« Les employeurs n’ont manifesté aucune volonté tangible de trouver une solution au cours de plusieurs conflits collectifs », a estimé Andreas Pinheiro, président du syndicat Vereinigung Cockpit. La dernière grève des pilotes de Lufthansa et ses filiales remonte au 12 et 13 mars dernier.


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Des passagers à l'aéroport de Francfort (Allemagne), le 10 avril 2026. (KIRILL KUDRYAVTSEV / AFP)

Des passagers à l’aéroport de Francfort (Allemagne), le 10 avril 2026. (KIRILL KUDRYAVTSEV / AFP)

Le syndicat de pilotes du premier groupe de transport aérien européen Lufthansa a appelé, samedi 11 avril, à une nouvelle grève en Allemagne lundi et mardi, en raison de conflits sur les retraites et la rémunération des salariés. Le mouvement social touchera les vols de la compagnie principale Lufthansa et des filiales CityLine et Eurowings, ainsi que ceux de la branche de fret Lufthansa Cargo, d’après un communiqué du syndicat Vereinigung Cockpit.

« Les employeurs n’ont manifesté aucune volonté tangible de trouver une solution au cours de plusieurs conflits collectifs », a déclaré Andreas Pinheiro, président du syndicat, cité dans le communiqué. « Bien que nous ayons délibérément renoncé à toute action de grève pendant les vacances de Pâques, aucune proposition sérieuse n’a été faite », a-t-il reproché aux employeurs. La dernière grève des pilotes de Lufthansa et ses filiales remonte au 12 et 13 mars derniers.

« Compte tenu de la situation actuelle au Proche-Orient, les vols assurés par la Lufthansa et Lufthansa CityLine au départ de l’Allemagne vers les destinations suivantes ne sont pas concernés par la grève : Azerbaïdjan, Egypte, Bahreïn, Irak, Israël, Yémen, Jordanie, Qatar, Koweït, Liban, Oman, Arabie saoudite, Emirats arabes unis », a ajouté le syndicat.

Lufthansa : Quand les pilotes s’envolent pour la grève

Le syndicat des pilotes de Lufthansa appelle à une grève, dénonçant l’absence de dialogue des employeurs. Une situation qui rappelle les promesses non tenues des dirigeants face aux revendications des travailleurs.

INTRODUCTION

Le 11 avril 2026, le syndicat Vereinigung Cockpit a décidé de faire entendre sa voix à nouveau, en appelant à une grève des pilotes de Lufthansa et de ses filiales. Les raisons ? Des conflits sur les retraites et la rémunération des salariés. Un classique dans le monde du travail, mais qui, ici, prend une tournure presque comique tant les employeurs semblent déconnectés de la réalité.

Ce qui se passe réellement

Andreas Pinheiro, président du syndicat, n’y va pas par quatre chemins : « Les employeurs n’ont manifesté aucune volonté tangible de trouver une solution au cours de plusieurs conflits collectifs. » En d’autres termes, les discussions ressemblent plus à un monologue qu’à un dialogue. La dernière grève remonte au 12 et 13 mars, et visiblement, les employeurs n’ont pas pris la mesure de la situation.

Pourquoi cela dérange

Cette grève n’est pas simplement une question de salaires ou de retraites. Elle met en lumière une réalité plus vaste : celle d’un monde du travail où les promesses des dirigeants se heurtent à la réalité des revendications des employés. Les pilotes, en renonçant à une grève pendant les vacances de Pâques, ont fait preuve de bonne volonté. Mais cette bonne volonté a été accueillie par un silence assourdissant de la part des employeurs.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences de cette grève seront palpables. Les vols de Lufthansa, CityLine, Eurowings, et même de Lufthansa Cargo seront touchés. Les passagers, déjà confrontés à des retards et des annulations, devront faire face à une situation qui aurait pu être évitée si les employeurs avaient pris leurs responsabilités.

Lecture satirique

Il est presque ironique de constater que dans un monde où l’on parle de dialogue social, les employeurs de Lufthansa semblent avoir oublié le sens de ce mot. Peut-être pensent-ils que les pilotes devraient se contenter de voler sans être rémunérés, ou que les retraites sont un concept dépassé ? La déconnexion entre les promesses des dirigeants et la réalité des travailleurs est frappante.

Effet miroir international

Cette situation n’est pas sans rappeler les dérives autoritaires observées ailleurs dans le monde, où les voix des travailleurs sont étouffées au profit des profits. Que ce soit aux États-Unis ou en Russie, la tendance est la même : les travailleurs sont souvent les derniers à être entendus.

À quoi s’attendre

À moins que les employeurs ne se réveillent et ne prennent enfin en compte les revendications des pilotes, il est fort probable que cette grève ne soit que le début d’un mouvement plus large. Les travailleurs ne resteront pas silencieux éternellement.

Sources

Source : www.franceinfo.fr

Visuel — Source : www.franceinfo.fr

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