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Pas de 7e victoire au marathon de Paris pour le para-athlète de 43 ans Julien Casoli, mais un podium tout de même. Une belle deuxième place au terme d’un parcours qu’il connaît bien et qu’il pourrait bien arpenter de nouveau l’année prochaine.
« À la base, je ne voulais pas le faire. Je me suis inscrit il y a 10 jours« , s’amuse le Haut-Saônois Julien Casoli qui a terminé le marathon de Paris ce dimanche 12 avril à la seconde place du classement de la catégorie handisport, derrière Thibault Daurat, un autre Français. Une arrivée au terme d’une heure et 36 minutes de course que l’athlète de Navenne près de Vesoul a prise comme « un bon entraînement » pour se préparer aux prochaines compétitions de la saison.
Entre Julien Casoli et le marathon de Paris, c’est une longue histoire qui se compte en victoires. Six au total, en 2012, 2015, 2019, 2021, 2022 et 2025. Cette année, le para-athlète était cependant plus là pour le plaisir que pour la gagne. « Je n’avais pas d’attentes particulières. Je ne m’étais pas plus préparé que ça donc, une deuxième place, c’est pas mal ! », réagit-il.
Il voyait plutôt cette course comme un moyen de se préparer pour une compétition internationale qui l’attend en mai prochain, en Suisse. Et à 43 ans, il espère performer face aux meilleurs de sa catégorie, dont il fait partie au vu de ses résultats. « Sur la piste, je suis toujours dans le Top 5 au monde. »
S’il n’a pas décroché la victoire, au marathon ce dimanche, c’est aussi dû à la prestation de Thibault Daurat, 22 ans qui a terminé sa course en une heure et 32 minutes, se hissant ainsi à la première place. Une belle revanche du jeune français après avoir terminé sur la deuxième marche du podium, derrière Julien Casoli en 2025.
🇫🇷 Thibault Daurat remporte le Marathon de Paris 2026 ❤️
Grande première pour notre tricolore sur la course fauteuil du Marathon parisien 🥇
1h32’10 » ⏱️
Julien Casoli, sextuple vainqueur de l’épreuve, également sur le podium pour un doublé tricolore 🥈 pic.twitter.com/HtxFvDpUg4— SPORTRICOLORE (@sportricolore) April 12, 2026
Ce dernier considère d’ailleurs son cadet comme un futur cador de la discipline. « C’est la relève, c’est lui qui va me remplacer ! », sourit Julien Casoli, qui ne ferme pas la porte à une participation au Marathon de Paris l’année prochaine. La promesse d’une nouvelle course effrénée entre ces deux champions français.
Marathon de Paris : Julien Casoli, un podium mais pas de 7e victoire
Julien Casoli, le para-athlète de 43 ans, prend la deuxième place au marathon de Paris, un parcours qu’il connaît bien, mais où la victoire lui échappe cette fois-ci. Un clin d’œil à la réalité déconcertante du sport inclusif.
Ce dimanche 12 avril, Julien Casoli a terminé le marathon de Paris à la seconde place de la catégorie handisport, derrière le jeune Thibault Daurat. Une performance qu’il a qualifiée de « bon entraînement », après s’être inscrit seulement dix jours avant la course. « À la base, je ne voulais pas le faire », a-t-il plaisanté, prouvant que même les champions peuvent avoir des doutes. Mais ne vous y trompez pas, cette deuxième place est loin d’être un coup d’essai : Casoli a déjà remporté six marathons de Paris, de 2012 à 2025. Cette année, il était là pour le plaisir, mais aussi pour se préparer à des compétitions internationales à venir.
Ce qui se passe réellement
La course a été marquée par une belle revanche pour Daurat, 22 ans, qui a terminé en 1h32, tandis que Casoli a franchi la ligne en 1h36. Un écart qui pourrait sembler anodin, mais qui souligne la montée en puissance de la jeune génération. « C’est la relève, c’est lui qui va me remplacer ! », a déclaré Casoli avec un sourire, comme s’il était déjà prêt à passer le flambeau. Mais derrière cette camaraderie se cache une réalité plus complexe : la compétition dans le sport handisport est de plus en plus féroce, et les attentes de performance sont souvent démesurées.
Pourquoi cela dérange
La situation de Casoli met en lumière des incohérences dans le discours autour du sport inclusif. D’un côté, on célèbre les performances des athlètes handisport, mais de l’autre, on les relègue souvent à un statut de « courageux » ou de « surhumains ». Cette dichotomie entre admiration et paternalisme est à la fois absurde et révélatrice des préjugés qui persistent dans notre société.
Ce que cela implique concrètement
Les athlètes comme Casoli ne sont pas seulement des symboles de résilience ; ils sont des compétiteurs à part entière. Ignorer cela, c’est réduire leur parcours à une simple histoire de surpassement personnel, sans reconnaître les défis systémiques qu’ils affrontent. La question qui se pose alors est : jusqu’à quand les athlètes handisport seront-ils perçus comme des exceptions plutôt que comme des normes ?
Lecture satirique
Il est ironique de constater que, dans un monde où l’on prône l’égalité et l’inclusion, les discours politiques semblent souvent déconnectés de la réalité du terrain. Les promesses de soutien aux athlètes handisport se heurtent à une réalité où les financements et les infrastructures restent insuffisants. La compétition devient alors un champ de bataille où les discours politiques se heurtent à des faits concrets, et où la victoire est souvent réservée à ceux qui ont les moyens de se préparer correctement.
Effet miroir international
À l’échelle mondiale, cette situation n’est pas unique à la France. Aux États-Unis, par exemple, les athlètes handisport sont souvent confrontés à des politiques qui favorisent les compétitions élitistes au détriment d’un accès équitable pour tous. En Russie, les discours sur le sport inclusif sont souvent utilisés comme des outils de propagande, masquant les réalités du terrain. Ces parallèles soulignent l’importance d’une approche véritablement inclusive, qui ne se limite pas à des discours mais qui se traduit par des actions concrètes.
À quoi s’attendre
Alors que Casoli envisage déjà sa participation au marathon de Paris l’année prochaine, il est essentiel de se demander si les conditions pour les athlètes handisport vont réellement s’améliorer. Les tendances actuelles laissent entrevoir une compétition de plus en plus intense, mais aussi une nécessité d’un soutien accru pour garantir que tous les athlètes, quel que soit leur parcours, aient les mêmes chances de briller.
Sources
Source : france3-regions.franceinfo.fr





