Manage : un recyparc flambant neuf pour des déchets toujours plus encombrants
Le nouveau recyparc de Manage promet de gérer plus de déchets, mais à quel prix pour les PME et les TPA ?
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À Manage, on a décidé de faire peau neuve avec un recyparc plus grand et plus « accueillant » pour les déchets. Oui, vous avez bien entendu : les citoyens pourront désormais se débarrasser de plastiques durs, d’asbeste-ciment, de pneus et d’objets réutilisables. Qui aurait cru qu’un jour, on pourrait se débarrasser de ses vieux pneus avec autant de panache ?
Ce qui se passe réellement
Le nouveau recyparc est effectivement plus grand que l’ancien et permettra de gérer davantage de déchets. Les citoyens pourront apporter quatre types de déchets supplémentaires, notamment les plastiques durs, l’asbeste-ciment, les pneus et les objets réutilisables. Le recyparc dispose aussi d’une zone de stockage clôturée pour la frigolite (EPS).
Cependant, l’accès au recyparc sera soumis à des conditions pour les PME et les TPA. Ces dernières devront soumettre un dossier pour obtenir l’acceptation de l’intercommunale. Pour couronner le tout, des améliorations de la mobilité ont été réalisées, avec des revêtements neufs et une voirie d’attente pour éviter les files d’attente à l’extérieur.
En matière de sécurité, dix caméras ont été installées pour protéger les travailleurs et les biens d’Hygea. Le local a été agrandi et mieux équipé pour améliorer les conditions de travail du personnel, et le recyparc répond désormais aux réglementations permettant l’accueil du personnel féminin au sein des équipes.
Le montant total des travaux s’élève à environ 2.814.000 euros, dont 812.000 euros sont subsidiés par la Wallonie. Chaque année, Hygea collecte près de 110.000 tonnes de déchets via ses 25 recyparcs. En 2016, un programme de redynamisation des installations a été lancé, toujours avec l’aide de la Wallonie. En 2026, 30.000 visiteurs sont attendus au recyparc de Manage.
Pourquoi cela dérange
On pourrait se demander si ces améliorations ne sont pas juste une façade pour masquer des incohérences plus profondes. Pourquoi imposer un dossier pour les PME et TPA alors que l’objectif est de faciliter le recyclage ? Cela ressemble plus à une bureaucratie qui s’auto-alimente qu’à une réelle volonté d’améliorer la gestion des déchets.
Ce que cela implique concrètement
Les PME et TPA, déjà souvent à la peine, devront jongler avec des formalités administratives supplémentaires. Pendant ce temps, les citoyens, eux, se réjouissent de pouvoir se débarrasser de leurs déchets avec un peu plus de style, mais à quel coût pour l’environnement et la collectivité ?
Lecture satirique
On pourrait presque croire que les promesses de ce nouveau recyparc sont un peu comme les discours politiques : brillants en surface, mais souvent déconnectés de la réalité. Alors que l’on nous promet un accès facilité, il semble que l’on préfère mettre des barrières pour les petites entreprises. Bravo, Manage, pour cette belle contradiction !
Effet miroir international
En observant cette situation, on ne peut s’empêcher de penser aux politiques autoritaires qui, sous couvert de modernisation, imposent des règles de plus en plus strictes. Comme si, à l’instar de certains gouvernements, on cherchait à contrôler plutôt qu’à libérer. Une belle leçon de gestion des déchets, n’est-ce pas ?
À quoi s’attendre
Si les tendances actuelles se poursuivent, on peut s’attendre à ce que ce recyparc devienne un modèle de bureaucratie inefficace, où les bonnes intentions se heurtent à la réalité des procédures. Espérons que les 30.000 visiteurs de 2026 ne se heurteront pas à des files d’attente interminables, mais avec autant de caméras, on peut toujours espérer un bon spectacle !



