La nouvelle création de Ryan Murphy avec Sarah Pidgeon et Paul Anthony Kelly. DISNEY+
S’abonner pour lire
A force de manier la caméra avec un goût certain pour le spectaculaire, le glamour et le sanguinolent et d’être prolifique – le showrunner américain a tout de même participé à la création d’une quinzaine de séries ces cinq dernières années –, Ryan Murphy a réussi à faire oublier ses ambitions d’architecte.
A l’instar du Marvel Cinematic Universe, le scénariste et producteur a en effet lancé un « master plan » en 2011 consistant à décrire l’Amérique, ce pays qui a fait de son propre storytelling une mission quasi divine, en cinq étapes et autant de salves de séries et de mini-séries. La première et la …
Article réservé aux abonnés.
Se connecter
Offre spéciale
Tous nos contenus exclusifs en accès illimité
ou
« Love Story » : La série sur JFK Jr. et Carolyn Bessette, ou comment faire du vide avec du glamour
La nouvelle série de Ryan Murphy, censée capturer l’essence d’une romance iconique, semble plutôt tourner à vide, révélant les contradictions d’un storytelling à l’américaine.
INTRODUCTION : Dans un monde où le spectaculaire est roi, Ryan Murphy, le maître du drame télévisuel, nous livre sa dernière création : « Love Story », une série qui promet de plonger dans la relation entre JFK Jr. et Carolyn Bessette. Mais au lieu d’une exploration profonde, on se retrouve face à un récit qui semble plus intéressé par le glamour que par la vérité.
Ce qui se passe réellement
La série, diffusée sur Disney+, se présente comme une ode à l’amour entre JFK Jr. et Carolyn Bessette, mais elle semble davantage s’attacher à la surface des choses. La production, qui a vu le jour grâce à un « master plan » de Murphy, s’inscrit dans une série de récits qui visent à dépeindre l’Amérique à travers un prisme idéalisé. Pourtant, cette approche laisse de côté les vérités plus sombres et complexes de leur histoire.
Pourquoi cela dérange
Ce qui est troublant, c’est la façon dont la série transforme une relation tragique en un spectacle. En évacuant les nuances, elle renforce l’idée que le drame américain doit être emballé dans un joli paquet, même si cela signifie ignorer les vérités inconfortables. La promesse d’une exploration authentique se heurte à la réalité d’un récit simpliste et glamourisé.
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences de cette approche sont multiples. D’une part, elle banalise des histoires qui méritent d’être racontées avec respect et profondeur. D’autre part, elle alimente une culture du divertissement qui préfère le scintillement à la substance, renforçant ainsi une vision déformée de l’histoire américaine.
Lecture satirique
Il est ironique de constater que, tout en prétendant rendre hommage à une romance emblématique, la série semble se moquer de la complexité des relations humaines. Les promesses de profondeur se heurtent à une réalité où le spectacle prime sur la vérité. Une fois de plus, le récit américain se transforme en une performance, où les vérités sont sacrifiées sur l’autel du divertissement.
Effet miroir international
Cette tendance à embellir la réalité n’est pas unique aux États-Unis. Dans des régimes autoritaires comme ceux de la Russie ou de certains pays d’Europe de l’Est, on observe également une manipulation des récits pour servir des agendas politiques. La série de Murphy pourrait ainsi être vue comme un reflet de cette dérive, où le récit devient un outil de propagande, même sans intention manifeste.
À quoi s’attendre
Si cette tendance se poursuit, nous pourrions voir une prolifération de récits qui, au lieu d’éduquer, cherchent à divertir à tout prix. Les spectateurs doivent rester vigilants face à cette transformation du récit historique en spectacle.
Sources




