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Au lendemain de la victoire de Péter Magyar aux élections législatives hongroises ce dimanche 12 avril, plusieurs cadres du Rassemblement national ont rendu hommage à Viktor Orbán, perdant des élections, et en ont profité pour critiquer la commission européenne.
À l’issue du résultat des élections législatives en Hongrie, la cheffe de file du Rassemblement national, Marine Le Pen, a dénoncé ce lundi 13 avril « la satisfaction de la Commission européenne » après la défaite de Viktor Orban « qui a durant seize ans défendu avec courage et détermination la liberté et la souveraineté de la Hongrie ».
« La satisfaction exprimée par la Commission européenne qui n’a eu de cesse d’outrepasser ses prérogatives et ses compétences au détriment du pouvoir des peuples devrait inquiéter les Hongrois sur la persistance de cette liberté chèrement défendue depuis des années », écrit Marine Le Pen sur X.
Des « accusations grotesques » de ‘dictature’
« La Hongrie a choisi l’Europe », s’est réjouie la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, à l’annonce des résultats tout comme Emmanuel Macron, le chancelier allemand Friedrich Merz ou le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez qui ont également adressé leurs félicitations à Péter Magyar, candidat vainqueur des élections qui va devenir le nouveau Premier ministre du pays.
« Malgré les accusations grotesques de ‘dictature’ dont le gouvernement de Viktor Orbán a été accusé depuis des années, la Hongrie démocratique a choisi l’alternance », a noté la dirigeante du Rassemblement national (RN) qui s’était rendue fin mars à Budapest pour soutenir son allié « symbole de (la) résistance » à Bruxelles.
Dimanche soir, le président du RN Jordan Bardella avait déjà rendu hommage à Viktor Orbán, « un grand patriote ». « Ce résultat, accueilli respectueusement par Viktor Orbán, démontre que les accusations incessantes des institutions européennes ces dernières années contre la démocratie hongroise étaient infondées », avait-il ajouté.
Une alliance dans la critique de l’Europe
Viktor Orbán, plus proche allié de la Russie au sein de l’Union européenne, bloquait notamment le versement d’un prêt européen de 90 milliards d’euros à l’Ukraine.
Le RN a également voté au Parlement européen contre ce prêt. « On n’a plus les moyens de payer pour ce prêt », a estimé le député RN Jean-Philippe Tanguy ce lundi matin sur France Inter, affirmant qu’il est « gagé sur des indemnités de guerre que la Russie ne paiera jamais ».
Jean-Philippe Tanguy a reconnu que le soutien américain, symbolisé par la visite du vice-président JD Vance à Budapest, avait pu desservir Viktor Orbán.
« Cela dessert tout le temps. Nous sommes contre toutes les ingérences de toutes origines. Il faut toujours être patriote, souverainiste, faire de la politique pour son pays », a-t-il jugé.
Selon lui, la défaite de Viktor Orbán n’est pas un recul de leurs idées en Europe mais est liée « à l’usure du pouvoir ». Le programme de Peter Magyar, qui est un conservateur, « est à 90% de celui de M. Orban », a-t-il encore jugé.
Marine Le Pen : La Défaite de Viktor Orbán, un Triomphe de la « Liberté » ?
Le Rassemblement national célèbre la défaite d’Orbán tout en dénonçant la Commission européenne. Ironie ou incohérence ?
Au lendemain de la victoire de Péter Magyar aux élections législatives hongroises, le Rassemblement national (RN) a décidé de rendre hommage à Viktor Orbán, le perdant emblématique. Marine Le Pen, cheffe de file du RN, a même eu l’audace de dénoncer la « satisfaction » de la Commission européenne après cette défaite. Un véritable chef-d’œuvre d’ironie politique !
Ce qui se passe réellement
À l’issue des élections, Marine Le Pen a déclaré que Viktor Orbán avait « défendu avec courage et détermination la liberté et la souveraineté de la Hongrie ». Oui, vous avez bien lu. La même personne qui a été accusée de dérives autoritaires pendant seize ans est maintenant célébrée comme un héros de la liberté. Le monde à l’envers, n’est-ce pas ?
Le RN a également profité de cette occasion pour critiquer la Commission européenne, qu’ils accusent d’outrepasser ses prérogatives. « Les Hongrois devraient s’inquiéter de cette liberté chèrement défendue », a tweeté Le Pen. Mais qui défend vraiment cette liberté ?
Pourquoi cela dérange
Le RN, qui se présente comme le champion de la souveraineté nationale, semble avoir un problème de mémoire. Les accusations de « dictature » portées contre Orbán ne viennent pas de nulle part. Elles sont le reflet d’un régime qui a muselé la presse et restreint les libertés individuelles. Mais pour Le Pen, tout cela semble être un détail insignifiant dans son récit héroïque.
Ce que cela implique concrètement
La défaite d’Orbán pourrait signifier un tournant pour la Hongrie, qui pourrait enfin se libérer de l’emprise autoritaire. Mais pour Le Pen et le RN, cela représente une menace pour leurs idéaux. La critique de l’Europe devient leur mantra, même si cela signifie soutenir un régime qui a bafoué les droits humains.
Lecture satirique
Le RN, qui prône le patriotisme à tout va, se retrouve à applaudir un homme dont le bilan est loin d’être glorieux. C’est un peu comme si un voleur se vantait d’être le meilleur gardien de la paix. La contradiction est si flagrante qu’elle en devient presque comique.
Effet miroir international
Cette situation rappelle les discours de certains dirigeants autoritaires à travers le monde, qui se présentent comme des défenseurs de la liberté tout en muselant leurs opposants. Une belle ironie, n’est-ce pas ?
À quoi s’attendre
Si le RN continue sur cette lancée, il pourrait bien se retrouver à défendre des positions de plus en plus extrêmes, tout en se présentant comme le champion de la démocratie. Une évolution inquiétante qui mérite d’être surveillée de près.
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