35 ans que le Marathon de Moorea, créé par le VSOP-XO Club et repris par Fenua Events, attire chaque année de nombreux coureurs polynésiens. Cette édition a eu lieu les 28 et 29 mars avec sept courses au programme. Parmi les parcours phares : le semi-marathon de 21 kilomètres et le marathon de 42 kilomètres.

Un événement populaire

Pour y participer il faut se préparer… Et se lever tôt. Départ à 4h30 pour ces deux courses.

Le semi a rassemblé plus de 700 coureurs samedi. 200 ont tenté le plus long parcours, le dimanche. La circulation a été en partie bloquée pour l’occasion, notamment au niveau de la place publique de Taahiamanu.

Entre performance ou simple défi personnel, chacun impose son rythme. Parmi les participants, quelques visages connus dont Mehiata Riaria, Miss Tahiti 2013 et l’influenceur Kaualu. « C’est important de faire du sport et des vidéos sport pour motiver les jeunes à s’y mettre. Et c’est un super événement sur Moorea » a confié le tiktokeur en continuant à courir.

Au-delà des sportifs, l’événement mobilise du monde, organisateurs, bénévoles et forces de l’ordre.

Les supporters étaient aussi au rendez-vous pour motiver les participants.

Les grands gagnants

Après 1h18 de course (21 km), Félice Covillon franchit la ligne d’arrivée en premier. À 19 ans, le spécialiste de la piste s’offre une première victoire sur cette distance.

« C’est au moins trois mois de préparation. à côté je fais de la piste. Le semi-marathon m’a permis de tenir à la longue. »

Félice Covillon, gagnant du semi-marathon (21 km)

Chez les dames, Mylène Gauthier s’impose en 1h38 (21 km). Pour sa deuxième participation, elle maîtrise parfaitement sa course et s’offre la victoire.

« J’ai fait un meilleur temps que l’année dernière donc on va dire que l’entraînement a payé. Il y avait d’autres participantes pas très loin derrière, ça m’a mis un petit coup de boost sur la fin. »

Mylène Gauthier, gagnante chez les femmes (21 km)

Le lendemain, sur le 42 kilomètres, Florine Briot l’emporte chez les femmes en 3h52. La double championne en titre n’a pas pu participer cette année, à cause d’une blessure.

Chez les hommes, Damien Troquenet domine la course en 2h35.

« J’étais prêt. Il y a deux semaines, j’ai battu mon record sur 10 kilomètres localement, parce que c’est vrai qu’il y a un fossé entre les performances ici avec l’humidité et la chaleur et à l’extérieur dans des endroits tempérés » a déclaré le marathonien bien connu localement et plusieurs fois victorieux à cette course.

« Le marathon c’est toujours une aventure, tu ne sais jamais ce qui peut t’arriver et c’est un effort très long. »

Damien Troquenet, vainqueur du marathon (42 km)

Prochain rendez-vous pour les passionnés : le 9 mai à Moorea pour le trail de nuit.

Tous les résultats sont disponibles sur le site my.raceresult.com

Marathon de Moorea : Quand le sport rime avec le réveil à l’aube

Le 35ème Marathon de Moorea a attiré plus de 900 coureurs, mais qui aurait cru qu’il fallait se lever à 4h30 pour participer à un événement censé célébrer la joie du mouvement ?

Le 28 et 29 mars, le Marathon de Moorea, orchestré par le VSOP-XO Club et Fenua Events, a vu s’affronter des coureurs polynésiens sur des parcours allant du semi-marathon de 21 km au marathon de 42 km. Mais, entre la passion du sport et l’absurdité de l’horaire, on se demande si le véritable défi n’est pas de sortir du lit à une heure aussi indécente.

Ce qui se passe réellement

Pour y participer, il faut se préparer… et se lever tôt. Le semi-marathon a rassemblé plus de 700 coureurs, tandis que 200 intrépides ont tenté le marathon. La circulation a été bloquée, car il est essentiel de rendre la vie difficile aux non-coureurs pour célébrer la performance de quelques-uns. Les visages connus, comme Mehiata Riaria, Miss Tahiti 2013, ont également fait le déplacement, prouvant que le sport est aussi une question de visibilité.

Pourquoi cela dérange

Le paradoxe est flagrant : un événement qui célèbre la santé et le bien-être nécessite de bloquer la circulation et de déranger le sommeil de ceux qui n’ont pas choisi de participer. Cela soulève la question : à quel point le sport doit-il être élitiste pour être célébré ?

Ce que cela implique concrètement

Les supporters, mobilisés pour encourager les coureurs, sont aussi là pour rappeler à ceux qui ne courent pas qu’ils sont, en quelque sorte, exclus de cette fête. Le marathon devient alors un symbole de division plutôt qu’un rassemblement communautaire.

Lecture satirique

Les discours politiques autour du sport et de la santé sont souvent déconnectés de la réalité. On nous promet des événements qui rapprochent, mais la réalité est que ces marathons ne font que renforcer les inégalités. Les coureurs, souvent issus de milieux favorisés, sont célébrés tandis que les autres sont laissés sur le bord de la route, littéralement et figurativement.

Effet miroir international

En regardant au-delà de nos frontières, on peut voir des parallèles avec les politiques autoritaires qui privilégient une élite au détriment de la majorité. Des événements comme celui-ci, bien que festifs, peuvent devenir des outils de division sociale, tout comme les discours politiques qui promettent l’égalité tout en favorisant les privilégiés.

À quoi s’attendre

À l’avenir, il serait peut-être temps de repenser le format de ces événements pour qu’ils soient réellement inclusifs. Peut-être un marathon à 10h du matin ?

Sources

Source : la1ere.franceinfo.fr

EN IMAGES. Un millier de participants au 35ème marathon de Moorea
Visuel — Source : la1ere.franceinfo.fr
Partager ici :
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire