Notre dossier spécial Marathon de Paris 2026

Elle est comme le bon vin, elle ne cesse de se bonifier au fil des ans. La ligne 42, une ligne fictive créée par la RATP en 2018, sera encore pour cette 49e édition du Schneider Electric Marathon de Paris, le compagnon idéal pour être au cœur de l’événement.

Partenaire de l’épreuve depuis 2011, la RATP a imaginé cette ligne pour répondre à un besoin de plus en plus grandissant. Nicolas Martin, le responsable des actions et partenariats sportifs à la RATP, raconte ses débuts : « On recevait énormément de demandes d’informations de voyageurs. Par exemple, on nous disait : J’habite Bordeaux, je n’ai jamais pris de métro. Comment je fais pour retrouver mon mari, comment je fais pour suivre ma femme ? Et les étrangers, c’était la même chose. »

C’est comme ça qu’est née l’idée de cette « ligne 42 » (comme le nombre de kilomètres d’un marathon), qui a vu le jour officiellement en 2018 sous la forme d’une carte qui pointe les 34 stations de métro longeant le parcours. Cette carte est fournie à chaque concurrent et on peut la retrouver sur le stand RATP au salon Run Experience à la Porte de Versailles (XVe), ce samedi.

« Petit à petit, on a proposé de plus en plus de services qu’il fallait décliner en vrai concept pour permettre à toutes ces personnes qui suivent les marathoniens de pouvoir le faire dans les meilleures conditions et au plus près. La RATP était la mieux placée pour matérialiser ça. L’enjeu est important car chaque marathonien est entouré en moyenne de trois personnes qui viennent le soutenir sur le parcours. Cela représente beaucoup de monde à prendre en charge, environ 180 000 personnes. »

Un parcours « touriste » et un parcours « supporters » sont proposés

Évidemment, ce service n’est pas gratuit. Chaque voyageur devra avoir un titre de transport. « On les invite à prendre un passe Navigo Jour, c’est plus rentable, assure Nicolas Martin. Il est de 12,30 euros. La personne peut voyager en illimité. On vend même des titres de transport au salon Run Experience. »

Cette année, la RATP a encore amélioré le concept en créant deux parcours : « L’un est plutôt touristique et l’autre plutôt pour supporter au mieux son athlète avec l’idée d’être toujours au plus près des stations de métro. Il y a cinq points de contact (Franklin D. Roosevelt, Bastille, Porte Dorée, Bastille, Porte Dauphine) pour le parcours supporters. Cela signifie que vous pouvez voir cinq fois votre marathonien. Pour le parcours touriste, il y a quatre points de contact (Franklin D. Roosevelt, Palais Royal Musée du Louvre, Trocadéro, Porte Dauphine). »

Mieux, en fonction du sas de départ, la RATP indique l’heure de passage du concurrent à ces différents points de contact. Par exemple, pour un marathonien parti dans le sas rouge (3 heures), il mettra 29 minutes pour arriver à Bastille de Franklin D. Roosevelt. Un trajet que le supporter fera en 12 minutes en métro. Et ainsi de suite pour les autres points de contact.

Pour le parcours touriste, les quatre stations permettent d’admirer l’Arc de Triomphe, le Carrousel du Louvre, l’Opéra Garnier, le Musée d’Orsay, la tour Eiffel notamment.

La RATP a aussi installé deux fan-zones à la Porte Dorée et à Sully-Morland à disposition des supporters. « Il y aura un comédien avec un mégaphone pour encourager les marathoniens et deux hôtesses qui donneront gratuitement des pancartes aux supporters pour écrire leurs messages d’encouragement. »

Une fois le marathon de Paris terminé, la RATP fera un retour d’expérience de cette édition et essayera d’améliorer encore le dispositif de la Ligne 42 pour l’année prochaine. « C’était un peu informel au départ et puis c’est vraiment devenu une chose intégrée au marathon. On veut systématiquement l’améliorer, l’amplifier et proposer toujours plus de services inclusifs pour les coureurs et leurs entourages. »

Marathon de Paris 2026 : La ligne 42, tour de magie ou simple illusion ?

L’événement devient un modèle d’incohérence où la RATP promet d’aménager le parcours des marathoniens tout en prenant bien soin de facturer leurs supporters.

Ah, le Marathon de Paris, ce grand cirque où les véritables athlètes se battent, tandis que les spectateurs, à l’instance de la RATP, doivent s’acquitter d’un passe Navigo Jour à 12,30 euros pour suivre leurs bien-aimés dans l’effort. Si l’on pensait que la course serait gratuite, il faut croire que la politique de transport a encore frappé !

Ce qui se passe réellement

La fameuse ligne 42, introduite par la RATP en 2018, est censée faciliter le suivi des coureurs. Comprenant 34 stations, elle va devenir le guide des supporters lors de la 49e édition du Schneider Electric Marathon de Paris. Nicolas Martin, de la RATP, a venté l’initiative en évoquant d’improbables demandes d’informations de la part de visiteurs étrangers. Le besoin de repères dans une ville labyrinthique, voilà donc la justification d’un service devenu indispensable. Sauf que ce service n’est pas gratuit, et que l’on attend de nos chers spectateurs qu’ils contribuent à la fête en dépensant leur argent !

Pourquoi cela dérange

Ce parcours « supporters » et « touristes » s’avère être un mirage. Quand on vous propose de voir votre marathonien cinq fois sur le parcours dans des stations décorées pour l’occasion, on frôle le ridicule quand l’inconvénient est que vous devez d’abord garder un œil sur le prix du ticket de transport, tout en jonglant avec l’itinéraire fréquemment modifié pour la course. Comment concilier un événement inclusif avec un coût supplémentaire, et des promesses de convivialité avec un porte-monnaie qui crie au secours ?

Ce que cela implique concrètement

Les promesses de la RATP sont flatteuses : il s’agit de « créer des services inclusifs » pour environ 180 000 supporters entourant les marathoniens. Cependant, la réalité montre que cette accessibilité se monnaye cher, dérivant vers une logique où l’enthousiasme se transforme lentement en dépense imprévue.

Lecture satirique

Pensons un instant aux gouvernements qui parlent d’inclusivité tout en renflouant leurs caisses avec des taxations cachées. Ici, la RATP fait du juriste en rendant l’inclusivité attrayante, tant que cela entre dans un budget… Les promesses d’une course pour tous deviennent un spectacle payant, où la participation est tout aussi onéreuse qu’une soirée dans un restaurant étoilé.

Effet miroir international

Si l’on songe aux dérives autoritaires dans divers pays, où la population est priée de contribuer à l’effort national même quand il n’en a pas les moyens, on ne peut s’empêcher de voir un parallèle indécent. Comme ces gouvernements qui fument de promesses pour masquer leurs exigences financières, la RATP transforme l’événement populaire en une levée de fonds bien orchestrée.

À quoi s’attendre

Pour l’édition 2027, on peut imaginer que la RATP tentera d’augmenter le tarif du passe à un montant tout à fait… olympique, tout en continuant à vanter des vues imprenables sur nos monuments. Car qui d’autre qu’elle pourrait trouver un moyen de faire appel à l’héroïsme sportif pour le rentabiliser ?

Sources

Source : www.leparisien.fr

Marathon de Paris 2026 : c’est quoi la « ligne 42 », ce tracé fictif imaginé par la RATP pour suivre au mieux la course ?
Visuel — Source : www.leparisien.fr
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