L’ONU et le Retour de l’Histoire : Quand l’Esclavage Devient un Crime Contre l’Humanité

L’Assemblée générale des Nations unies a récemment reconnu l’esclavage comme le « plus grave crime contre l’humanité ». Une victoire pour le Ghana, mais une ironie cruelle pour ceux qui continuent à ignorer les leçons du passé.

Le 25 mars, lors d’une Assemblée générale qui aurait pu passer inaperçue, le président ghanéen, John Dramani Mahama, a annoncé une « victoire historique ». L’adoption d’une résolution reconnaissant l’esclavage et la traite transatlantique comme un crime contre l’humanité a été saluée par 123 États. Mais qui aurait cru que l’ONU, cette institution souvent critiquée pour son inefficacité, se réveillerait enfin pour traiter des atrocités du passé ? Peut-être que les puissances qui ont longtemps fermé les yeux sur ces crimes devraient se demander si elles ne sont pas les véritables « esclaves » de leur propre déni.

Ce qui se passe réellement

La résolution, présentée par le Ghana au nom de l’Union africaine, a été adoptée avec une majorité écrasante. En effet, 123 États ont voté pour, trois contre, et 52 se sont abstenus. Ce texte, soutenu par la Communauté caribéenne (Caricom), souligne l’ampleur et la durée de l’esclavage, évoquant plus de douze millions de personnes réduites en esclavage sur quatre siècles. Il appelle les États impliqués à engager un « dialogue de bonne foi sur la justice réparatrice ». En d’autres termes, il est temps de sortir les excuses officielles et de commencer à parler de réparations.

Pourquoi cela dérange

Ce qui dérange, c’est que cette résolution arrive à un moment où les discours politiques sont souvent déconnectés de la réalité. Alors que certains États continuent de promouvoir des politiques ultraconservatrices, on se demande si cette reconnaissance ne sera qu’un feu de paille. Les promesses de justice réparatrice semblent souvent aussi vides que les déclarations des dirigeants qui prétendent défendre les droits de l’homme tout en fermant les yeux sur les abus dans leurs propres pays.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences de cette résolution pourraient être significatives, mais elles dépendent de la volonté des États à agir. Si les pays impliqués dans la traite ne prennent pas cette résolution au sérieux, elle risque de devenir une simple note de bas de page dans l’histoire, un peu comme les promesses faites lors des sommets climatiques. Les excuses officielles et les réparations ne doivent pas rester des mots vides, mais doivent se traduire par des actions concrètes.

Lecture satirique

Il est presque comique de voir des pays qui ont longtemps ignoré les conséquences de l’esclavage se réveiller subitement pour parler de justice. Peut-être qu’ils espèrent que cette résolution les absoudra de leurs péchés passés. Mais, comme le dit le proverbe : « On ne peut pas balayer l’histoire sous le tapis. » Les discours politiques, pleins de promesses, semblent souvent déconnectés de la réalité, comme si les dirigeants espéraient que la simple mention de « justice réparatrice » suffirait à apaiser les consciences.

Effet miroir international

À l’échelle internationale, cette résolution pourrait servir de miroir aux politiques autoritaires qui continuent de sévir, que ce soit aux États-Unis, en Russie ou ailleurs. Les dirigeants qui prônent la « grandeur » de leur nation tout en négligeant les injustices passées devraient réfléchir à l’ironie de leur situation. Comment peuvent-ils parler de fierté nationale tout en ignorant les souffrances infligées à des millions de personnes ?

À quoi s’attendre

Les prochaines étapes seront cruciales. Si les États prennent cette résolution au sérieux, cela pourrait ouvrir la voie à des discussions sur les réparations. Mais si cela reste une simple déclaration sans suite, alors l’histoire risque de se répéter, et nous serons condamnés à revivre les mêmes erreurs.

Sources

Source : www.lemonde.fr

Visuel — Source : www.lemonde.fr
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