Mali : L’armée malienne et ses alliés russes, champions des exécutions sommaires
Des opérations militaires au Mali se transforment en festival d’exactions, où l’armée malienne, épaulée par ses amis russes, semble avoir oublié la définition de la « protection des civils ».
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Cette semaine, dans la région de Tombouctou, l’armée malienne et ses supplétifs russes de l’Africa Corps ont mené des opérations qui, selon de nombreuses sources locales, ressemblent davantage à une chasse à l’homme qu’à une lutte contre le terrorisme. Les jihadistes du Jnim, eux, continuent de revendiquer des attaques, tandis que les civils paient le prix fort de cette danse macabre.
Ce qui se passe réellement
Les jihadistes du Jnim ont récemment attaqué une patrouille de l’armée malienne et de ses partenaires russes à Gargando, utilisant un engin explosif improvisé. Pendant ce temps, l’armée malienne, dans un élan de « protection », a été accusée d’exécutions sommaires de civils. À Bakkada, un jeune homme et l’imam du village ont été tués. À Essakane, un civil a été tabassé et laissé pour mort. À Tingarganayssa, un homme sans armes a été exécuté sommairement, et un aveugle a été tué dans un campement à Aragoungou. Le marché de Razelma ? Incendié. Les images parlent d’elles-mêmes.
Pourquoi cela dérange
Il est fascinant de constater que l’armée, censée protéger les civils, se transforme en bourreau. Les promesses de sécurité se heurtent à une réalité où les exécutions sommaires deviennent la norme. Les notabilités locales et les organisations de défense des droits humains, comme la CD-DPA, ne peuvent que constater l’ironie tragique de la situation.
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences sont désastreuses. La population, déjà traumatisée par la violence jihadiste, se retrouve prise en étau entre deux feux. La confiance envers l’armée malienne s’effrite, et la peur s’installe. Les civils, qui devraient être protégés, deviennent des cibles.
Lecture satirique
Il est presque comique de voir l’armée malienne, soutenue par des alliés russes, se présenter comme le « sauveur » tout en se comportant comme un oppresseur. On pourrait presque croire qu’ils suivent un manuel de « Comment gagner des cœurs et des esprits en tuant des innocents ». Les discours politiques sur la lutte contre le terrorisme semblent déconnectés de la réalité sur le terrain.
Effet miroir international
En observant cette situation, on ne peut s’empêcher de faire des parallèles avec d’autres régimes autoritaires. Les promesses de sécurité et de paix sont souvent utilisées comme prétexte pour justifier des actions répressives. Que ce soit en Russie, aux États-Unis ou ailleurs, la rhétorique est la même : « Nous faisons cela pour votre sécurité ».
À quoi s’attendre
Si cette tendance se poursuit, le Mali pourrait sombrer dans un cycle de violence sans fin. Les civils continueront de souffrir, et la confiance envers les autorités ne fera que s’effondrer. Une situation qui, à terme, pourrait favoriser encore davantage les groupes jihadistes.



