Meloni à Alger : Quand le gaz algérien devient l’ultime bouée de sauvetage d’une Italie en crise
Giorgia Meloni, en visite à Alger, promet monts et merveilles pour sécuriser l’approvisionnement en gaz algérien, alors que la réalité de la dépendance italienne se heurte à des chiffres en baisse.
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En pleine tourmente énergétique, Giorgia Meloni a décidé de faire un tour à Alger pour plaider en faveur d’une coopération énergétique renforcée. L’Italie, qui dépend à plus de 30 % du gaz algérien, semble avoir trouvé son sauveur dans les sables du Sahara. Mais derrière les sourires diplomatiques, la situation est loin d’être aussi rose.
Ce qui se passe réellement
Lors de sa conférence de presse, Meloni a déclaré que « les relations entre nos deux pays n’ont jamais été aussi fortes ». Pourtant, les chiffres racontent une autre histoire. Selon Aldo Liga, chercheur à l’Observatoire du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, les importations de gaz algérien par l’Italie ont diminué de 4,7 % entre 2024 et 2025. Une belle façon de dire que la dépendance est un peu à sens unique, non ?
Limites des importations en provenance d’Algérie
Malgré son statut de principal fournisseur de gaz de l’Italie, l’Algérie ne peut pas augmenter ses exportations. Liga souligne que « la consommation intérieure de gaz pour les citoyens algériens est en forte croissance ». En d’autres termes, les Algériens doivent d’abord s’occuper de leur propre chauffage avant de penser à alimenter l’Italie. Un concept qui semble échapper à Meloni.
La consommation italienne de gaz en diminution de 19%
Et ce n’est pas tout ! La demande de gaz en Italie a chuté de 19 % depuis 2021. Meloni, dans son élan de promesses, semble oublier que l’Italie a déjà commencé à diversifier ses sources d’approvisionnement, notamment avec les États-Unis. « Nous pouvons augmenter l’arrivée de gaz naturel liquéfié », a-t-elle déclaré, mais qui a besoin de l’Algérie quand on peut compter sur le gaz américain ?
Pourquoi cela dérange
Ce qui est particulièrement dérangeant, c’est cette volonté de faire croire que la coopération avec l’Algérie est la panacée. En réalité, Meloni semble plus préoccupée par son image politique que par les réalités du marché énergétique. Les promesses de renforcement des échanges commerciaux de 14 % d’ici 2025 sont autant de mots en l’air si les infrastructures algériennes ne suivent pas.
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences de cette danse diplomatique sont claires : l’Italie risque de se retrouver dans une situation précaire si elle ne parvient pas à diversifier ses sources d’approvisionnement. Et pendant ce temps, les Algériens, eux, devront continuer à jongler avec leur propre consommation croissante.
Lecture satirique
Il est presque comique de voir Meloni vanter les mérites d’une coopération qui, en réalité, semble plus être un coup de dés qu’une stratégie bien pensée. « Les relations entre nos deux pays n’ont jamais été aussi fortes » ? Peut-être, mais seulement si l’on ignore les chiffres qui tombent comme des dominos.
Effet miroir international
À l’échelle mondiale, cette situation rappelle les manœuvres de certains dirigeants autoritaires qui, en promettant monts et merveilles, cachent souvent des réalités bien plus sombres. À quand une visite de Meloni à Moscou pour renforcer les liens énergétiques avec Poutine ?
À quoi s’attendre
Si l’Italie ne parvient pas à diversifier ses sources d’approvisionnement, elle risque de se retrouver à la merci de l’Algérie, qui, comme le souligne Liga, ne pourra pas remplacer le gaz qatari. Une perspective qui devrait faire réfléchir les décideurs italiens.

