Madagascar : La Génération Z en Révolte, mais Qui Écoute ?
Des étudiants malgaches se lèvent contre la corruption et la défaillance des services publics, mais la réponse du pouvoir est… un coup d’État militaire. Ironique, non ?
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En septembre 2025, Madagascar a vu éclore des manifestations estudiantines à travers le pays. Les jeunes, armés de pancartes et de slogans, dénoncent la défaillance des services publics, la corruption endémique et les difficultés économiques. Pendant ce temps, le président Andry Rajoelina, en mode « je ne bouge pas », dissout son gouvernement sans même penser à démissionner. Une belle démonstration de la politique du « je fais ce que je veux ».
Ce qui se passe réellement
Les manifestations, qui ont commencé en septembre, ont pris de l’ampleur lorsque Rajoelina a décidé de jouer les autocrates. Le 11 octobre, l’unité militaire CAPSAT, qui avait porté Rajoelina au pouvoir lors d’un coup d’État en 2009, a choisi de ne pas rejoindre les manifestants. Quelques jours plus tard, l’armée a pris le pouvoir, promettant des élections dans deux ans. Comme si la jeunesse malgache, qui a provoqué un changement de régime, allait se contenter de rester sur le banc de touche de la transition politique !
Le photographe
Luis Tato est photojournaliste pour l’AFP, basé à Nairobi. Son travail a été récompensé dans plusieurs concours de photographie, mais ce qui est vraiment frappant, c’est qu’il capture des moments où la jeunesse se lève contre l’injustice, comme à Madagascar.
Pourquoi cela dérange
La situation à Madagascar met en lumière les incohérences d’un régime qui prétend représenter le peuple tout en le piétinant. Les promesses de Rajoelina de réformer le pays semblent aussi vides que ses discours. En effet, comment peut-on promettre des élections tout en maintenant un régime militaire ?
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences sont claires : la jeunesse malgache, qui espérait un avenir meilleur, se retrouve à nouveau sous le joug d’un régime militaire. Les promesses de changement se heurtent à la réalité d’un pouvoir qui préfère la répression à la réforme.
Lecture satirique
Le discours politique de Rajoelina est un véritable festival de contradictions. D’un côté, il prône la démocratie, de l’autre, il se permet de dissoudre son gouvernement et de laisser l’armée prendre les rênes. C’est un peu comme un chef cuisinier qui brûle son plat tout en prétendant qu’il est « bien cuit ».
Effet miroir international
Ce scénario rappelle étrangement d’autres dérives autoritaires à travers le monde. Que ce soit aux États-Unis, en Russie ou ailleurs, la jeunesse se retrouve souvent en première ligne, mais les décisions politiques semblent toujours déconnectées de la réalité. Un vrai casse-tête pour les jeunes qui rêvent de changement.
À quoi s’attendre
Les tendances actuelles laissent présager un avenir incertain pour Madagascar. Si la jeunesse continue à être exclue des décisions politiques, la colère pourrait bien se transformer en une révolte encore plus grande. Les promesses de l’armée pourraient s’avérer aussi creuses que celles de Rajoelina.


