Mission Artemis : Quand la NASA fait du tourisme spatial… sans aller sur la Lune

La NASA célèbre un amerrissage « parfait » alors que les astronautes américains devront attendre 2028 pour toucher le sol lunaire. Ironie du sort : la Chine pourrait bien les devancer.

INTRODUCTION : Alors que la NASA se vante d’une mission « quasi-parfaite », les États-Unis semblent plus préoccupés par leur image que par un véritable retour sur la Lune. En attendant, les astronautes devront patienter jusqu’en 2028, juste à temps pour le dernier acte du mandat de Donald Trump. Un timing qui pourrait faire sourire, si ce n’était pas si sérieux.

Ce qui se passe réellement

Autant d’inquiétudes balayées par cet amerrissage tout en contrôle, qui conclut environ dix jours d’une « mission parfaite » selon les mots du patron de la NASA. Ce vol visait à s’assurer que la nouvelle fusée lunaire SLS et son vaisseau Orion étaient prêts pour assurer un retour des Américains sur la surface lunaire.

La NASA prévoit une nouvelle mission en 2027 qui ne s’aventurera pas jusqu’à la Lune, avant d’envoyer des astronautes sur la surface en 2028 lors de la 4e mission Artemis, durant la dernière année du mandat de Donald Trump… et avant la Chine, qui prévoit d’envoyer ses taïkonautes sur la Lune en 2030.

En attendant, l’agence spatiale américaine souhaite à travers Artemis relancer l’intérêt des Américains pour le domaine spatial. Mais les experts doutent que les alunisseurs, développés par les entreprises des milliardaires américains Elon Musk et Jeff Bezos, soient prêts à temps.

Cette mission « quasi-parfaite » est « la preuve que quand les États-Unis se concentrent vraiment sur un objectif, ils peuvent encore accomplir de grandes choses« , salue auprès de l’AFP Clayton Swope du Centre d’études stratégiques et internationales (CSIS), habituellement sceptique des avancées d’Artemis.

« J’avoue avoir eu des doutes quant au programme Artemis, mais je crois davantage maintenant à la suite« , abonde Derek Buzasi, professeur d’astronomie et d’astrophysique à l’Université de Chicago. Cette suite continuera à se faire avec les partenaires étrangers, a redit le chef de la NASA vendredi soir.

Si un Japonais puis un Allemand étaient censés voyager à bord de futures missions Artemis, cet engagement a néanmoins été remis en question par un récent bouleversement des plans de la NASA. L’Agence spatiale européenne a reconnu devoir négocier pour maintenir les places de ses astronautes dans les futures missions Artemis.

Pourquoi cela dérange

Il est difficile de ne pas rire jaune en voyant les États-Unis, qui se vantent de leur supériorité technologique, se retrouver à faire la queue derrière la Chine pour un voyage sur la Lune. La promesse d’un retour lunaire en 2028 semble plus être une tentative de redorer le blason national qu’un véritable projet scientifique. Et que dire de ces alunisseurs, fruits de l’imagination de milliardaires ? On pourrait presque croire que la NASA a décidé de faire du crowdfunding spatial.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences sont claires : les États-Unis risquent de perdre leur statut de leader dans l’exploration spatiale. Pendant ce temps, les autres pays, comme la Chine, avancent à grands pas. La NASA, en cherchant à relancer l’intérêt pour l’espace, pourrait bien se retrouver à devoir négocier des places dans un bus spatial, plutôt que de conduire le convoi.

Lecture satirique

Le discours politique américain, qui prône l’innovation et la conquête spatiale, semble déconnecté de la réalité. Alors que les experts doutent de la capacité des entreprises privées à livrer des alunisseurs à temps, la NASA continue de faire des promesses qui ressemblent plus à des vœux pieux qu’à des engagements concrets. En fin de compte, il semble que les États-Unis soient plus préoccupés par leur image que par leur capacité à réaliser des exploits scientifiques.

Effet miroir international

Cette situation rappelle les dérives autoritaires où les discours grandiloquents masquent des réalités bien moins reluisantes. À l’instar de certains régimes qui promettent monts et merveilles tout en échouant à répondre aux besoins fondamentaux de leur population, la NASA semble se perdre dans un océan de promesses non tenues.

À quoi s’attendre

Si la tendance actuelle se maintient, il est probable que les États-Unis continueront à jouer les seconds rôles dans la course à l’espace. Les promesses de la NASA pourraient se transformer en un spectacle de fin d’année, où l’on attendra avec impatience le retour des astronautes… mais pas avant 2028.

Sources

Source : www.rtbf.be

Visuel — Source : www.rtbf.be
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