Loukachenko et Kim Jong-un : le banquet des dictateurs
Chapeau : La première visite du président biélorusse à Pyongyang se termine en apothéose, avec un traité d’amitié qui fait fi des sanctions internationales. Bienvenue dans le monde merveilleux des alliances autoritaires !
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Ce qui se passe réellement
Des femmes en jeogori pastel, des hommes en costume sombre, et des drapeaux nord-coréens et biélorusses agités avec enthousiasme. La première visite, les 25 et 26 mars, du président biélorusse, Alexandre Loukachenko, à Pyongyang s’est achevée sur une note festive. Raccompagné à l’aéroport par Kim Jong-un, Loukachenko a décollé sous les vivats, se félicitant de l’« accueil chaleureux » dont il a bénéficié, selon l’agence officielle KCNA. La visite a été couronnée par la signature d’un traité d’amitié et de coopération, promettant des échanges accrus, avec la bénédiction de Moscou et à la barbe des sanctions internationales.
« Les relations amicales entre nos États, qui remontent à l’époque de l’Union soviétique, n’ont jamais été interrompues. Aujourd’hui, grâce à un développement progressif dans tous les domaines, nous entrons dans une période fondamentalement nouvelle, » s’est réjoui Loukachenko, selon l’agence Belta.
Cette rencontre marque un rapprochement encouragé par Moscou, dans la foulée du soutien de la Corée du Nord à la guerre en Ukraine. Un mois après le sommet de juin 2024 entre Kim Jong-un et Vladimir Poutine, le ministre biélorusse des affaires étrangères, Maxim Ryzhenkov, s’envolait vers Pyongyang. Loukachenko et Kim Jong-un s’étaient déjà rencontrés en septembre 2025 à Pékin, lors d’un défilé militaire.
Pourquoi cela dérange
Ce qui est fascinant, c’est l’optimisme débordant de Loukachenko, qui semble ignorer les réalités du monde extérieur. Alors que son pays est sous le coup de sanctions internationales, il se félicite d’un traité d’amitié avec un régime tout aussi isolé. Ce rapprochement est une danse macabre, où les deux leaders se congratulent tout en ignorant les cris de désespoir de leurs peuples.
Ce que cela implique concrètement
Concrètement, cette alliance pourrait renforcer les capacités militaires des deux pays, tout en leur permettant de contourner les sanctions. Loukachenko, en quête de soutien face à l’isolement, trouve un allié en Kim Jong-un, qui, lui, cherche à solidifier son pouvoir à l’international.
Lecture satirique
Loukachenko et Kim Jong-un, le duo dynamique des dictateurs ! Qui aurait cru que la clé de la prospérité résidait dans un banquet à Pyongyang ? Pendant que les démocraties s’efforcent de trouver des solutions aux crises, ces deux-là se contentent de festoyer, ignorant les souffrances de leurs citoyens. On pourrait presque croire qu’ils se sont donné le mot : « Plus on est de fous, plus on rit ! »
Effet miroir international
Ce rapprochement n’est pas sans rappeler d’autres alliances autoritaires à travers le monde. Pendant que Loukachenko danse avec Kim, d’autres dirigeants, comme Poutine, s’efforcent de maintenir leur emprise sur le pouvoir par tous les moyens. La question se pose : jusqu’où iront-ils pour préserver leurs régimes ?
À quoi s’attendre
À l’avenir, il est probable que cette alliance se traduise par des manœuvres militaires communes et un soutien mutuel face aux pressions internationales. Les sanctions pourraient devenir un simple bruit de fond pour ces deux régimes, qui semblent déterminés à défier l’ordre mondial.
Sources
Visuel — Source : www.lemonde.fr