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Depuis le mois de février dernier, les riverains du boulevard du Chemin-de-Fer, à Masevaux-Niederbruck, mais aussi ceux de la rue de l’Eichbourg et du chemin du Willerbach peuvent observer un chantier d’ampleur se déployer devant leur porte. La commune a en effet lancé dans tout ce secteur d’importants travaux de rénovation du système d’assainissement, dont le but est d’éliminer les eaux claires parasites qui viennent régulièrement perturber le fonctionnement de la station d’épuration.
« L’eau a toujours été un enjeu primordial pour Masevaux , d’ailleurs les municipalités précédentes s’y étaient déjà attelées », rappelle le maire, Maxime Beltzung. « C’est pour cela que nous profitons aujourd’hui d’un réseau en très bon état, dont le rendement avoisine les 93 %, c’est-à-dire que sur 100 l d’eau, 93 l parviennent jusqu’au consommateur. Mais pour cela, il nous faut investir chaque année. »
Un investissement d’autant plus nécessaire que la commune a été mise en demeure par l’État de mettre en conformité son système d’assainissement, et donc d’éliminer les eaux claires parasites. Pour cela, des réseaux séparatifs de collecte des eaux pluviales et eaux usées vont être mis en place, grâce à la pose de nouvelles canalisations ou la réhabilitation de canalisations déjà existantes par une technique de chemisage, le tout sur une distance d’environ 1 km. De nouveaux branchements eaux usées ou eaux pluviales, ainsi que des branchements d’adduction d’eau potable vont également être installés.
Pollution aux hydrocarbures
Ce chantier, dont le coût total s’élève à près de 750 000 € HT, comprend d’une part des travaux d’assainissement pour 593 394 € HT, et d’autre part des travaux d’adduction d’eau potable pour un montant de 155 903 € HT. L’Agence de l’Eau Rhin-Meuse finance à hauteur de 50 % du coût des travaux d’assainissement.
Au vu de son ampleur, le chantier a été organisé en plusieurs phases. Le coup d’envoi a été donné en février dernier par l’entreprise de travaux publics Roger Martin, d’Andelnans. Tout se déroule pour l’heure sans incidents majeurs, mis à part une météo exécrable dans les premiers jours, mais aussi la découverte fin février d’une pollution aux hydrocarbures, due vraisemblablement à des fuites dans une vieille cuve à fioul. « Nous avons dû stopper les travaux et faire intervenir les services concernés, ainsi qu’une entreprise spécialisée », indique Régis Behra, responsable des services techniques. Stockées en lieu sûr, les terres souillées excavées seront transportées dans un centre de retraitement agréé. Aucune pollution des réseaux de collecte n’a été détectée.
1 150 m² de toiture à déconnecter
Après avoir concerné la partie basse du boulevard du Chemin-de-Fer et la rue de l’Eichbourg, les travaux vont entrer dans leur 3e phase, la plus complexe, qui concerne la partie haute du boulevard du Chemin-de-Fer. La quatrième et dernière phase concernera le chemin du Willerbach. « L’objectif, c’est que d’ici 2028 notre station d’épuration soit capable d’absorber toute l’eau qui y est amenée, sans en déverser dans le milieu naturel par temps humide. Et pour cela, il faut rendre notre réseau étanche aux eaux claires », résume Maxime Beltzung. Une lutte contre les eaux parasites qui concerne tous les bâtiments, et dans lesquels s’inscrivent par exemple les travaux de désimperméabilisation des cours d’école. « Rien que dans le secteur du boulevard du Chemin-de-Fer, on estime qu’il faudra déconnecter du réseau 1 150 m² de toiture et 1 740 m² de surface de voie publique », souligne Régis Behra. « Grâce aux travaux, ce sont près de 4 000 m3 d’eau claire qui ne viendront plus saturer la station d’épuration par temps de pluie. »
« C’est un sujet auquel nous consacrons 450 000 € par an », souligne Maxime Beltzung. « Bien sûr, l’État voudrait que ça avance plus vite et nous met la pression pour que nous mettions en conformité nos réseaux. Ce n’est pas une question de mauvaise volonté de notre part, simplement une question de coût. »
Le chantier devrait être achevé fin juin ou début juillet, si les conditions météo le permettent.
