Mali : Quand la fermeté de la junte se transforme en faiblesse

La libération de 200 djihadistes présumés par la junte malienne révèle une réalité troublante : la promesse de fermeté face au terrorisme s’effondre sous la pression.

Dans un coup de théâtre qui ferait rougir de jalousie n’importe quel scénariste de soap opera, la junte du général Assimi Goïta, qui se vantait d’une main de fer contre les groupes djihadistes, a décidé de relâcher environ 200 djihadistes présumés. En échange ? Une trêve sur les attaques de convois de carburant par le Groupe de soutien de l’islam et des musulmans (GSIM), la filiale sahélienne d’Al-Qaida. Un aveu de faiblesse déguisé en geste de paix, ou l’art de la négociation à la malienne ?

Ce qui se passe réellement

La libération de ces individus, dont certains sont décrits comme des « djihadistes aguerris », met en lumière la pression croissante exercée par le GSIM sur la junte. Depuis septembre 2025, cette dernière a été soumise à un blocus sur les importations de carburant, avec des camions incendiés et des barrages érigés sur les routes menant à Bamako. La junte, qui prétendait maîtriser la situation, se retrouve donc à négocier avec ceux qu’elle prétend combattre.

Pourquoi cela dérange

Cette situation soulève des questions sur la crédibilité de la junte. Comment peut-on prétendre lutter contre le terrorisme tout en libérant des individus qui pourraient bien être des combattants aguerris ? La promesse de sécurité se heurte ici à la réalité d’un pouvoir qui semble plus préoccupé par sa survie que par celle de la nation.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences de cette décision sont multiples. D’une part, elle pourrait encourager d’autres groupes armés à intensifier leurs attaques, sachant que la junte est prête à céder sous pression. D’autre part, cela pourrait miner la confiance de la population envers un gouvernement qui semble incapable de protéger ses citoyens.

Lecture satirique

Il est presque comique de voir comment la junte, qui se présentait comme le rempart contre le terrorisme, se retrouve à jouer les négociateurs avec des groupes qu’elle a juré de détruire. C’est un peu comme si un pompier se mettait à discuter avec un pyromane pour éviter que celui-ci ne mette le feu à la ville. La fermeté affichée n’était donc qu’un mirage, une façade qui s’effondre dès que la pression monte.

Effet miroir international

Cette situation n’est pas sans rappeler d’autres régimes autoritaires, où la rhétorique de la fermeté cache souvent une incapacité à gérer les crises. Que ce soit aux États-Unis, avec des promesses de sécurité nationale qui se heurtent à des réalités complexes, ou en Russie, où la répression est souvent la réponse à l’opposition, le parallèle est frappant. La junte malienne semble suivre le même chemin, celui de la promesse non tenue.

À quoi s’attendre

Si cette tendance se poursuit, il est probable que la junte devra faire face à des défis encore plus grands. La libération de djihadistes pourrait bien être le début d’une spirale de violence, où chaque concession ne fera qu’encourager davantage d’exactions.

Sources

Source : www.lemonde.fr

Visuel — Source : www.lemonde.fr
Partager ici :
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire