation. D’un côté, ils prétendent défendre les droits des citoyens, de l’autre, ils ordonnent des répressions meurtrières. Un vrai numéro de jonglage, où les balles sont des vies humaines. La promesse de changement se heurte à la réalité d’une répression sanglante, et le public, lui, est laissé sur le bord de la route.
Effet miroir international
Cette situation n’est pas sans rappeler les dérives autoritaires observées ailleurs dans le monde, que ce soit aux États-Unis ou en Russie. Les discours politiques déconnectés de la réalité semblent être une tendance mondiale, où les dirigeants se battent pour maintenir leur pouvoir au détriment de la démocratie. Un triste spectacle, mais qui, à ce stade, semble être la norme.
À quoi s’attendre
Les conséquences de cette affaire pourraient être lourdes, non seulement pour Oli et Lekhak, mais aussi pour la stabilité politique du Népal. Les jeunes, qui ont déjà montré leur mécontentement lors des émeutes, pourraient bien être de retour sur le devant de la scène, armés de leurs smartphones et de leur détermination à changer les choses.




