Marathon des Sables : Quand le réchauffement climatique fait courir les organisateurs
Le Marathon des Sables, célébrant ses 40 ans, s’adapte à des températures de plus en plus extrêmes. Une ironie qui ne fait pas rire tout le monde.
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Le Marathon des Sables, cette épreuve mythique qui attire les amateurs de souffrance et de déshydratation, fête cette année ses 40 ans. Du 3 au 13 avril, 1 500 participants, dont un tiers de femmes, s’élanceront sur un parcours de 270 km dans le désert marocain. Mais attention, la chaleur est au rendez-vous, et pas qu’un peu !
Ce qui se passe réellement
Cyril Gauthier, le nouveau patron de la course, n’oubliera pas de sitôt son premier marathon en tant que chef d’orchestre. « Cette année-là, on est monté à 57 degrés », se remémore-t-il, tandis que les coureurs se préparent à affronter des conditions de plus en plus imprévisibles. « Au mois d’octobre, là où on doit avoir 35 degrés, il a fait 11 degrés et il s’est mis à pleuvoir. On doit s’adapter. » Oui, s’adapter, c’est le mot clé, surtout quand la météo joue à cache-cache avec les participants.
Des « montées erratiques de températures »
Les organisateurs doivent jongler avec des températures qui montent en flèche. « Notre plus gros souci aujourd’hui, ce sont les montées erratiques de températures », explique Gauthier. Pour pallier à cela, ils prévoient de la glace à disposition sur tous les check-points. Une belle image : des coureurs en pleine course, arrosés de glaçons, comme des poules dans un frigo !
Et ce n’est pas tout ! Un dispositif médical impressionnant accompagne les participants : 120 médecins, infirmiers, et même un container réfrigéré pour les urgences. Sans oublier la « camel squad » de 40 dromadaires, qui, espérons-le, ne seront pas trop fatigués pour porter les coureurs en détresse.
Pourquoi cela dérange
Il est fascinant de voir comment un événement aussi prestigieux doit se plier aux caprices du climat. Les promesses de courses épiques se heurtent à la réalité d’un monde en surchauffe. Les coureurs, en quête de gloire, se retrouvent à jongler avec des risques d’hyperthermie. « Il y a des risques si les coureurs veulent courir à la même vitesse que d’habitude », avertit Fabien Doguet, médecin sur la course. Mais qui a besoin de bon sens quand on peut courir dans le désert ?
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences sont claires : les organisateurs devront changer les règles du jeu. « Il faudra sans doute revoir la saisonnalité : du mois d’avril, on passera peut-être à mars, peut-être en février, janvier ou décembre », admet Gauthier. On se demande si un marathon en plein hiver ne serait pas un peu trop… rafraîchissant ?
Lecture satirique
Les discours politiques sur le changement climatique semblent s’éloigner de la réalité. Pendant que certains prêchent la nécessité d’agir, d’autres continuent à organiser des marathons dans des conditions de plus en plus extrêmes. Un bel exemple de décalage entre promesses et réalité, où l’on préfère arroser les coureurs plutôt que de s’attaquer aux causes du problème.
Effet miroir international
À l’échelle mondiale, cette situation fait écho aux dérives autoritaires et aux politiques ultraconservatrices qui ignorent les signes du changement climatique. Pendant que certains pays s’enfoncent dans le déni, d’autres, comme les organisateurs du Marathon des Sables, tentent de s’adapter à un monde qui brûle.
À quoi s’attendre
Si les tendances actuelles se poursuivent, il est fort probable que le Marathon des Sables devra réduire ses distances, voire changer de lieu. Mais après tout, qui a besoin d’un marathon de 270 km quand on peut courir 150 km sous un soleil de plomb ?



