Martinique : Quand la Franc-maçonnerie s’invite au JT comme un infomercial
Un sujet sur la Franc-maçonnerie dans le JT de Martinique La 1ère, ou comment la déontologie se transforme en spectacle.
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Le 7 avril 2026, la Martinique s’est réveillée sous le souffle brûlant d’une lave métaphorique, dévalant les pentes d’une déontologie mise à mal. Dans ce contexte, le JT du soir, créneau de grande écoute, a choisi de consacrer 3 minutes 13 à un sujet sur la Franc-maçonnerie, présenté par Kelly Babo. Comme dirait Louis Chédid, « T’as beau pas être Babo, oh, oh, oh, oh ». Un quasi publi-reportage, déguisé en infomercial, qui ne manquera pas de faire sourire (jaune) les téléspectateurs.
Ce qui se passe réellement
Dans ce JT, Kelly Babo a mis en avant un sujet qui, disons-le, ne brille pas par sa pertinence. La Franc-maçonnerie, un thème qui, à première vue, pourrait susciter des débats, s’est transformé en une vitrine peu reluisante. À la rédaction, à la Tour Lumina, la rumeur a circulé que Franck Zozor avait refusé de traiter un tel sujet. Cécile Marre, quant à elle, a exprimé son indignation avec des mots qui résonnent comme un cri du cœur : « Kisa ka alé la a ? Zot ka pèd tèt zot ou kwa an kounia manman zot ».
Pourquoi cela dérange
Ce choix éditorial soulève des questions sur l’intégrité journalistique. Comment peut-on passer d’une information potentiellement enrichissante à un spectacle de foire ? Ce glissement vers le divertissement au détriment de la vérité est symptomatique d’une dérive inquiétante. Les propos de Cécile Marre mettent en lumière une inquiétude légitime : la perte de repères dans un paysage médiatique déjà chaotique.
Ce que cela implique concrètement
La Martinique, en proie à des manipulations de croyance et à une spiritualité en crise, voit son paysage médiatique se déformer. Ce type de contenu ne fait qu’alimenter la confusion et la méfiance envers les institutions. Les téléspectateurs, au lieu d’être informés, se retrouvent face à un spectacle qui ne fait que renforcer les stéréotypes.
Lecture satirique
Ce qui est particulièrement ironique, c’est que ce sujet sur la Franc-maçonnerie, censé éclairer, s’apparente davantage à une farce. Les promesses d’une information sérieuse se heurtent à la réalité d’un divertissement de bas étage. La déconnexion entre le discours politique et la réalité est criante. On pourrait presque croire que la rédaction a décidé de faire de la télé-réalité plutôt que du journalisme.
Effet miroir international
À l’échelle internationale, cette dérive n’est pas sans rappeler les pratiques de certains médias sous des régimes autoritaires, où l’information se transforme en propagande. Les États-Unis et la Russie, par exemple, ont vu leurs médias se plier aux exigences du pouvoir, au détriment de la vérité. La Martinique, dans ce contexte, semble emprunter un chemin similaire, où l’absurde devient la norme.
À quoi s’attendre
Si cette tendance se poursuit, il est à craindre que la Martinique ne devienne un terrain fertile pour la désinformation. Les citoyens, déjà désorientés, pourraient perdre toute confiance dans les médias, ce qui ne ferait qu’aggraver la situation.
Sources


