Municipales 2026 : ce que les maires risquent s’ils transforment leurs vœux en campagne déguisée avant les élections
À l’approche des municipales, les vœux des maires sont strictement encadrés. Toute dérive peut entraîner de lourdes sanctions et affecter directement le scrutin.
Les vœux de nouvelle année deviennent un enjeu central pour les villes à quelques semaines des municipales. Les candidats sortants doivent suivre des règles précises, sous peine de voir leur élection remise en cause. Pour les citoyens, cela protège l’usage de l’argent public et garantit une information neutre, sans promotion masquée.
La surveillance sera maximale jusqu’aux élections de mars 2026. Le moindre excès peut entraîner sanctions financières, inéligibilité ou annulation du vote. Les maires sont prévenus : la neutralité n’est pas optionnelle.
Ce qu’il faut savoir
- Le fait : Les vœux municipaux ne doivent pas servir à faire campagne aux frais de la commune.
- Qui est concerné : Tous les maires et leurs équipes, mais aussi les administrés à l’approche des élections.
- Quand : Dès le 1er septembre 2025 et jusqu’aux élections des 15 et 22 mars 2026.
- Où : Sur l’ensemble du territoire français, dans toutes les communes concernées par le scrutin.
Concrètement, pour vous
- Ce qui change : Les maires n’ont pas le droit de faire la promotion de leur bilan ou d’un futur programme dans les communications officielles financées par la collectivité (vœux, brochures, bulletins, sites, etc.).
- Démarches utiles : Les administrés peuvent signaler toute communication soupçonnée d’être de la « propagande » aux autorités compétentes.
- Risques si vous n’agissez pas : Pour les élus, des peines d’inéligibilité, annulation du scrutin, amendes et sanctions pénales sont possibles si la règle est violée.
- Exceptions : Les cérémonies ou publications doivent respecter la périodicité et la forme habituelles, sans amplification ni modification à l’approche des élections.
Contexte
Depuis le 1er septembre précédant les municipales, le Code électoral (article L52-1) interdit à toute collectivité de faire la promotion de sa gestion ou de ses réalisations par des moyens publics. Toutes les formes de communication sont concernées. Un bilan d’action objectif reste autorisé, mais son financement doit être intégré au compte de campagne s’il sert la promotion du candidat. La moindre infraction peut être contestée devant le juge, qui mesure l’impact sur le scrutin, l’écart de voix et les dépenses engagées. Les instances comme l’AMF et l’AMIF rappellent que la neutralité s’impose à tous.
Ce qui reste à préciser
- La distinction exacte entre présentation objective d’un bilan et communication à valeur électorale peut donner lieu à interprétation judiciaire.
- Le volume et la nature des signalements traités par les juridictions durant la période préélectorale ne sont pas publiquement détaillés.
Citation
« Pour les maires, les vœux ne doivent pas être un prétexte pour faire campagne aux frais de la commune » — Jean-François Vigier, maire UDI de Bures-sur-Yvette et vice-président de l’AMF
Sources

Source d’origine : Voir la publication initiale
Date : 2026-01-05 06:00:00 — Site : france3-regions.franceinfo.fr
Auteur : Cédric Balcon-Hermand — Biographie & projets
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Publié le : 2026-01-05 06:00:00 — Slug : municipales-2026-pour-les-maires-les-voeux-ne-doivent-pas-etre-un-pretexte-pour-faire-campagne-aux-frais-de-la-commune
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