Dans une chronique publiée le 4 novembre 2026, Michel Onfray conteste l’association de l’eugénisme à la seule droite et au national-socialisme. Il soutient que des idées qu’il rattache à cette généalogie apparaissent aussi chez des philosophes des Lumières et des penseurs révolutionnaires, dont il relit plusieurs textes.

Une généalogie que Michel Onfray élargit
Le philosophe part d’un constat : l’eugénisme est généralement associé à la droite et, plus particulièrement, au régime nazi. Sans nier les crimes commis sous le IIIe Reich, il estime que cette lecture ne suffit pas à retracer l’histoire intellectuelle du projet.
Pour étayer son propos, Michel Onfray remonte au XVIIIe siècle. Il cite notamment Diderot et Maupertuis, auxquels il attribue des réflexions sur des croisements entre humains et animaux ou sur la sélection d’individus jugés les plus aptes. Il invoque également des écrits de l’abbé Sieyès et de Corneille de Pauw.
Des textes mobilisés à l’appui de sa thèse
Sa chronique mentionne aussi Rétif de La Bretonne et Mirabeau, ainsi que Sade, Buffon et Rousseau. Onfray rassemble ces références pour défendre l’idée que des conceptions de sélection et de hiérarchisation peuvent se retrouver dans des courants associés au progrès et aux Lumières.
Cette généalogie est l’interprétation proposée par le chroniqueur à partir des textes qu’il convoque. Il conclut en mettant en garde contre la réapparition possible de projets qu’il qualifie d’antispécistes dans un programme progressiste, sans détailler davantage les formes qu’ils pourraient prendre.
Source : Toute l'actualité du Journal du dimanche (www.lejdd.fr)
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Auteur : leJDD







