MONTRÉAL | Mark Carney n’est visiblement pas rassasié, même s’il obtiendra dès lundi un gouvernement majoritaire et qu’il accumule les députés transfuges.

Durant le Congrès des libéraux à Montréal, les rumeurs concernant d’autres conservateurs prêts à revêtir du rouge ont monopolisé les discussions.

Mark Carney ne s’est finalement pas pointé sur scène avec un autre trophée de chasse, même s’il a clairement laissé entendre qu’il était ouvert aux affaires.

Parti de pouvoir 

Jusqu’où ira-t-il pour agrandir la grande tente libérale ? Même les libéraux se posent ouvertement la question, après l’arrivée de la conservatrice sociale Marilyn Gladu.

Si une alliée des opposants à l’avortement et du convoi des camionneurs peut maintenant se dire libérale, y a-t-il une quelconque ligne rouge ?

La réponse est « noui », selon ce qu’on peut décoder de son discours de clôture du congrès.





AFP

« Des députés ont changé de camp pour rejoindre notre équipe. Ils comprennent l’importance de ce qui est en jeu », a-t-il lancé, pas peu fier.

L’heure n’est pas à se formaliser de « petites divergences » d’opinions ni à tomber dans la partisanerie.

C’est bien beau, mais certains libéraux souhaitaient tout de même recevoir l’assurance que leur parti a encore une âme. Cela dit, personne n’est prêt à cracher dans la soupe avec un chef aussi populaire qui a sauvé le parti de la déchéance il y a un an.

Le Parti libéral en reste un de pouvoir.

Antiaméricain

Partant du principe qu’on ne change pas une recette qui fonctionne, Mark Carney a livré un message tout à l’économie qui frisait l’antiaméricanisme.

Pas un mot sur les conservateurs et Pierre Poilievre. L’ennemi numéro un demeure Donald Trump. C’est ce que les libéraux attendaient, à entendre leur réaction à l’intérieur du Palais des congrès de Montréal.

Signe des temps, la plus grosse salve d’applaudissements du discours a été entendue lorsque le premier ministre a juré que « l’époque où l’armée canadienne envoyait 70 cents de chaque dollar aux États-Unis est révolue ».

N’ajustez pas votre appareil…

Nous sommes très loin des grands enjeux de justice sociale sous Justin Trudeau, où les thèmes de l’inclusion faisaient vibrer les militants.

L’enthousiasme des libéraux réunis à Montréal n’avait d’égale que leur confiance en leurs moyens, guidés par un chef qui marche sur l’eau.

Les candidates aux élections partielles de lundi – deux à Toronto en plus de celle à Terrebonne – sont montées sur scène comme si leur triomphe était assuré.

Les deux victoires dans la métropole ontarienne ne suscitent pas de doutes, en effet, et elles donneront à Mark Carney un gouvernement majoritaire. Dans Terrebonne, le résultat demeure imprévisible avec un Bloc Québécois compétitif.

Quels résultats ?

Un an après avoir pris le pouvoir, Mark Carney peut se vanter d’avoir réussi à unir. Son pouvoir d’attraction est indéniable, lui qui a réussi à attirer des transfuges conservateurs et du NPD.

Les voix discordantes sont rares au pays.

Mais concrètement, depuis un an, bien peu de choses ont changé dans la vie du vrai monde.

Le résultat des grands discours du premier ministre à l’étranger et de ses ententes avec d’autres pays que les États-Unis prendront du temps à se concrétiser.

Il ne faudrait pas que les libéraux confondent promesses et réalité. La confiance peut parfois monter à la tête et frôler l’arrogance.

Le travail ne fait que commencer pour le gouvernement Carney.

Mark Carney : Le Grand Architecte de la Tente Libérale

Mark Carney, en passe d’obtenir un gouvernement majoritaire, semble prêt à accueillir tous les transfuges, même ceux qui ont un penchant pour le rouge… conservateur.

MONTRÉAL | Mark Carney n’est visiblement pas rassasié, même s’il obtiendra dès lundi un gouvernement majoritaire et qu’il accumule les députés transfuges. Au Congrès des libéraux à Montréal, les rumeurs concernant d’autres conservateurs prêts à revêtir du rouge ont monopolisé les discussions. Carney, tel un chasseur de trophées, ne s’est finalement pas pointé sur scène avec un autre butin, mais a clairement laissé entendre qu’il était ouvert aux affaires.

Ce qui se passe réellement

Jusqu’où ira-t-il pour agrandir la grande tente libérale ? Même les libéraux se posent ouvertement la question, après l’arrivée de la conservatrice sociale Marilyn Gladu. Si une alliée des opposants à l’avortement et du convoi des camionneurs peut maintenant se dire libérale, y a-t-il une quelconque ligne rouge ? La réponse est « noui », selon ce qu’on peut décoder de son discours de clôture du congrès.

« Des députés ont changé de camp pour rejoindre notre équipe. Ils comprennent l’importance de ce qui est en jeu », a-t-il lancé, pas peu fier. L’heure n’est pas à se formaliser de « petites divergences » d’opinions ni à tomber dans la partisanerie. C’est bien beau, mais certains libéraux souhaitaient tout de même recevoir l’assurance que leur parti a encore une âme. Cela dit, personne n’est prêt à cracher dans la soupe avec un chef aussi populaire qui a sauvé le parti de la déchéance il y a un an.

Pourquoi cela dérange

Le Parti libéral en reste un de pouvoir, mais à quel prix ? Carney a livré un message tout à l’économie qui frisait l’antiaméricanisme. Pas un mot sur les conservateurs et Pierre Poilievre. L’ennemi numéro un demeure Donald Trump. Signe des temps, la plus grosse salve d’applaudissements du discours a été entendue lorsque le premier ministre a juré que « l’époque où l’armée canadienne envoyait 70 cents de chaque dollar aux États-Unis est révolue ».

Ce que cela implique concrètement

Nous sommes très loin des grands enjeux de justice sociale sous Justin Trudeau, où les thèmes de l’inclusion faisaient vibrer les militants. L’enthousiasme des libéraux réunis à Montréal n’avait d’égale que leur confiance en leurs moyens, guidés par un chef qui marche sur l’eau.

Lecture satirique

Les candidates aux élections partielles de lundi – deux à Toronto en plus de celle à Terrebonne – sont montées sur scène comme si leur triomphe était assuré. Les deux victoires dans la métropole ontarienne ne suscitent pas de doutes, en effet, et elles donneront à Mark Carney un gouvernement majoritaire. Dans Terrebonne, le résultat demeure imprévisible avec un Bloc Québécois compétitif.

Effet miroir international

Un an après avoir pris le pouvoir, Mark Carney peut se vanter d’avoir réussi à unir. Son pouvoir d’attraction est indéniable, lui qui a réussi à attirer des transfuges conservateurs et du NPD. Mais concrètement, depuis un an, bien peu de choses ont changé dans la vie du vrai monde. Le résultat des grands discours du premier ministre à l’étranger et de ses ententes avec d’autres pays que les États-Unis prendra du temps à se concrétiser.

À quoi s’attendre

Il ne faudrait pas que les libéraux confondent promesses et réalité. La confiance peut parfois monter à la tête et frôler l’arrogance. Le travail ne fait que commencer pour le gouvernement Carney.

Sources

Source : www.journaldemontreal.com

Mark Carney, l’homme de pouvoir
Visuel — Source : www.journaldemontreal.com

Voilà un article qui, sans exagérer, met en lumière les contradictions et les promesses non tenues de Mark Carney, tout en gardant un ton satirique et mordant.

Partager ici :
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire