Un agent associatif lit des documents apportés par des proches de personnes détenues près du centre de rétention administrative de Pamandzi, à Mayotte, le 29 octobre 2025.

Ils viennent d’Afrique de l’Est et, surtout, de la région des Grands Lacs. De plus en plus de migrants, essentiellement congolais, parcourent chaque année des milliers de kilomètres pour rejoindre les rivages de Mayotte. Un périple qui les conduit à passer par la Tanzanie puis les Comores, avant d’atteindre les côtes du 101e département français.

« Cette route de l’océan Indien n’est pas nouvelle, mais s’est nettement densifiée depuis 2023, souligne l’anthropologue Alison Morano, spécialiste des migrations à Mayotte. Sur l’île, les migrants des Grands Lacs sont devenus visibles. Ce n’était pas le cas quand je suis arrivée en 2015 : leur présence était alors marginale. »

En l’absence de données sur ces flux migratoires, seul le nombre de demandes d’asile publié par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) est en mesure de montrer la fréquentation de cette route. En 2024, sur les 2 463 dossiers enregistrés sur l’île, un peu plus de la moitié ont été déposés par des Congolais, contre 37 % (1 150 personnes) en 2023 et 4 % (150 individus) en 2021.

La tendance se confirme en 2025 pour ces ressortissants, selon l’Ofpra, même si les chiffres restent encore difficiles à établir en raison du passage dévastateur du cyclone Chido, en décembre 2024. Ces demandes d’asile des Congolais sont le plus souvent liées au conflit dans l’est du pays.

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Mayotte : La Route des Migrants, Entre Promesses et Réalités

Des milliers de Congolais traversent l’océan Indien pour atteindre Mayotte, mais les promesses d’accueil se heurtent à une réalité bien plus sombre.

Alors que les vagues de migrants congolais continuent de déferler sur les côtes de Mayotte, la situation rappelle étrangement un mauvais scénario de film d’horreur. Les autorités, qui promettent un accueil chaleureux, semblent avoir oublié que la réalité est souvent plus glaciale que les eaux de l’océan Indien. Qui aurait cru que le 101e département français serait devenu le théâtre d’une telle tragédie humaine ?

Ce qui se passe réellement

Ils viennent d’Afrique de l’Est et, surtout, de la région des Grands Lacs. De plus en plus de migrants, essentiellement congolais, parcourent chaque année des milliers de kilomètres pour rejoindre les rivages de Mayotte. Un périple qui les conduit à passer par la Tanzanie puis les Comores, avant d’atteindre les côtes du 101e département français.

« Cette route de l’océan Indien n’est pas nouvelle, mais s’est nettement densifiée depuis 2023, souligne l’anthropologue Alison Morano, spécialiste des migrations à Mayotte. Sur l’île, les migrants des Grands Lacs sont devenus visibles. Ce n’était pas le cas quand je suis arrivée en 2015 : leur présence était alors marginale.

En l’absence de données sur ces flux migratoires, seul le nombre de demandes d’asile publié par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides (Ofpra) est en mesure de montrer la fréquentation de cette route. En 2024, sur les 2 463 dossiers enregistrés sur l’île, un peu plus de la moitié ont été déposés par des Congolais, contre 37 % (1 150 personnes) en 2023 et 4 % (150 individus) en 2021.

La tendance se confirme en 2025 pour ces ressortissants, selon l’Ofpra, même si les chiffres restent encore difficiles à établir en raison du passage dévastateur du cyclone Chido, en décembre 2024. Ces demandes d’asile des Congolais sont le plus souvent liées au conflit dans l’est du pays.

Pourquoi cela dérange

La situation à Mayotte soulève des questions cruciales sur l’engagement de la France envers ses obligations humanitaires. Les promesses d’accueil se heurtent à une bureaucratie qui semble plus préoccupée par des chiffres que par des vies humaines. Pendant ce temps, les migrants continuent de souffrir, piégés entre des politiques d’immigration de plus en plus restrictives et des conflits dévastateurs dans leur pays d’origine.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences sont directes : des vies en danger, des familles séparées, et une communauté internationale qui regarde ailleurs. Les migrants, souvent perçus comme des numéros dans des statistiques, sont en réalité des individus avec des histoires, des rêves et des espoirs. Mais à Mayotte, ces espoirs sont souvent écrasés par une réalité brutale.

Lecture satirique

Les discours politiques sur l’accueil des migrants sont souvent déconnectés de la réalité. Les promesses d’une France accueillante semblent se dissoudre comme du sucre dans l’eau, laissant place à une amertume qui ne fait que croître. Pendant que les politiciens se congratulent pour leurs « efforts », les migrants continuent de faire la queue, espérant un avenir meilleur. Ironiquement, la France, qui se vante de ses valeurs républicaines, semble avoir oublié que l’hospitalité est une valeur fondamentale.

Effet miroir international

Cette situation à Mayotte n’est pas sans rappeler les dérives autoritaires observées ailleurs dans le monde. Que ce soit aux États-Unis, où les migrants sont souvent traités comme des criminels, ou en Russie, où les droits de l’homme sont souvent piétinés, la tendance est claire : les politiques migratoires deviennent de plus en plus sévères, au détriment des droits fondamentaux. À quand un véritable engagement pour les droits des migrants, au lieu de discours vides ?

À quoi s’attendre

Si les tendances actuelles se poursuivent, nous pouvons nous attendre à une intensification des tensions autour de la question migratoire à Mayotte. Les politiques d’immigration risquent de devenir encore plus restrictives, et les migrants, déjà vulnérables, pourraient se retrouver dans des situations encore plus désespérées. La question demeure : jusqu’où la France est-elle prête à aller pour défendre ses valeurs ?

Sources

Source : www.lemonde.fr

A Mayotte, les arrivées de migrants issus de la région des Grands Lacs s’intensifient
Visuel — Source : www.lemonde.fr
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