Le diagnostic est contrasté. Le Baromètre santé jeunes 2025, présenté mardi 31 mars par l’Agence sanitaire et sociale (ASS), confirme une baisse de certaines conduites à risque, mais met également en lumière des fragilités plus profondes chez les 10-18 ans.
Table Of Content
- Moins de consommateurs, mais qui consomment plus
- Habitudes préoccupantes
- Santé mentale sous pression
- Réseaux sociaux et sommeil dans le viseur
- Des comportements à risque qui persistent
- Des données pour orienter les décisions
- Ce qui se passe réellement
- Habitudes préoccupantes
- Santé mentale sous pression
- Réseaux sociaux et sommeil dans le viseur
- Des comportements à risque qui persistent
- Pourquoi cela dérange
- Ce que cela implique concrètement
- Lecture satirique
- Effet miroir international
- À quoi s’attendre
- Sources
Moins de consommateurs, mais qui consomment plus
Du côté des motifs de satisfaction, sur le front des addictions, certains indicateurs sont en recul. La consommation de tabac ne concerne désormais plus que 18 % des jeunes sur les trente derniers jours, contre 29 % en 2019. Celle de cannabis tombe à 9 % (contre 16 %) et celle d’alcool à 22 %, en baisse depuis 2014 et 2019. « On a effectivement une baisse du tabagisme et de la consommation régulière d’alcool et de cannabis, résume le docteur Géraldine Wahtle, de l’Agence sanitaire et sociale. Il y en a moins qui consomment, mais ils consomment davantage », relativise-t-elle.
Parmi les jeunes buveurs d’alcool, 53 % déclarent ainsi consommer au moins cinq verres lors d’une même occasion, en hausse par rapport à 2019. Et si le tabac recule, la cigarette électronique progresse fortement. 38 % des ados en ont consommé au cours des trente derniers jours, contre 18 % en 2019.
Habitudes préoccupantes
Mais le baromètre ne s’est pas penché que sur les addictions. Il met également en évidence des habitudes de vies préoccupantes. L’alimentation, par exemple, reste insuffisante. Seuls 26 % des adolescents consomment des fruits tous les jours et 28 % des légumes, un chiffre en nette baisse. Un quart d’entre eux boit encore des boissons sucrées quotidiennement.
Et dans le même temps, l’activité physique perd du terrain. 18 % seulement des jeunes Calédoniens atteignent les recommandations d’une heure par jour, tandis que 74 % passent au moins deux heures quotidiennement devant un écran en dehors du temps scolaire.
Conséquence directe, 39 % d’entre eux sont en surpoids voire obèses. Un chiffre inédit car basé, pour la première fois, sur un nouvel indicateur, celui de la mesure réelle de la taille et du poids des sondés.
Santé mentale sous pression
Mais le signal le plus alarmant de cette édition 2025 vient de l’état de santé mentale des jeunes. Si 72 % d’entre eux se disent heureux, ce niveau recule par rapport à 2019 (77 %). Et surtout, 18 % déclarent se sentir seuls « la plupart du temps » ou « toujours« , un chiffre en hausse également. Autre donnée préoccupante, un tiers des adolescents déclarent ne parler à personne lorsqu’ils ne vont pas bien.
« Le fait nouveau de ce baromètre, c’est la santé mentale« , confirme Claude Gambey, membre du gouvernement en charge de la santé, qui affirme en faire un « enjeu central ».
Réseaux sociaux et sommeil dans le viseur
Pour la première fois, l’étude se penche également sur l’utilisation des réseaux sociaux, à partir d’un test standardisé. Elle distingue plusieurs niveaux : un usage « à risque », quand les réseaux commencent à avoir des effets négatifs (fatigue, distraction, conflits) et un usage « problématique », quand l’utilisation devient difficile à contrôler et a des effets négatifs sur le quotidien du jeune. 43 % des ados présentent un usage à risque et 12,5 % un usage problématique.
Ces usages ont un lien direct notamment sur leur sommeil. Les adolescents dorment en moyenne 8h15 par nuit, mais 62 % des 16-18 ans dorment moins que les 8 à 10 heures recommandées pour leur âge. « Le recours fréquent aux écrans a des conséquences sur le sommeil, la concentration et le bien-être », souligne Claude Gambey.
Des comportements à risque qui persistent
Autre point de vigilance que fait ressortir le baromètre, la santé sexuelle. Lors de son dernier rapport, un jeune sur deux seulement déclare avoir utilisé un préservatif. « Ces chiffres nous inquiètent vraiment beaucoup« , insiste le docteur Géraldine Wahtle, qui souligne la nécessité de renforcer la prévention.
Même si les raisons de ce recul restent encore difficiles à expliquer, la médecin évoque une possible banalisation des risques. Certains jeunes pourraient avoir le sentiment que les infections sexuellement transmissibles sont moins présentes. Pourtant, l’Agence sanitaire et sociale indique qu’elles sont en progression, alors que l’accès aux préservatifs gratuits existe, notamment dans les établissements scolaires et les structures de santé.
