L’UMons élit son nouveau recteur : un choix qui ne fait pas l’unanimité
Le professeur Laurent Lefebvre a été élu recteur avec 67,96 % des voix, mais derrière ce chiffre se cache une réalité bien plus complexe.
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Le 1er octobre 2026, l’UMons accueillera un nouveau recteur, le professeur Laurent Lefebvre, qui a réussi à séduire 67,96 % des suffrages exprimés. Il sera accompagné de la professeure Laurence Ris, élue première vice-rectrice avec 71,71 %. Mais qui a vraiment voté pour eux ? Une communauté universitaire de plus de 12.000 membres, dont un tiers des étudiants a décidé de rester chez eux, peut-être trop occupés à se demander si leur diplôme vaut encore quelque chose.
Ce qui se passe réellement
Les élections rectorales se sont tenues en ligne, un choix qui semble moderne, mais qui a également permis à 37 % des étudiants de faire l’impasse. Le taux de participation a été de 80 % pour le personnel académique, mais qui peut vraiment s’en réjouir quand on sait que les étudiants, futurs acteurs de l’université, sont à peine représentés ? Le scrutin a également permis de renouveler les représentants au Conseil d’administration, mais là encore, la voix des étudiants semble avoir été étouffée.
Pourquoi cela dérange
Ce qui est frappant, c’est la contradiction entre l’enthousiasme affiché et la réalité de l’engagement des étudiants. Comment peut-on prétendre à une gouvernance démocratique quand une majorité d’étudiants choisit de ne pas voter ? Cela soulève des questions sur la pertinence des décisions prises par ceux qui ne semblent pas vraiment concernés par les enjeux de leur propre avenir académique.
Ce que cela implique concrètement
Les nouveaux recteurs promettent de renforcer l’UMons en tant qu’université de référence. Mais avec un taux de participation aussi faible chez les étudiants, peut-on vraiment croire que leurs préoccupations seront prises en compte ? Les promesses de développement et de rayonnement semblent déjà s’évanouir dans l’air, comme un discours politique trop souvent entendu.
Lecture satirique
Il est presque comique de voir des dirigeants académiques s’enthousiasmer pour une élection où la majorité des étudiants n’a même pas daigné se déplacer. Cela rappelle les discours politiques des extrêmes qui, tout en prônant la participation citoyenne, se retrouvent souvent à parler dans le vide. Les promesses de renouveau résonnent comme un écho lointain, tandis que la réalité de l’engagement étudiant reste désespérément silencieuse.
Effet miroir international
À l’échelle mondiale, cette situation n’est pas unique. Les États-Unis, par exemple, voient des élections où le taux de participation est souvent en berne, laissant place à des gouvernements qui prennent des décisions au nom d’une population qui ne s’exprime pas. La Russie, quant à elle, a ses propres méthodes pour garantir que les voix dissidentes restent inaudibles. L’UMons, dans ce contexte, n’est qu’un microcosme des dérives autoritaires qui gangrènent nos démocraties.
À quoi s’attendre
Si l’on se fie aux tendances actuelles, il est probable que l’UMons continuera à naviguer dans les eaux troubles de l’indifférence étudiante. Les promesses de renouveau risquent de se heurter à la réalité d’une gouvernance déconnectée des préoccupations des jeunes. Il serait peut-être temps de réévaluer ce que signifie vraiment « gouverner » une institution académique.



