Moscou accusé de recruter illégalement des Kényans pour combattre en Ukraine
Mise à jour le 2026-02-19 15:55:00 : Un rapport révèle un réseau de corruption recrutant des Kényans pour la guerre en Ukraine.
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Alerte : Aucune confirmation indépendante n’a pu être obtenue à partir de sources fiables. Cette information est à considérer avec prudence.
Un rapport des services du renseignement kényans a dévoilé l’existence d’un vaste réseau de corruption, destiné à recruter et envoyer en Russie des Kényans attirés par des promesses d’emploi et qui finissent par combattre du côté russe en Ukraine. Mille hommes auraient été concernés, et 89 seraient encore actifs en première ligne sur le front de la guerre russo-ukrainienne, détaille le principal quotidien du Kenya, The Nation.
Le journal révèle un système minutieusement organisé à travers toute la capitale Nairobi, impliquant des agences de recrutement illégales, des membres du personnel aéroportuaire corrompus, d’autres de la Direction des enquêtes criminelles ainsi que des agents de l’unité antinarcotiques et de l’Autorité nationale de l’emploi.
Le collectif d’investigation All Eyes on Wagner avait déjà tenté d’estimer, dans une récente enquête, l’ampleur du recrutement de ressortissants africains envoyés combattre illégalement en Ukraine. Elle avait abouti à une liste a minima de 1 417 ressortissants issus de 35 pays africains, dont une majorité provenait d’Égypte. Puis à une seconde liste de 316 morts au combat. Les nouvelles données des renseignements kényans viennent aggraver ces estimations et placer le pays au premier rang des États concernés sur le continent.
Au cœur de l’engrenage
Les profils, comprenant d’anciens militaires et policiers, et plus généralement des “Kényans désespérés âgés de 20 à 50 ans”, sont variés. Ils ont été attirés par la promesse de salaires mensuels atteignant 350 000 shillings kényans (2 300 euros, sachant que le salaire kényan moyen est de 15 201 shillings kényans, soit 100 euros), assortis de primes à hauteur de 900 000 shillings kényans (5 900 euros). Ces rémunérations ne leur ont été versées que “dans de rares cas”, précise The Nation.
Festus Arasa Omwamba, propriétaire d’une des principales agences illégales de recrutement mentionnées par le rapport, est considéré comme le “cerveau kényan” des opérations, ajoute le journal.
Une fois inscrits, les hommes recrutés quittent le Kenya avec des visas de tourisme en passant “par Istanbul, en Turquie, et les Émirats arabes unis”. Mais après une augmentation du nombre d’interceptions, notamment à l’aéroport international Jomo-Kenyatta, à Nairobi, ils ont été redirigés vers d’autres itinéraires, transitant par l’Ouganda, la République démocratique du Congo (RDC) et l’Afrique du Sud. The Nation ajoute :
“L’ambassade de Russie à Nairobi et l’ambassade du Kenya à Moscou sont toutes deux accusées de délivrer aux recrues ces visas russes.”
Après avoir atteint le sol russe, les Kényans participent à une formation au maniement des armes et aux explosifs qui ne dure que neuf jours, avant d’être envoyés en première ligne. “Aucune armée au monde ne s’entraîne pendant trois semaines ou neuf jours. En gros, on vous donne un fusil pour aller mourir”, a commenté Kimani Ichung’wah, chef de la majorité au Parlement kényan, lors de l’audition du rapport.
Ce n’est pas la première fois qu’une telle connivence des autorités kényanes est dénoncée. Ces dernières ont maintes fois incité de jeunes citoyens à émigrer en Russie pour trouver du travail, alors même que des agences de recrutement étaient déjà accusées de servir d’écran de fumée à des contrats les envoyant tout droit sur les champs de bataille. Nairobi a dénoncé ces réseaux mis en place par la Russie, comme le signale la BBC. Devant l’ampleur du scandale, le chef de la diplomatie kényane, Musalia Mudavadi, va se rendre à Moscou le mois prochain.
Ce qu’il faut savoir
- Le fait : Un réseau de recrutement illégal envoie des Kényans combattre en Ukraine.
- Qui est concerné : Des Kényans, principalement des hommes âgés de 20 à 50 ans.
- Quand : Actuellement, avec des implications à long terme.
- Où : Principalement au Kenya et en Russie.
Chiffres clés
- 1 000 Kényans recrutés pour combattre en Ukraine.
- 89 Kényans encore actifs sur le front.
Concrètement, pour vous
- Ce qui change : Risques accrus pour les Kényans cherchant des opportunités à l’étranger.
- Démarches utiles : Vérifier la légitimité des agences de recrutement.
- Risques si vous n’agissez pas : Exposition à des dangers en cas de recrutement illégal.
Contexte
Les autorités kényanes ont été accusées de connivence avec des réseaux de recrutement illégaux. Ces réseaux exploitent la vulnérabilité économique des jeunes Kényans, leur promettant des emplois en Russie, tout en les envoyant sur des champs de bataille. Le rapport des services de renseignement met en lumière l’ampleur de cette situation alarmante.
Ce qui reste à préciser
- Les détails sur les méthodes de recrutement utilisées.
- Les conséquences pour les familles des Kényans recrutés.
Citation
« Aucune armée au monde ne s’entraîne pendant trois semaines ou neuf jours. En gros, on vous donne un fusil pour aller mourir. » — Kimani Ichung’wah, chef de la majorité au Parlement kényan.
Sources
Source : Courrier International

Source d’origine : Voir la publication initiale
Date : 2026-02-19 15:55:00 — Site : www.courrierinternational.com
Auteur : Cédric Balcon-Hermand — Biographie & projets
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Publié le : 2026-02-19 15:55:00 — Slug : moscou-aurait-recrute-illegalement-un-millier-de-kenyans-pour-combattre-en-ukraine
Hashtags : #Moscou #aurait #recruté #illégalement #millier #Kényans #pour #combattre #Ukraine
