Un marathon pour le moins insolite s’est tenu, ce dimanche 5 avril, dans un bar du port des Sables-d’Olonne, en Vendée. Mathias Guérin, 31 ans, s’est lancé pour défi de boucler une course de 42,195 kilomètres en tournant en rond, sans sortir de l’établissement, sous le regard des clients.
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Un évènement sportif étonnant s’est déroulé, ce dimanche 5 avril, à l’intérieur du bar Ayo, dans le port des Sables-d’Olonne (Vendée), sur le quai Emmanuel Garnier. Mathias Guérin, 31 ans, s’est donné pour défi de courir la distance d’un marathon sans jamais sortir de l’établissement.
Le marathonien du dimanche a donc choisi de courir en rond autour du comptoir central du bar, sous le regard des clients qui l’encouragent. Lancé dans la course à 14h30, il a bouclé la distance mythique de 42,195 kms en 4h57.
Cette idée déroutante est née simultanément dans l’esprit du jeune homme et des deux gérants du lieu, Alexandre Bernadet et Antoine Le Cam. Ce dernier explique : « c’est parti un soir après le service, à la débauche : on discutait de tout et de rien. On a la particularité d’avoir un bar rond, alors on s’est dit que ce serait drôle un jour d’organiser un marathon autour du bar… et on est rentrés« .
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Mathias Guérin, 31 ans, s’est donné pour défi de courir la distance d’un marathon tout en restant dans le même bar
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©Antoine Le Cam
Quelque temps plus tard, Mathias Guérin, un habitué des lieux, exprime la même idée aux deux tenanciers. « Mathias a déjà fait pas mal de semi-marathons, deux marathons, et il est habitué des ultra-trails, donc il connaît l’effort, explique Antoine Le Cam. Mais il ne connaissait pas l’effort en rond !«
Dans ce bar, fondé au printemps 2024, qui retransmet régulièrement des évènements sportifs, l’idée étrange plaît beaucoup. Les clients y ont en effet l’habitude de se réunir autour du sport. « On adore diffuser des événements sportifs, on a diffusé les Jeux Olympiques, le basket, le foot, le Tour de France« , décrit Antoine Le Cam.
Le rendez-vous est donc pris avec Mathias Guérin pour animer l’ambiance en ce dimanche de Pâques. « À la base, c’est un petit délire entre copains. On ouvre normalement à 17 heures le dimanche après-midi, mais ça a pris un peu d’ampleur, donc on a ouvert plus tôt pour l’événement, pour bien débuter la saison« , rapporte le tenancier. « Mathias s’est préparé, et dans tous les cas, il était hors de question qu’on fasse ça avec quelqu’un qui n’a aucun bagage« , assure-t-il.
La formule semble fonctionner. Ce dimanche, une heure après le grand départ, il y avait une forte affluence au bar Ayo. Une cinquantaine de personnes étaient présentes en terrasse, sirotant des boissons tout en criant quelques encouragements pour le sportif.
« Le bar est ouvert, il est en train de courir, les gens sont au milieu, ils boivent des verres, ils l’encouragent. Quand il va passer sur les derniers kilomètres, ça va se remplir, aux alentours de 19h, au moment du pic. Ça peut monter assez fort !« , avançait alors Antoine Le Cam.
Quelques autres curieux ont observé depuis le quai.
Mathias Guéri, 31 ans, s’est donné pour défi de courir la distance d’un marathon tout en restant à l’intérieur du bar Ayo, aux Sables-d’Olonne (Vendée), le 5 avril 2026.
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© Antoine Le Cam
Le tracé de la course contournait le bar central dans une partie intérieure, avant de passer sur la terrasse au milieu des clients attablés. « On a pris un mètre, on a mesuré : en tout, ça fait 45 mètres. Du coup, en moyenne, il met entre 16 et 17 secondes par tour« , a décrit le gérant.
À la fin de la journée, le marathonien a ainsi effectué pas moins de 1 000 fois le tour du bar.
« Il ne fait que courir. Il change de sens tous les deux kilomètres. C’est surtout pour éviter des douleurs dans les articulations… Il aurait mal, donc il faut varier« , expliquent les gérants. Le sportif s’est également permis quelques courtes pauses pour boire.
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Marathon ou cirque ? La performance insolite de Mathias Guérin
Un marathon en rond dans un bar, une idée aussi absurde que rafraîchissante. Mais derrière cette performance, que cache vraiment notre société ?
Introduction
Ce dimanche 5 avril, le port des Sables-d’Olonne a été le théâtre d’un événement pour le moins insolite : Mathias Guérin, 31 ans, a décidé de courir un marathon de 42,195 kilomètres… sans jamais sortir du bar Ayo. Sous les yeux amusés des clients, il a tourné en rond, défiant les lois de la logique et de la gravité, tout en se désaltérant de temps à autre. Une performance qui soulève des questions sur notre rapport au sport, à l’absurde et à la réalité.
Ce qui se passe réellement
L’idée de ce marathon en rond a germé dans l’esprit de Mathias et des gérants du bar, Alexandre Bernadet et Antoine Le Cam, lors d’une discussion décontractée après le service. « C’est parti un soir après le service, à la débauche », raconte Antoine. Un bar rond, une idée farfelue, et voilà comment un marathon est né dans un établissement qui diffuse habituellement des événements sportifs classiques.
L’événement a attiré une cinquantaine de personnes, sirotant des boissons tout en encourageant le coureur. « Le bar est ouvert, il est en train de courir, les gens sont au milieu, ils boivent des verres », s’enthousiasme Antoine. Une ambiance festive, mais qui fait écho à une réalité plus sombre : celle d’une société qui tourne en rond, littéralement et figurativement.
Pourquoi cela dérange
Cette performance, bien que divertissante, met en lumière une incohérence frappante. Dans un monde où l’on valorise l’effort physique, qu’est-ce que cela signifie de courir en rond, sans but réel, si ce n’est pour le spectacle ? À une époque où les discours politiques se veulent porteurs de progrès, cette course symbolise une stagnation, une répétition des mêmes schémas sans véritable avancée.
Ce que cela implique concrètement
Mathias a bouclé son marathon en 4h57, mais à quel prix ? En tournant en rond, il a effectué 1 000 tours autour du bar, un exploit qui pourrait être perçu comme une métaphore de notre époque : courir après des objectifs illusoires, tout en restant enfermé dans des schémas répétitifs. Une réflexion sur la nature même de nos ambitions et de nos luttes.
Lecture satirique
Ironiquement, ce marathon en rond pourrait être comparé aux promesses politiques qui, elles aussi, semblent tourner en rond. Les discours sur le progrès et l’innovation sont souvent déconnectés de la réalité. À l’image de Mathias, qui change de sens tous les deux kilomètres pour éviter les douleurs, nos dirigeants semblent parfois se contenter de faire du surplace, sans véritable direction.
Effet miroir international
À l’échelle mondiale, cette performance trouve un écho dans les dérives autoritaires qui se multiplient. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, les discours politiques sont souvent marqués par des promesses non tenues et des actions qui semblent tourner en rond. Les dirigeants, tout comme Mathias, semblent parfois piégés dans un cycle sans fin.
À quoi s’attendre
Si cette tendance se poursuit, nous pourrions nous retrouver dans un monde où l’absurde devient la norme. La performance de Mathias pourrait ainsi être le reflet d’une société qui, au lieu d’avancer, préfère se complaire dans des spectacles sans substance. Un avertissement sur les dangers de l’inaction et de la répétition.
Sources

Visuel — Source : France3 Régions
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