Maroc : Des infrastructures flambant neuves, mais à quel prix ?

Le FMI vante les mérites des infrastructures marocaines, mais derrière les chiffres se cachent des promesses qui pourraient bien s’évaporer.

Le Maroc, ce pays qui se rêve en modèle de développement, a récemment reçu les louanges du Fonds monétaire international (FMI). Selon leur dernier rapport, les infrastructures seraient le pilier de la croissance économique depuis les années 2000. Mais, comme souvent, la réalité semble plus nuancée qu’un simple tableau de chiffres. En effet, ces infrastructures, bien que brillantes sur le papier, ne sont-elles pas le reflet d’une gestion à la limite de l’absurde ?

Ce qui se passe réellement

Le rapport du FMI souligne que les améliorations dans les infrastructures, notamment dans les télécommunications et les ports, ont contribué à près d’un cinquième de la croissance productive du Maroc depuis 2005. Le pays se vante d’avoir le plus grand port de la Méditerranée, Tanger Med, et d’une efficacité des dépenses en infrastructures qui le place devant de nombreux marchés émergents. Le Maroc prévoit d’accélérer ses investissements publics dans les infrastructures de transport et de tourisme, avec des prévisions atteignant 11,9% du PIB par an d’ici 2030.

Mais, attendez un instant ! Ce modèle de financement repose sur une forte dépendance aux ressources nationales. Les entreprises publiques, qui représentent 7,4% du PIB, sont financées par des prêts locaux et étrangers à taux préférentiels. Cela ne vous rappelle rien ? Une belle façade cachant une structure financière fragile, où l’illusion de prospérité pourrait s’effondrer à la première tempête économique.

Pourquoi cela dérange

Le rapport évoque quatre risques majeurs menaçant la viabilité économique des projets d’infrastructure. Premièrement, l’efficacité des dépenses publiques : une amélioration de 20% pourrait augmenter le PIB à long terme de 3,5 à 4%, tandis qu’une diminution de la même ampleur limiterait les gains à 2-2,5%. En d’autres termes, la qualité des dépenses est aussi cruciale que leur quantité. Qui aurait cru que dépenser intelligemment pouvait avoir un impact ?

Deuxièmement, les dépassements de coûts. Les grands projets connaissent souvent des dépassements allant de 20% à 50%. Si le Maroc ne fait pas attention, un dépassement de 30% pourrait annuler tout gain de PIB supplémentaire. Voilà une belle manière de transformer des promesses en dettes !

Ce que cela implique concrètement

La dette publique devrait augmenter de 7 à 8% du PIB jusqu’en 2030. Cela signifie que les générations futures pourraient hériter d’une montagne de dettes, le tout pour des infrastructures qui, espérons-le, ne seront pas en ruines. Et si les taux d’intérêt augmentent ? L’investissement privé pourrait en pâtir, et la promesse d’une prospérité partagée pourrait se transformer en mirage.

Lecture satirique

Il est fascinant de voir comment le discours politique marocain se drape dans une cape de réussite tout en cachant des réalités plus sombres. Les promesses de croissance et de prospérité semblent souvent déconnectées des réalités du terrain. Peut-être que les responsables politiques devraient passer moins de temps à se féliciter et plus de temps à gérer efficacement les fonds publics. Mais après tout, pourquoi se soucier de la réalité quand on peut se gaver de chiffres flatteurs ?

Effet miroir international

En regardant au-delà des frontières, on ne peut s’empêcher de faire un parallèle avec les politiques autoritaires qui, elles aussi, se basent sur des promesses de prospérité tout en négligeant les véritables besoins de leurs citoyens. Les États-Unis et la Russie, par exemple, ont également leurs propres infrastructures flambant neuves, mais à quel prix ?

À quoi s’attendre

Si le Maroc ne parvient pas à améliorer l’efficacité de ses dépenses et à contrôler ses coûts, il pourrait bien se retrouver dans une situation délicate. La promesse d’une croissance durable pourrait se transformer en un fardeau insupportable pour les générations futures. Espérons que les leçons du passé seront prises en compte avant qu’il ne soit trop tard.

Sources

Source : www.yabiladi.com

Visuel — Source : www.yabiladi.com
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