Meloni à Alger : Quand le gaz algérien devient l’eldorado des promesses creuses

Giorgia Meloni, en visite à Alger, promet monts et merveilles sur la coopération énergétique, mais les chiffres racontent une tout autre histoire.

En pleine quête de nouveaux alliés énergétiques, Giorgia Meloni a récemment fait escale à Alger, où elle a plaidé pour un renforcement de la coopération énergétique avec l’Algérie. Une démarche qui, à première vue, semble aussi brillante qu’une promesse électorale. L’Italie, dépendante à plus de 30 % du gaz algérien, espère sécuriser son approvisionnement. Mais derrière les discours enflammés, la réalité est plus nuancée.

Ce qui se passe réellement

Lors de sa conférence de presse, Meloni a déclaré que « les relations entre nos deux pays n’ont jamais été aussi fortes ». Pourtant, les faits sont têtus : entre 2024 et 2025, les importations de gaz algérien vers l’Italie ont chuté de 4,7 %. Aldo Liga, chercheur à l’Observatoire du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord, souligne que l’Algérie ne peut pas augmenter ses exportations, en raison d’une consommation intérieure en forte hausse. En d’autres termes, l’Italie pourrait bien se retrouver à court de gaz, même si elle fait des promesses de coopération.

Pourquoi cela dérange

La contradiction est frappante : Meloni prône une collaboration accrue avec Sonatrach, tout en sachant que l’Algérie ne peut pas répondre à la demande croissante de l’Italie. Les projets d’extraction de gaz de schiste et d’exploration offshore sont évoqués, mais qui peut croire que cela résoudra les problèmes d’approvisionnement à court terme ?

Ce que cela implique concrètement

Les promesses de Meloni ne sont pas seulement des mots en l’air. Elles révèlent une dépendance inquiétante à des sources d’énergie dont la disponibilité est de plus en plus incertaine. Si l’Algérie ne peut pas fournir davantage de gaz, l’Italie devra se tourner vers d’autres fournisseurs, comme les États-Unis, pour compenser le manque à gagner. Cela soulève des questions sur la viabilité à long terme de cette stratégie énergétique.

Lecture satirique

Il est presque comique de voir Meloni, qui a souvent critiqué les dépendances énergétiques, se tourner vers un pays dont les capacités d’exportation sont déjà saturées. C’est un peu comme si un chef cuisinier promettait un festin à ses invités, tout en sachant qu’il n’a que des restes à offrir. La réalité semble bien loin des discours enflammés.

Effet miroir international

En parallèle, cette situation rappelle les politiques énergétiques de certains régimes autoritaires, qui promettent monts et merveilles tout en étant incapables de répondre aux besoins de leur propre population. L’Italie, en cherchant à sécuriser son approvisionnement, pourrait bien se retrouver à jouer le même jeu que ces leaders déconnectés de la réalité.

À quoi s’attendre

À l’avenir, l’Italie devra naviguer dans un paysage énergétique de plus en plus complexe. Si la consommation de gaz continue de diminuer, comme le souligne Liga, la dépendance à des pays comme l’Algérie pourrait devenir un handicap plutôt qu’un atout. Les promesses de Meloni pourraient bien se transformer en un mirage dans le désert.

Sources

Source : fr.euronews.com

Visuel — Source : fr.euronews.com
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