Une réflexion ancienne sur les civilisations
Onfray rattache sa lecture de la Chine à un intérêt de longue date pour la naissance et le déclin des civilisations. Il explique s’interroger depuis une trentaine d’années sur ce qui pourrait succéder à la société actuelle et évoque les transformations technologiques et culturelles intervenues au fil de cette période.
La Chine communiste de la fin des années 1950 constitue un autre repère de sa réflexion. Revenant sur la grande famine de cette époque, il rapporte une estimation du bilan comprise entre 15 et 55 millions de morts. Il accuse aussi plusieurs intellectuels français d’avoir soutenu le régime chinois, citant notamment Sartre, Beauvoir et Foucault.
La puissance chinoise au cœur de son analyse
Le chroniqueur estime que la Chine a profondément changé et qu’elle progresse dans plusieurs domaines technologiques, dont l’intelligence artificielle, la robotique et les voitures électriques. Il évoque également l’armement et la conquête spatiale, tout en présentant l’avance chinoise dans ces secteurs comme une appréciation personnelle.
Il s’attarde sur les robots humanoïdes montrés en train d’effectuer des tâches quotidiennes ou des démonstrations physiques. De là, il avance qu’ils pourraient aussi être employés à des fins militaires. Le texte ne documente toutefois ni leur déploiement comme soldats ni leur capacité à combattre : il s’agit d’une projection de l’auteur.
Deux modèles politiques opposés
Onfray oppose le fonctionnement décentralisé des grandes entreprises technologiques américaines à la direction centralisée de l’État chinois. Selon lui, les États-Unis donnent à voir des intérêts concurrents, tandis que Pékin avance avec une stratégie cohérente et patiente. Cette opposition structure sa thèse d’un rapport de force entre la Chine et l’Occident.
En s’appuyant sur une formule attribuée à Sun Tzu, il soutient que la Chine pourrait soumettre ses adversaires sans affrontement direct. Sa conclusion — la Chine finirait par sortir gagnante — est une prédiction, et non un fait établi. La tribune propose ainsi une lecture géopolitique alarmiste, construite autour de la discipline de l’État chinois et des divisions qu’Onfray prête à l’Occident.
Source : Toute l'actualité du Journal du dimanche (www.lejdd.fr)
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Auteur : leJDD