Bientôt la voie verte Lauw-Masevaux
Le chantier du boulevard du Chemin-de-Fer n’est pas le seul à être programmé cette année-ci à Masevaux, puisque se profile durant la période estivale la réalisation de la Voie verte entre Lauw et Masevaux, le long de la D466. Un projet très attendu par les cyclistes, qui sont plus d’une centaine à emprunter quotidiennement cet axe dangereux pour les deux-roues. La CEA (Collectivité européenne d’Alsace) est actuellement en phase d’appels d’offres pour le choix de l’entreprise, et les dates précises du chantier n’ont pas encore été arrêtées. On sait toutefois que la réalisation de ce nouvel itinéraire de 1,3 km nécessitera probablement la neutralisation d’une voie de circulation, avec mise en place d’une déviation, a priori via la D110 qui rejoint Masevaux-Niederbruck au niveau de la cité scolaire. De fortes perturbations sont donc à prévoir, sachant que près de 9 000 véhicules empruntent chaque jour la D466.
Masevaux-Niederbruck : Quand l’assainissement devient un chantier politique
Des travaux d’assainissement à 750 000 € pour éliminer les eaux claires parasites, mais la vraie question reste : qui va réellement payer le prix de cette promesse ?
Depuis février, les riverains du boulevard du Chemin-de-Fer à Masevaux-Niederbruck assistent à un ballet de pelleteuses et de tuyaux. La commune a décidé de s’attaquer à un problème de taille : les eaux claires parasites qui perturbent la station d’épuration. Une initiative louable, mais qui soulève plus de questions qu’elle n’en résout.
Ce qui se passe réellement
Les travaux, qui s’étendent sur environ 1 km, visent à mettre en conformité le système d’assainissement de la commune, sous la pression de l’État. Le maire, Maxime Beltzung, se félicite d’un réseau en bon état, avec un rendement de 93 %. Mais pour maintenir cette performance, il faut investir chaque année. Et là, les choses se corsent. La commune a été mise en demeure de régler le problème des eaux claires, ce qui implique des réseaux séparatifs pour les eaux pluviales et usées.
Pollution aux hydrocarbures
Le chantier, coûtant près de 750 000 € HT, a déjà rencontré des obstacles, dont une pollution aux hydrocarbures due à une vieille cuve à fioul. La découverte de cette pollution a conduit à un arrêt des travaux, mettant en lumière la gestion des infrastructures vieillissantes. Qui aurait cru qu’un simple chantier d’assainissement pourrait révéler des secrets aussi nauséabonds ?
1 150 m² de toiture à déconnecter
Pour rendre le réseau étanche, il faudra déconnecter 1 150 m² de toiture et 1 740 m² de surface de voie publique. Une tâche titanesque qui soulève des interrogations sur la planification et la gestion des ressources. L’objectif ? Que la station d’épuration puisse absorber toute l’eau sans déverser dans le milieu naturel par temps humide d’ici 2028. Mais à quel prix ?
Pourquoi cela dérange
La commune consacre déjà 450 000 € par an à ce sujet, mais l’État semble impatient. Le maire évoque une pression pour avancer plus vite, mais il souligne que ce n’est pas une question de volonté, mais de coût. Une belle manière de faire passer la responsabilité sur les épaules des contribuables, n’est-ce pas ?
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences de ces travaux sont multiples : des perturbations pour les riverains, des coûts qui s’accumulent et une pression croissante sur les finances locales. En somme, un cocktail explosif qui pourrait bien faire déborder le vase.
Lecture satirique
Alors que le maire se vante d’un réseau performant, la réalité est tout autre. Les promesses de conformité se heurtent à des réalités financières. C’est un peu comme si l’on promettait de rénover un château en ruines sans avoir les moyens d’acheter les matériaux nécessaires. Un discours politique déconnecté du réel, qui rappelle les promesses électorales souvent oubliées une fois le bulletin de vote glissé dans l’urne.
Effet miroir international
En observant cette situation, on ne peut s’empêcher de faire un parallèle avec les politiques autoritaires à l’étranger. Comme en Russie ou aux États-Unis, où les promesses de grandeur se heurtent à des réalités bien plus sombres. La gestion des infrastructures devient un enjeu politique, et les citoyens en paient le prix.
À quoi s’attendre
Si les conditions météo le permettent, le chantier devrait être achevé fin juin ou début juillet. Mais avec des promesses aussi floues, qui peut vraiment prédire l’avenir ?
Sources



