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Dimanche 16 février, l’association des étudiants mahorais de Montpellier organisait une journée caritative au Quartier Généreux pour collecter des fonds. Une cinquantaine d’étudiants y ont participé et certains d’entre eux ont témoigné.
Si le soleil était au rendez-vous à Montpellier, il était aussi présent au Quartier Généreux de Montpellier qui avait proposé à l’Association des étudiants mahorais de Montpellier (AEMM) d’organiser sa journée caritative de collecte des fonds pour Mayotte. Sourire aux lèvres, joie de vivre, éclats de rire… Les étudiants mahorais de Montpellier, sous tension depuis le jour du passage du cyclone Chido dans leur île, le 14 décembre 2024, ont retrouvé depuis peu l’insouciance de leur jeunesse.
« Je me sens mieux depuis décembre, car je peux parler un peu plus avec ma famille depuis que les communications sont rétablies sur l’île. Tous sont à l’abri et ils ont de quoi manger. Ma sœur et mes cousins ont repris l’école. Aussi, même si tout n’est pas réglé, ils essaient de garder le sourire et de continuer leur vie« , confie Lina, étudiante mahoraise à Montpellier. Inès confirme : « On est en effet plus rassurés, même si on sait que c’est compliqué, mais ils survivent, et c’est tout ce qui compte pour le moment. » Hors de question pour elles, cependant, de ne pas agir pour Mayotte. Alors, comme d’autres étudiants mahorais adhérents à l’AEMM, elles ont participé à l’organisation d’une journée caritative pour récolter des fonds.
Reconstruire Mayotte
Brunch avec des spécialités culinaires de Mayotte, musique, mini-concerts, danses traditionnelles, démonstration de henné, tombola, échanges et témoignages ont rythmé cette journée caritative. 800 € ont été récoltés. Leur objectif est d’en réunir 6 000. L’association poursuit son travail avec le Crous pour que soient maintenus l’accompagnement psychologique des étudiants et le soutien financier. Avec le rectorat, ils préparent l’organisation d’un tournoi sportif interuniversitaire (juillet ou septembre). Et une nouvelle journée, le mois prochain. Elle aura lieu pour la rupture du jeûne.
« Chido n’a pas seulement balayé les terres, elle a aussi balayé les esprits »
Toits envolés, arbres déracinés, portails et barrières effondrés, objets emportés par les rafales de vent… C’est tout cela qu’a vu El-Yan, bachelier de Montpellier, mais qui était avec sa famille, à Sada, une ville côtière à l’ouest de Mayotte, lors du passage de Chido. « Chido n’a pas seulement balayé les terres, elle a aussi balayé les esprits« , dit-il. Personne dans sa famille n’a été blessé ni n’est mort à son grand soulagement.
De ces événements, ce qu’il préfère retenir aujourd’hui, c’est l’entraide qui s’est mise en place sur l’île tout de suite au sein des familles, mais aussi avec les voisins. « On s’est tous retroussé les manches. Avec mes cousins, on aidait à déblayer les routes. Même ma petite sœur de six ans a aidé notre mère à nettoyer la maison. Ce qu’il faut à présent c’est que tous les Mahorais comprennent que lorsqu’ils sont prévenus qu’un événement de ce type arrive, ils ne doivent pas le prendre à la légère. »
Une fois la collecte achevée, ils enverront l’argent aux associations locales spécialisées dans l’éducation. « Toutes ces associations ont été identifiées avec l’aide du rectorat et des collectivités locales pour que l’argent arrive bien à ses destinataires« , précise Saifi Ambririki, ex-président de l’AEMM. Pour maintenir la mobilisation des Mahorais de Montpellier pour leur île, ils ne lâcheront rien.
« Mayotte sous les décombres : Quand les étudiants mahorais se mobilisent, les promesses s’envolent »
Dimanche 16 février, une cinquantaine d’étudiants mahorais à Montpellier se mobilisent pour leur île. Pendant ce temps, les discours politiques restent désespérément déconnectés.
Ce dimanche, le soleil brillait sur Montpellier, mais pas seulement pour les étudiants mahorais qui, au Quartier Généreux, ont organisé une journée caritative pour collecter des fonds pour Mayotte. Sourire aux lèvres et éclats de rire, ces jeunes, après le passage dévastateur du cyclone Chido le 14 décembre 2024, retrouvent peu à peu l’insouciance de leur jeunesse. Mais derrière cette joie, une réalité amère persiste.
Ce qui se passe réellement
Lors de cette journée, l’Association des étudiants mahorais de Montpellier (AEMM) a réussi à récolter 800 € pour aider leur île. Leur objectif ? 6 000 €. Un brunch avec des spécialités culinaires, de la musique, des danses traditionnelles et des témoignages ont rythmé l’événement. Lina, une étudiante, partage : « Je me sens mieux depuis décembre, car je peux parler un peu plus avec ma famille depuis que les communications sont rétablies sur l’île« . Inès, quant à elle, ajoute : « Ils survivent, et c’est tout ce qui compte pour le moment« . Une belle solidarité, mais que fait l’État pendant ce temps ?
Pourquoi cela dérange
Alors que ces étudiants se battent pour leur île, les promesses des autorités semblent aussi volatiles que les toits emportés par Chido. Les discours politiques, pleins de bonnes intentions, se heurtent à une réalité cruelle : les Mahorais doivent compter sur eux-mêmes. Pendant que les étudiants s’organisent pour envoyer de l’argent aux associations locales, le gouvernement semble plus préoccupé par des discours creux que par des actions concrètes.
Ce que cela implique concrètement
Les 800 € récoltés sont une goutte d’eau dans l’océan des besoins. Les étudiants, avec l’aide du Crous et du rectorat, tentent de maintenir un accompagnement psychologique et un soutien financier. Mais que dire des véritables efforts de reconstruction ? Les promesses politiques se heurtent à la réalité des décombres.
Lecture satirique
Les discours politiques, souvent pleins de promesses, semblent ignorer la réalité sur le terrain. Pendant que les étudiants mahorais se battent pour leur île, les décideurs semblent plus préoccupés par des élections à venir que par la vie de milliers de Mahorais. La déconnexion est telle qu’on pourrait croire que les cyclones ne frappent que les esprits des politiciens, laissant les véritables victimes à leur sort.
Effet miroir international
À l’échelle mondiale, des pays comme les États-Unis et la Russie montrent également comment les discours politiques peuvent être déconnectés des réalités vécues par les citoyens. Les promesses de soutien et de reconstruction sont souvent suivies de silences assourdissants. Les Mahorais de Montpellier ne sont pas seuls dans cette lutte ; ils sont le reflet d’une désillusion plus large face à des gouvernements qui semblent avoir oublié leur rôle.
À quoi s’attendre
Les étudiants mahorais continueront à se mobiliser, mais la question demeure : jusqu’à quand ? Les promesses politiques doivent se traduire par des actions concrètes, sinon la mobilisation des jeunes pourrait bien se transformer en désespoir face à l’inaction.
Sources




