Mpox : La fin d’une épidémie, mais pas d’un discours absurde
La République démocratique du Congo annonce la fin de l’alerte nationale sur le Mpox, mais la réalité est bien plus complexe. Entre promesses et incohérences, le discours politique fait grincer des dents.
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Le 2 avril 2026, le ministre de la Santé congolais, Samuel Kamba, a déclaré la fin de l’épidémie de Mpox, une annonce qui pourrait faire croire à une victoire éclatante. Pourtant, cette « victoire » est plus une pirouette qu’une réelle avancée. En effet, le Mpox continue de circuler, mais à un niveau « bien moindre », selon les dires du ministre. Une belle manière de relativiser une crise qui a tout de même causé plus de 120 000 cas suspects et 2 254 décès.
Ce qui se passe réellement
Le ministre a affirmé : « Je déclare officiellement la fin de l’épidémie de mpox en tant qu’urgence nationale de santé publique. » Une phrase qui pourrait faire sourire, si ce n’était pas si tragique. La situation d’épidémie avait été déclarée le 16 décembre 2022, et la lutte a coûté 90 millions de dollars, avec 3,4 millions de doses de vaccin obtenues. Mais, attention, ce n’est pas un vaccin de routine, juste un « vaccin de riposte ». Un peu comme si on disait qu’on a un parapluie, mais qu’on ne l’utilise que pour les jours de tempête.
Pourquoi cela dérange
La déclaration du ministre soulève des questions. Comment peut-on déclarer la fin d’une épidémie tout en admettant que le virus circule encore ? C’est un peu comme dire que l’on a gagné la guerre tout en continuant à recevoir des balles. Les contradictions sont flagrantes, et le décalage entre les promesses et la réalité est saisissant.
Ce que cela implique concrètement
La fin de l’alerte nationale ne signifie pas la fin de la vigilance. Le ministre a précisé que le Mpox reste endémique dans la région, mais que la surveillance sera accrue. En d’autres termes, on ferme la porte, mais on garde un œil sur la fenêtre. Une stratégie qui pourrait bien se retourner contre eux si une nouvelle vague survenait.
Lecture satirique
Le ministre de la Santé, en déclarant la fin de l’épidémie, semble jouer à un jeu de société où les règles changent à chaque tour. « C’est une victoire contre l’épidémie, pas contre le virus », dit-il. Une phrase qui pourrait faire sourire dans un contexte comique, mais qui, ici, sonne comme une farce tragique. Les discours politiques sont souvent déconnectés de la réalité, et cette annonce en est un parfait exemple.
Effet miroir international
Cette situation rappelle les discours de certains leaders autoritaires à travers le monde, qui proclament des victoires sur des crises tout en ignorant les véritables défis. Que ce soit aux États-Unis, en Russie, ou ailleurs, la tendance à masquer la réalité derrière des déclarations triomphantes est un fléau mondial.
À quoi s’attendre
À l’avenir, il est probable que la RDC continuera à faire face à des défis liés au Mpox, malgré les déclarations rassurantes. La vigilance et la transparence seront essentielles pour éviter une nouvelle crise. Mais avec un discours aussi décalé, on peut se demander si les leçons du passé ont vraiment été apprises.



