Mali : Quand la junte de Goïta joue à cache-cache avec les djihadistes
La libération de 200 djihadistes présumés par la junte malienne soulève des questions sur la fermeté affichée par le général Goïta. Un aveu de faiblesse ou une stratégie désespérée ?
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INTRODUCTION : Au Mali, la junte du général Assimi Goïta, qui se présente comme le rempart contre le terrorisme, vient de livrer une prestation digne d’un numéro de cirque. En échange d’une trêve avec le Groupe de soutien de l’islam et des musulmans (GSIM), elle a décidé de relâcher environ 200 djihadistes présumés. Un choix qui, à première vue, ressemble plus à une capitulation qu’à une démonstration de force.
Ce qui se passe réellement
Leur libération met à mal la fermeté officiellement affichée par la junte face aux groupes djihadistes qui gangrènent le Mali. En mars, environ 200 djihadistes ont été relâchés, un échange contre une trêve des attaques de convois de carburant menées par le GSIM. Bien que l’identité exacte de ces individus soit floue, une source sécuritaire a confirmé qu’au moins une quinzaine de « djihadistes aguerris, parmi lesquels quelques cadres », faisaient partie des hommes libérés. Pendant ce temps, la pression djihadiste sur la junte n’a cessé d’augmenter, avec un blocus sur les importations de carburant et des attaques ciblées sur les routes menant à Bamako.
Pourquoi cela dérange
Cette situation soulève des incohérences flagrantes. Comment une junte qui prétend lutter contre le terrorisme peut-elle négocier avec ses ennemis ? Cela ressemble à une partie de poker où le bluff a été démasqué. La junte, au lieu de se montrer ferme, semble plus préoccupée par sa survie que par la sécurité de ses citoyens.
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences de cette décision sont multiples. D’une part, elle envoie un message désastreux aux populations maliennes, qui voient leur gouvernement céder face à la menace djihadiste. D’autre part, cela pourrait encourager d’autres groupes armés à intensifier leurs actions, convaincus que la junte est prête à négocier plutôt qu’à combattre.
Lecture satirique
Le discours politique de la junte est un véritable festival d’ironie. D’un côté, on nous promet une lutte acharnée contre le terrorisme ; de l’autre, on libère des djihadistes comme si l’on offrait des bonbons à des enfants. On pourrait presque croire que le général Goïta a décidé de changer de stratégie : « Si vous ne pouvez pas les battre, libérez-les ! »
Effet miroir international
Cette situation fait écho à des dérives autoritaires ailleurs dans le monde. Prenons par exemple les États-Unis, qui, sous prétexte de sécurité, ont parfois pris des décisions tout aussi controversées. La junte malienne semble suivre une tendance mondiale où la fermeté se transforme en faiblesse, et où les promesses de sécurité se heurtent à la réalité du terrain.
À quoi s’attendre
À l’avenir, il est probable que cette stratégie de négociation avec les djihadistes se poursuive, à moins que la junte ne trouve un moyen de reprendre le contrôle. Les Maliens peuvent s’attendre à une intensification des tensions et à une instabilité accrue, alors que la junte tente de jongler entre ses promesses et la réalité.



