L’Ukraine, nouvelle star du conseil militaire au Moyen-Orient : quand la défense devient un business
Kiev s’exporte à travers des accords militaires avec le Golfe, mais à quel prix pour la défense nationale ?
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Alors que les drones russes continuent de pleuvoir sur le territoire ukrainien, Volodymyr Zelenskyy a décidé de faire un grand saut dans l’inconnu. Non, il ne s’agit pas d’un nouveau plan de défense pour protéger son pays, mais d’un partenariat avec trois pays du Golfe. Qui aurait cru que l’Ukraine, en guerre, se transformerait en consultant militaire pour l’Arabie Saoudite, le Qatar et les Émirats Arabes Unis ?
Ce qui se passe réellement
Les accords d’une durée de dix ans conclus par Kiev avec trois pays du Golfe permettront à des entreprises ukrainiennes de contribuer à la protection d’infrastructures stratégiques, a déclaré Volodymyr Zelenskyy. Une vingtaine d’experts militaires ukrainiens ont été dépêchés au Moyen-Orient peu après le déclenchement de la guerre américano-israélienne contre l’Iran afin d’aider à défendre les pays voisins contre les frappes de représailles iraniennes, en particulier celles menées à l’aide de drones à longue portée.
La décision d’envoyer du personnel militaire en service actif à l’étranger malgré les attaques russes incessantes sur le territoire national avait initialement suscité des critiques, mais avait également donné lieu à des discussions sur la création d’un nouveau secteur : celui des prestataires militaires privés. Actuellement, l’Ukraine n’autorise pas les anciens militaires à devenir prestataires de défense privés pour des entités étrangères. La décision de Zelenskyy, qui permet aux entreprises ukrainiennes de conseiller les armées étrangères, peut être considérée comme un premier pas dans cette direction.
« Les entreprises ukrainiennes travailleront avec les forces armées de ces pays pour protéger des installations spécifiques », a indiqué Zelenskyy vendredi dans un message publié sur les réseaux sociaux. Le président va désormais négocier « les volumes, les services et les types d’armement » pour lesquels l’Ukraine sera rémunérée sous diverses formes, telles que des intercepteurs, du pétrole brut, du diesel ou des contributions financières.
Des accords auraient été conclus avec l’Arabie saoudite, le Qatar et les Émirats arabes unis, et Zelenskyy a indiqué que d’autres contrats étaient en cours de discussion avec Oman, le Koweït et Bahreïn.
Les Shahed abattus
Zelenskyy a également confirmé que les experts militaires envoyés au Moyen-Orient avaient non seulement conseillé les forces armées locales sur les drones intercepteurs et la guerre électronique, mais avaient également abattu des drones iraniens Shahed à longue portée.
« Dans les pays qui nous ont ouvert l’accès à leurs systèmes de défense aérienne, nos experts ont pu très rapidement donner des conseils sur la manière de renforcer ces systèmes », a expliqué Zelenskyy. « Dans certains cas, nous avons directement partagé notre expérience en matière de défense sur le terrain. » L’expertise de l’Ukraine en matière de défense contre les drones et sa technologie innovante face à ce nouveau type de guerre sont très recherchées depuis que l’Iran a frappé plusieurs pays de la région avec ses drones suicide à longue portée. Initialement exportés vers la Russie dans le cadre de sa guerre contre l’Ukraine, Moscou a rapidement perfectionné ces drones à voilure fixe, ce qui a conduit à une course technologique avec l’Ukraine. En mars, l’Ukraine a abattu plus de 33 000 drones russes, soit deux fois plus qu’en février.
Pourquoi cela dérange
Il est fascinant de voir comment, alors que le pays est sous le feu ennemi, le président choisit de se concentrer sur des contrats à l’étranger. La défense nationale, visiblement, peut attendre. Mais ne vous inquiétez pas, les entreprises ukrainiennes sont là pour conseiller des armées étrangères sur la manière de protéger leurs installations. Qui a besoin de soldats sur le front quand on peut devenir consultant en stratégie militaire ?
Ce que cela implique concrètement
Ces accords pourraient transformer l’Ukraine en un acteur clé dans le domaine des services militaires privés, mais à quel coût pour sa propre sécurité ? Pendant que les experts ukrainiens conseillent les pays du Golfe, qui défend leur propre territoire ?
Lecture satirique
Ah, la promesse d’une Ukraine forte et indépendante, qui se transforme en un consultant militaire pour des régimes autoritaires. C’est un peu comme si un pompier, en pleine intervention, décidait de donner des cours de gestion des incendies à un pays voisin. La réalité semble bien éloignée des discours de bravoure et de résistance.
Effet miroir international
En parallèle, on ne peut s’empêcher de penser à d’autres régimes autoritaires qui, eux aussi, préfèrent investir dans des armées privées plutôt que de s’occuper des véritables besoins de leur population. Une belle ironie, n’est-ce pas ?
À quoi s’attendre
Si cette tendance se poursuit, l’Ukraine pourrait bien devenir le nouveau hub des prestataires militaires privés, mais cela soulève des questions cruciales sur sa capacité à se défendre elle-même. Les promesses de sécurité nationale pourraient bien se transformer en un mirage dans le désert.



