A l’entrée du village de M’tsapere (Mayotte), le 2 décembre 2025, près d’un an après le passage du cyclone Chido.

A Mayotte, les élections municipales ne provoquent pas le même bouillonnement que lors des précédents scrutins. Dans le 101e département, à 95 % musulman, le mois spirituel du ramadan, très respecté, explique une campagne électorale au ralenti, avec moins de grandes réunions publiques et des opérations de porte-à-porte qui ne débutent qu’en soirée. Toutefois, le scrutin reste très disputé. La préfecture a enregistré 88 listes pour les 17 communes de l’archipel, soit une de plus qu’en 2020. Seulement dix sont conduites par des femmes. L’accès aux postes de pouvoir politique local reste encore trop genré, déplorent de nombreuses associations de femmes mahoraises.

La première question posée par cette élection est de savoir si, après les ravages du cyclone Chido, en décembre 2024 – près de 4 milliards d’euros de dégâts – et une lente reconstruction des équipements publics, une vague de dégagisme va sanctionner les sortants. Les avis sont partagés sur le territoire, où 14 des 17 maires remettent leur mandat en jeu.

Car l’Etat fait figure de principal responsable de ce grand chantier. Les élus locaux plaident de façon récurrente le fait qu’ils ont affronté l’urgence, et ont apporté des réponses à la hauteur de leurs moyens. Beaucoup invoquent des procédures administratives trop tatillonnes qui ralentissement le versement de crédits publics annoncés.

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Mayotte : Élections municipales, entre promesses et désastres

À Mayotte, la campagne électorale se déroule dans l’ombre des ruines laissées par le cyclone Chido, mais les promesses des élus semblent aussi éphémères que les tentes de secours.

INTRODUCTION : Alors que les élections municipales approchent, Mayotte, ce petit coin de France au milieu de l’océan Indien, se retrouve dans une situation cocasse. Les maires sortants, déjà en difficulté après les ravages du cyclone Chido, semblent plus préoccupés par leur réélection que par la reconstruction de leur île. Qui aurait cru qu’un cyclone pourrait rendre la politique locale encore plus turbulente ?

Ce qui se passe réellement

A Mayotte, les élections municipales ne provoquent pas le même bouillonnement que lors des précédents scrutins. Dans le 101e département, à 95 % musulman, le mois spirituel du ramadan, très respecté, explique une campagne électorale au ralenti, avec moins de grandes réunions publiques et des opérations de porte-à-porte qui ne débutent qu’en soirée. Toutefois, le scrutin reste très disputé. La préfecture a enregistré 88 listes pour les 17 communes de l’archipel, soit une de plus qu’en 2020. Seulement dix sont conduites par des femmes. L’accès aux postes de pouvoir politique local reste encore trop genré, déplorent de nombreuses associations de femmes mahoraises.

La première question posée par cette élection est de savoir si, après les ravages du cyclone Chido, en décembre 2024 – près de 4 milliards d’euros de dégâts – et une lente reconstruction des équipements publics, une vague de dégagisme va sanctionner les sortants. Les avis sont partagés sur le territoire, où 14 des 17 maires remettent leur mandat en jeu.

Car l’État fait figure de principal responsable de ce grand chantier. Les élus locaux plaident de façon récurrente le fait qu’ils ont affronté l’urgence, et ont apporté des réponses à la hauteur de leurs moyens. Beaucoup invoquent des procédures administratives trop tatillonnes qui ralentissent le versement de crédits publics annoncés.

Pourquoi cela dérange

Il est difficile de ne pas rire jaune en voyant ces élus, qui, après avoir laissé leur île se faire dévorer par les flots, se présentent comme les sauveurs de la situation. Leur excuse ? Des procédures administratives trop lentes. Comme si la bureaucratie était responsable des vagues de destruction !

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences de cette gestion chaotique sont palpables. Les infrastructures sont toujours en ruine, et les habitants, eux, attendent désespérément des solutions. Pendant ce temps, les maires sortants continuent de faire campagne, comme si tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Lecture satirique

Le décalage entre les promesses des élus et la réalité est frappant. Ils parlent de reconstruction, mais leurs discours sonnent comme des chants de sirènes, attirant les électeurs vers des promesses qui ne seront jamais tenues. C’est un peu comme si l’on promettait de reconstruire le Titanic après qu’il ait heurté l’iceberg.

Effet miroir international

Cette situation n’est pas sans rappeler les discours des dirigeants autoritaires à travers le monde, qui promettent monts et merveilles tout en laissant leur pays sombrer dans le chaos. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, les promesses de grandeur sont souvent suivies de désastres. À Mayotte, on dirait que le cyclone Chido n’a pas seulement emporté des maisons, mais aussi le bon sens politique.

À quoi s’attendre

Les prochaines semaines s’annoncent cruciales. Les électeurs devront décider s’ils veulent continuer à faire confiance à ceux qui ont échoué à protéger leur île. Une vague de dégagisme pourrait bien se dessiner, mais qui sait si les nouveaux élus seront mieux préparés à affronter les tempêtes à venir ?

Sources

Source : www.lemonde.fr

Municipales à Mayotte : les maires sortants à l’épreuve de leur gestion du cyclone Chido
Visuel — Source : www.lemonde.fr
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