Des habitants se procurent de l’eau potable à une fontaine payante, à Mamoudzou, le 31 octobre 2025

A Mayotte, les coupures d’eau restent quotidiennes, avec des robinets à sec plusieurs jours par semaine, faute d’une production suffisante pour plus de 329 000 habitants, dont 30 % ne sont pas raccordés au réseau. Le spectre de la grande crise de l’eau de 2023, lors de laquelle le gouvernement avait été contraint d’acheminer plusieurs dizaines de millions de bouteilles, ne quitte jamais les mémoires, alimente la défiance envers toute forme de pouvoir.

Ces pénuries régulières, qui assèchent des quartiers entiers, constitueront inévitablement la toile de fond du procès des dirigeants de l’ancien Syndicat intercommunal d’eau et d’assainissement de Mayotte (Sieam) et de plusieurs chefs d’entreprise, qui s’ouvre lundi 19 janvier pour sept jours devant le tribunal judiciaire de Paris. Si cette crise a été provoquée par une sécheresse historique, son impact a été incontestablement aggravé par l’incurie, les sous-investissements et les irrégularités de cette structure publique dénoncés, à partir de 2018, par deux rapports et des signalements de la chambre régionale des comptes de La Réunion et Mayotte.

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Mayotte : Quand l’eau devient un luxe

À Mayotte, les coupures d’eau quotidiennes révèlent l’incurie d’un système qui laisse 30 % de la population à sec. Pendant ce temps, les dirigeants se retrouvent devant la justice, mais qui paiera vraiment le prix de cette crise ?

INTRODUCTION : À Mayotte, les robinets sont aussi secs que les promesses des élus. Avec plus de 329 000 habitants, dont une bonne partie n’a même pas accès à l’eau courante, l’île semble être le théâtre d’un drame aquatique. Et si le gouvernement a dû acheminer des millions de bouteilles d’eau en 2023, il semble que la leçon n’ait pas été retenue. Ironie du sort : les responsables de cette débâcle se retrouvent aujourd’hui devant un tribunal, mais qui s’inquiète vraiment de la soif des habitants ?

Ce qui se passe réellement

A Mayotte, les coupures d’eau restent quotidiennes, avec des robinets à sec plusieurs jours par semaine, faute d’une production suffisante pour plus de 329 000 habitants, dont 30 % ne sont pas raccordés au réseau. Le spectre de la grande crise de l’eau de 2023, lors de laquelle le gouvernement avait été contraint d’acheminer plusieurs dizaines de millions de bouteilles, ne quitte jamais les mémoires, alimentant la défiance envers toute forme de pouvoir.

Ces pénuries régulières, qui assèchent des quartiers entiers, constitueront inévitablement la toile de fond du procès des dirigeants de l’ancien Syndicat intercommunal d’eau et d’assainissement de Mayotte (Sieam) et de plusieurs chefs d’entreprise, qui s’ouvre lundi 19 janvier pour sept jours devant le tribunal judiciaire de Paris. Si cette crise a été provoquée par une sécheresse historique, son impact a été incontestablement aggravé par l’incurie, les sous-investissements et les irrégularités de cette structure publique dénoncés, à partir de 2018, par deux rapports et des signalements de la chambre régionale des comptes de La Réunion et Mayotte.

Pourquoi cela dérange

Il est fascinant de constater que la gestion de l’eau à Mayotte ressemble à une mauvaise blague, où les habitants sont les dindons de la farce. Alors que les dirigeants se retrouvent devant la justice, la réalité est que les véritables coupables, ceux qui ont laissé la situation dégénérer, continuent de siroter leur eau minérale, loin des regards accusateurs.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences de cette crise sont dramatiques. Les quartiers privés d’eau deviennent des zones de tension, et la défiance envers les autorités ne fait qu’augmenter. Les habitants, déjà éprouvés par la pauvreté, doivent maintenant jongler avec l’absence d’un bien essentiel : l’eau. Ce n’est pas seulement une question de confort, mais de survie.

Lecture satirique

Il est presque comique de voir les promesses des politiciens s’évaporer aussi vite que l’eau des robinets. Pendant que les dirigeants parlent de solutions, la réalité est que les habitants se battent pour remplir leurs seaux à des fontaines payantes. Une belle illustration du décalage entre les discours politiques et la vie quotidienne des citoyens.

Effet miroir international

En observant cette situation, on ne peut s’empêcher de faire un parallèle avec d’autres régimes autoritaires, où l’eau devient un symbole de pouvoir. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, les dirigeants semblent toujours trouver des moyens de détourner l’attention des véritables problèmes. À Mayotte, la soif des habitants est un cri silencieux que personne n’entend.

À quoi s’attendre

Si la situation ne change pas rapidement, on peut s’attendre à une escalade des tensions. Les habitants, lassés de se battre pour un droit fondamental, pourraient bien décider de faire entendre leur voix d’une manière plus forte. La crise de l’eau à Mayotte n’est pas qu’un problème local, c’est un avertissement pour tous ceux qui pensent que l’indifférence peut perdurer.

Sources

Source : www.lemonde.fr

Des responsables de l’ancien syndicat des eaux de Mayotte en procès à Paris, alors que les pénuries perdurent dans l’île
Visuel — Source : www.lemonde.fr
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