Le service d’action extérieur de l’Union européenne vient de publier son 4ᵉ rapport sur les menaces que représentent les manipulations de l’information et les ingérences étrangères, une étude qui porte sur l’année 2025.
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Selon ce document, le nombre d’attaques est en hausse. Il a atteint un niveau de complexité inédit l’an dernier. La Russie et la Chine sont présentées comme les deux acteurs les plus menaçants. Deux puissances qui se sont dangereusement appuyées sur l’intelligence artificielle. Par exemple, un incident détecté sur quatre a été produit ou relayé par l’IA.
Pour décrypter ces constats ainsi que les solutions proposées par les auteurs de l’étude, nous recevons ce soir Alexandre Alaphilippe. Il est directeur exécutif de l’EU Disinfo Lab.
► La chronique de Grégory Genévrier de la cellule Info Verif de RFI.
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Manipulations de l’information : la Russie et la Chine à l’assaut de nos cerveaux
Le dernier rapport de l’UE sur les ingérences étrangères révèle une montée en puissance des attaques, orchestrées par des puissances qui semblent avoir compris que l’intelligence artificielle est leur meilleur allié.
INTRODUCTION : Le service d’action extérieur de l’Union européenne vient de publier son 4ᵉ rapport sur les menaces que représentent les manipulations de l’information et les ingérences étrangères, une étude qui porte sur l’année 2025. Selon ce document, le nombre d’attaques est en hausse. Il a atteint un niveau de complexité inédit l’an dernier. La Russie et la Chine sont présentées comme les deux acteurs les plus menaçants. Deux puissances qui se sont dangereusement appuyées sur l’intelligence artificielle. Par exemple, un incident détecté sur quatre a été produit ou relayé par l’IA. Voilà qui donne une nouvelle définition à l’expression « intelligence » artificielle, n’est-ce pas ?
Ce qui se passe réellement
Le rapport de l’UE met en lumière une réalité troublante : les attaques de désinformation sont en pleine expansion, et leur sophistication atteint des sommets. La Russie et la Chine, ces deux géants aux ambitions démesurées, exploitent l’IA pour manipuler l’information à grande échelle. Un incident sur quatre, produit par des algorithmes, nous rappelle que la technologie peut être un outil de manipulation aussi bien que d’émancipation.
Pourquoi cela dérange
Ce qui dérange, c’est la contradiction flagrante entre la promesse d’une information libre et l’utilisation de l’IA pour la déformer. La complexité des attaques ne fait qu’accentuer l’absurdité d’un monde où la vérité est devenue une denrée rare, souvent remplacée par des récits fabriqués. On pourrait presque croire que la réalité est devenue un simple produit de consommation, façonné par des puissances qui semblent jouer à un jeu dangereux.
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences de cette montée des manipulations sont alarmantes. La confiance du public dans les médias traditionnels s’effrite, laissant place à une désinformation galopante. Les citoyens, devenus les cibles de ces attaques, se retrouvent dans un océan d’incertitudes, où chaque information doit être scrutée avec méfiance. Une société mal informée est une société vulnérable, et cela, les acteurs autoritaires l’ont bien compris.
Lecture satirique
Ah, la promesse d’un monde connecté et informé ! Qui aurait cru que ce même monde serait le terrain de jeu de puissances autoritaires ? Les discours politiques, pleins de bonnes intentions, se heurtent à la réalité d’une manipulation orchestrée par ceux qui, sous couvert de progrès, nous plongent dans la confusion. Les promesses de transparence sont éclipsées par des algorithmes qui préfèrent le chaos à la clarté.
Effet miroir international
En observant ces dérives, on ne peut s’empêcher de faire un parallèle avec d’autres régimes autoritaires, où la vérité est souvent sacrifiée sur l’autel du pouvoir. Que ce soit aux États-Unis, en Russie ou ailleurs, le schéma se répète : la désinformation devient un outil de contrôle, et les citoyens, des marionnettes dans un spectacle tragique.
À quoi s’attendre
Les tendances visibles laissent présager une intensification des attaques de désinformation. Si rien ne change, nous pourrions nous retrouver dans un monde où la vérité est un luxe, réservé à ceux qui ont les moyens de la chercher. Une société où l’IA, plutôt que de libérer l’esprit, devient le gardien d’une réalité façonnée par des intérêts obscurs.
Sources