Des données pour orienter les décisions
Pour les autorités, ces résultats doivent désormais se traduire en actions concrètes. « Le Baromètre santé jeunes est un outil d’objectivation très important pour les politiques publiques », rappelle claude Gambey, qui est également président du conseil d’administration de l’ASS.
Il est censé permettre de prioriser les interventions et d’adapter les dispositifs de prévention aux évolutions observées, notamment sur les addictions, les écrans ou la santé mentale. « Il va falloir réajuster nos politiques publiques », ajoute le membre du gouvernement, qui annonce qu’un plan de prévention 2026-2030 est en préparation, avec un axe spécifiquement dédié à la santé mentale des jeunes. Les premières actions pourraient être engagées dès cette année, avec le lancement de campagnes de sensibilisation.
- 18 % des 10-18 ans fument (en baisse)
- 9 % consomment du cannabis (en baisse)
- 22 % ont bu de l’alcool dans le mois (en baisse)
- 38 % utilisent la cigarette électronique (en hausse)
- 74 % passent plus de 2 heures par jour devant les écrans
- 39 % sont en surpoids ou obèses
- 18 % se sentent seuls régulièrement
- 43 % ont un usage à risque des réseaux sociaux
Moins d’addictions, mais plus de fragilités : le paradoxe des jeunes Calédoniens
Le Baromètre santé jeunes 2025 révèle une baisse des addictions, mais un mal-être croissant chez les 10-18 ans. Un constat qui fait réfléchir sur les promesses de bien-être des politiques publiques.
Ce qui se passe réellement
Le diagnostic est contrasté. Le Baromètre santé jeunes 2025, présenté par l’Agence sanitaire et sociale (ASS), met en lumière une baisse des conduites à risque. La consommation de tabac est passée de 29 % en 2019 à 18 % aujourd’hui, le cannabis a chuté à 9 % (contre 16 %), et l’alcool à 22 %. Le docteur Géraldine Wahtle souligne : « Il y en a moins qui consomment, mais ils consomment davantage. » En effet, parmi les jeunes buveurs, 53 % déclarent ingurgiter au moins cinq verres d’un coup, une hausse inquiétante.
Habitudes préoccupantes
Loin de se limiter aux addictions, le baromètre révèle des habitudes de vie alarmantes. Seuls 26 % des adolescents mangent des fruits quotidiennement, et 28 % des légumes. Pendant ce temps, 74 % passent plus de deux heures par jour devant un écran. Conséquence : 39 % sont en surpoids ou obèses, un chiffre inédit basé sur des mesures réelles.
Santé mentale sous pression
Le plus alarmant ? La santé mentale des jeunes. Si 72 % se disent heureux, ce chiffre est en baisse par rapport à 2019. De plus, 18 % se sentent seuls « la plupart du temps » ou « toujours ». Un tiers des adolescents ne parlent à personne de leurs problèmes. Claude Gambey, membre du gouvernement, déclare que la santé mentale est désormais un « enjeu central ».
Réseaux sociaux et sommeil dans le viseur
Pour la première fois, l’étude s’intéresse à l’utilisation des réseaux sociaux. 43 % des jeunes présentent un usage « à risque », et 12,5 % un usage « problématique ». Ces comportements impactent leur sommeil : 62 % des 16-18 ans dorment moins que les 8 à 10 heures recommandées.
Des comportements à risque qui persistent
En matière de santé sexuelle, la situation est tout aussi préoccupante. Un jeune sur deux seulement utilise un préservatif. Le docteur Wahtle insiste sur la nécessité de renforcer la prévention, alors que les infections sexuellement transmissibles sont en hausse.
Pourquoi cela dérange
Ces résultats soulèvent des incohérences criantes. D’un côté, on nous vend une baisse des addictions comme un succès, de l’autre, les jeunes se retrouvent plus fragiles que jamais. Les discours politiques promettent un avenir radieux, mais la réalité est tout autre : des jeunes en surpoids, isolés et accros aux écrans.
Ce que cela implique concrètement
Les autorités doivent maintenant agir. Claude Gambey affirme que le Baromètre santé jeunes est un outil essentiel pour les politiques publiques. Mais que vont-elles réellement changer ? Un plan de prévention 2026-2030 est en préparation, mais les premières actions ne devraient pas arriver avant cette année.
Lecture satirique
Ironie du sort : alors que les politiques se félicitent de la baisse des addictions, les jeunes continuent de s’enfoncer dans un mal-être grandissant. On pourrait presque croire que les chiffres sont manipulés pour masquer une réalité bien plus sombre. Promesses de santé et de bien-être, mais à quel prix ?
Effet miroir international
En observant ces résultats, on ne peut s’empêcher de faire un parallèle avec les dérives autoritaires à l’international. Aux États-Unis, par exemple, les discours sur la santé mentale sont souvent déconnectés de la réalité, tout comme en Calédonie. Les jeunes sont-ils simplement des statistiques dans un jeu politique ?
À quoi s’attendre
Si les tendances se poursuivent, nous pourrions assister à une génération de jeunes en souffrance, coincés entre des promesses politiques et une réalité désenchantée. Les campagnes de sensibilisation annoncées seront-elles suffisantes pour inverser la tendance ?
Sources


