À Limoges, en Haute-Vienne, l’hôtel de ville a été très lourdement endommagé par un incendie survenu le samedi 17 octobre 2026, en marge d’une manifestation contre la vie chère. Au lendemain du sinistre, la Ville a indiqué que l’accueil du public dans le bâtiment n’était plus possible et que les services municipaux fonctionnaient en mode dégradé.

Un bâtiment historique ravagé par les flammes
Le feu s’est déclaré en fin de journée, après des violences survenues à l’issue du rassemblement. La toiture s’est embrasée et le bâtiment, inauguré en 1883, a subi d’importants dégâts. Le maire de Limoges, Guillaume Guérin, a dénoncé une attaque contre un lieu public et historique. Les circonstances précises et l’identité des auteurs doivent toutefois être établies par l’enquête : les déclarations du maire ne constituent pas des conclusions judiciaires.
Le lendemain, dimanche 18 octobre, élus et habitants se sont rassemblés place de la République avant une marche symbolique jusqu’à l’hôtel de ville. Limoges Métropole a indiqué que des élus des 19 communes de l’agglomération étaient venus témoigner leur soutien. (limoges-metropole.fr)
Des démarches municipales perturbées
La conséquence immédiate pour les habitants est la fermeture de l’accueil physique à l’hôtel de ville. Limoges Métropole précise que les urgences, notamment les démarches liées aux naissances et aux décès, restent prises en charge. La collectivité demande de reporter les demandes non urgentes dans les prochains jours. Les personnes qui attendent un passeport ou une carte d’identité doivent être recontactées pour connaître les modalités de retrait.
La Ville et la Métropole annoncent travailler à des solutions temporaires pour assurer la continuité du service public. Les nouvelles modalités d’accueil, sur place ou par téléphone, doivent être communiquées au fur et à mesure. Les habitants sont donc invités à vérifier les consignes municipales avant de se déplacer. (limoges-metropole.fr)
Une enquête en cours
Au 18 octobre, une enquête était en cours. Le Monde rapportait que 17 interpellations avaient eu lieu dans le contexte des violences, en précisant qu’elles concernaient majoritairement des pillages : ce chiffre ne permet donc pas, à lui seul, d’établir que des personnes ont été interpellées pour l’incendie de la mairie. Aucune reconstruction ni calendrier de réouverture n’étaient annoncés dans les informations municipales consultées. (lemonde.fr)
Source : franceinfo- Nouvelle-Aquitaine
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