Mons : Quand la Culture se Fait Étrangler par les Fonds Européens

Les grandes expositions culturelles de Mons risquent de perdre leur financement, un coup dur pour une ville qui mise tout sur son attractivité. Mais qui a dit que la culture devait être rentable ?

INTRODUCTION : Alors que Mons se vante de ses projets culturels financés par les fonds FEDER, la menace d’une coupe budgétaire plane comme une ombre sur l’avenir de la ville. Ironiquement, il semble que l’attractivité de Mons soit désormais conditionnée par des chiffres, et non par la richesse de son patrimoine culturel.

Ce qui se passe réellement

Les investissements dans la ville de Mons se sont concentrés sur plusieurs axes, notamment la redynamisation économique et le développement touristique. Adrien Dolimont, le ministre, précise que ces projets visent à renforcer l’attractivité du territoire wallon. Mais derrière ces belles promesses, que se cache-t-il réellement ?

Les financements ont permis de soutenir des projets variés, allant de la requalification de quartiers à la restauration de bâtiments patrimoniaux. L’objectif affiché ? Renforcer l’image de la ville. Mais les évaluations montrent que, malgré une augmentation de 11,42 % des nuitées dans la province de Hainaut, la réalité est moins reluisante. Les retombées ne se limitent pas au tourisme, mais l’effet d’entraînement sur le secteur privé semble être un peu trop optimiste.

Pourquoi cela dérange

Les promesses de création d’emplois et d’amélioration du cadre de vie sont souvent mises en avant. Pourtant, quand on examine de plus près, on se rend compte que les 4 675 emplois créés grâce au FEDER ne sont qu’un chiffre parmi tant d’autres, et la contribution à l’augmentation nette de l’emploi en Wallonie est estimée à 6 %. Une goutte d’eau dans l’océan des besoins réels.

Ce que cela implique concrètement

Si les fonds européens sont essentiels, leur absence pourrait signifier un retour à l’ère de l’oubli culturel. Les projets portés par d’autres opérateurs sont également en jeu, et la ville de Mons pourrait se retrouver à la traîne dans un monde où l’attractivité est reine.

Lecture satirique

Il est fascinant de voir comment les discours politiques se déconnectent de la réalité. Promettre des investissements pour la culture tout en menaçant de couper les fonds, c’est un peu comme dire à un enfant qu’il peut avoir des bonbons, puis lui retirer le paquet. La contradiction est si flagrante qu’elle en devient presque comique.

Effet miroir international

À l’échelle mondiale, des pays comme les États-Unis et la Russie montrent que la culture peut être sacrifiée sur l’autel du pouvoir et des idéologies. À Mons, la situation n’est pas si différente. La culture est souvent le premier secteur à pâtir des coupes budgétaires, et les promesses politiques se révèlent être des mirages.

À quoi s’attendre

Si la Commission européenne continue sur cette voie, Mons pourrait devenir un exemple de ce qui arrive lorsque la culture est traitée comme un simple produit de consommation. La ville devra se battre pour préserver son identité, mais les signes ne sont pas encourageants.

Sources

Source : www.dhnet.be

Visuel — Source : www.dhnet.be
Partager ici :
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire