Mohamed Ziane : Quand la Justice se Fait Politique

Cinq ans de prison pour un ancien ministre marocain, mais ne vous inquiétez pas, ce n’est pas pour ses opinions… enfin, pas officiellement.

Dans un pays où le droit de critiquer le pouvoir semble être un délit, Mohamed Ziane, ancien ministre des Droits de l’Homme, a été condamné à cinq ans de prison pour « détournement et dilapidation de deniers publics ». Une peine qui, comme un bon vieux vin, s’est bonifiée avec le temps, passant de trois ans à cinq, grâce à une Cour d’appel qui semble avoir une vision très floue des éléments du dossier. Mais qui a besoin de preuves quand on a une bonne vieille tradition de répression ?

Ce qui se passe réellement

L’ancien ministre et opposant marocain, Mohamed Ziane, a été condamné à cinq ans de prison pour « détournement et dilapidation de deniers publics », une peine alourdie par rapport à un précédent verdict annulé par la Cour de cassation, a indiqué mercredi à l’AFP son avocat. Mohamed Ziane affirme faire l’objet de poursuites et condamnations à cause de ses opinions, tandis que les autorités assurent que les procédures pénales à l’encontre de cet ex-ministre des Droits de l’Homme n’ont rien à voir avec ses prises de position. Fondateur du Parti marocain libéral (PML), ce grand commis de l’État s’est fait connaître ces dernières années pour ses déclarations critiques à l’encontre du pouvoir, en particulier des services de renseignement marocains. Détenu depuis novembre 2022 pour d’autres accusations, cet ex-bâtonnier de Rabat, 83 ans, avait été poursuivi début 2024 dans une affaire de subventions publiques reçues dans le cadre d’une campagne électorale de 2015 du PML qu’il présidait. Il avait été condamné en juillet 2024 en première instance à cinq ans de prison. Sa peine avait été réduite en mai 2025 à trois ans en appel avant que la Cour de cassation n’annule ce verdict en décembre de la même année et ne renvoie l’affaire vers la Cour d’appel. « La Cour d’appel de Rabat l’a condamné dans la nuit de mardi à mercredi à cinq ans de prison alors même que la Cour de cassation a jugé les éléments du dossier flous », a déclaré à l’AFP son fils et avocat Ali Reda Ziane. « Il n’y a eu aucune dilapidation ni détournement de fonds publics », a affirmé l’avocat qui va se pourvoir à nouveau en cassation. Dans une autre affaire, M. Ziane a purgé une peine de trois ans de prison entre novembre 2022 et novembre 2025 pour notamment « outrage à des fonctionnaires publics et à la justice », « injure contre un corps constitué », « adultère » ou encore « harcèlement sexuel » suite à une plainte du ministère de l’Intérieur. M. Ziane a détenu le portefeuille des Droits de l’Homme entre 1995 et 1996. Il fut également l’avocat du gouvernement dans les années 1990.

Pourquoi cela dérange

Il est fascinant de voir comment les autorités marocaines parviennent à jongler avec les accusations de détournement de fonds tout en prétendant que ces poursuites n’ont rien à voir avec les opinions politiques de Ziane. Comme si la justice était un simple jeu de société où les règles peuvent être modifiées à la volée. Le fait que Ziane, à 83 ans, soit déjà détenu pour d’autres accusations, soulève des questions sur la véritable nature de ces poursuites. Est-ce vraiment une question de justice ou simplement une manière de faire taire une voix dissidente ?

Ce que cela implique concrètement

Cette situation envoie un message clair : critiquer le pouvoir au Maroc peut vous coûter cher, très cher. Les conséquences directes de cette condamnation ne se limitent pas à Ziane ; elles touchent tous ceux qui envisagent de s’opposer au régime. La peur s’installe, et avec elle, un silence complice qui étouffe toute forme de dissidence.

Lecture satirique

Ah, la justice marocaine ! Un système qui semble fonctionner comme un bon vieux film d’horreur : on sait que le méchant va gagner, mais on continue à regarder, intrigués par les rebondissements. Les promesses de justice et d’équité se heurtent à la réalité d’un système où les opposants sont punis pour leurs opinions. Pendant ce temps, les véritables détournements de fonds, ceux qui se déroulent dans l’ombre des bureaux gouvernementaux, restent impunis. Ironique, n’est-ce pas ?

Effet miroir international

En écho aux dérives autoritaires que l’on observe ailleurs, comme en Russie ou aux États-Unis, la situation de Ziane rappelle que la répression des voix dissidentes n’est pas l’apanage d’un seul pays. Les gouvernements du monde entier semblent avoir pris des notes sur la manière de museler l’opposition, prouvant que la démocratie est un concept flexible, à adapter selon les besoins du moment.

À quoi s’attendre

À l’avenir, il est probable que la répression des voix critiques se poursuive, alimentée par un climat de peur et d’intimidation. Les prochaines élections pourraient voir un nombre réduit de candidats prêts à s’opposer au pouvoir, de peur de subir le même sort que Ziane. La question demeure : jusqu’où ira cette spirale de répression ?

Sources

Source : information.tv5monde.com

Visuel — Source : information.tv5monde.com
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