Face à l’absence de « soutien » du président américain Donald Trump, le Royaume-Uni va suspendre son projet de restitution de l’archipel des Chagos – siège d’une importante base militaire américano-britannique – à l’île Maurice, a annoncé samedi un porte-parole de Downing Street.

Le ministre mauricien des affaires étrangères, Dhananjay Ramful, a réagi en promettant de ne ménager « aucun effort » en vue « d’achever le processus de décolonisation dans cette partie de l’océan Indien ».

L’accord de restitution, signé en mai 2025 par le Royaume-Uni après plusieurs années d’intenses négociations, était devenu une source de tensions dans ladite « relation spéciale » entre Londres et Washington. Dès vendredi soir, plusieurs médias britanniques, dont la BBC, rapportaient une mise sur pause de l’accord, arguant à la fois de l’absence de soutien américain et d’un enlisement parlementaire.

En effet, l’adoption du texte doit se faire avant la fin de la session parlementaire, prévue en mai. Les deux chambres doivent approuver le projet de loi pour qu’il entre en vigueur, et les textes encore en discussion à la fin d’une session parlementaire sont en général abandonnés.

Un bail de 99 ans pour 4 milliards d’euros

Selon les termes de l’accord, le Royaume-Uni doit restituer à l’île Maurice l’archipel des Chagos mais conserver un bail de 99 ans sur l’île principale, Diego Garcia, afin de maintenir une base militaire américano-britannique dans cette région stratégique. Le tout moyennant le paiement annuel de 101 millions de livres (120 millions d’euros), soit 3,4 milliards de livres (plus de 4 milliards d’euros) au total.

Sollicité par l’AFP, un porte-parole de Downing Street a indiqué samedi « continuer de penser que cet accord est la meilleure façon de protéger l’avenir à long terme de la base (militaire anglo-américaine de Diego Garcia, NDLR) ». Mais, a-t-il poursuivi, « nous avons toujours dit que nous n’irions de l’avant que s’il bénéficie du soutien des États-Unis ».

Trump fustige la « grande stupidité » de Londres

Le locataire de la Maison-Blanche avait dans un premier temps soutenu le texte, avant de changer d’avis. En janvier, il avait fustigé ce qu’il avait qualifié de « grande stupidité » de Londres à propos de cet accord qui a été conclu, selon lui, sans « aucune raison ».

Et, ces dernières semaines, Donald Trump a multiplié les critiques envers son allié britannique qui aurait dû selon lui, le soutenir dans sa guerre contre l’Iran. « Le Royaume-Uni s’est montré très, très peu coopératif », a-t-il fulminé, martelant dans la presse britannique avoir été « très déçu » par Keir Starmer. « C’est très triste de voir que la relation n’est manifestement plus ce qu’elle était », a-t-il déclaré au tabloïd The Sun dans une interview publiée mardi.

Diego Garcia, base stratégique majeure

La base de Diego Garcia revêt un caractère militaire stratégique. Elle a joué un rôle majeur dans les deux guerres menées par les États-Unis en Irak (1990-1991, 2003-2011) et dans les bombardements américains en Afghanistan en 2001. Elle a aussi servi à lancer des attaques de bombardiers B-2 contre les rebelles houthis du Yémen, alliés de l’Iran contre Israël dans la guerre à Gaza.

Le porte-parole de Downing Street estime, dans son communiqué, que garantir « la sécurité opérationnelle à long terme » de la base est « la raison même » de l’accord. Les discussions avec la Maison-Blanche et l’île Maurice se poursuivent.

« Lorsque le président des États-Unis est ouvertement hostile, le gouvernement doit revoir sa position, donc cet accord (…) sera plongé dans un sommeil profond pour le moment », juge Simon McDonald, un ancien haut gradé du Foreign Office, interrogé samedi sur la radio de la BBC.

Une rétrocession demandée par l’ONU

Au moment de l’accord, le premier ministre Keir Starmer avait martelé qu’il n’y avait pas d’« autre alternative » à cet accord. Le premier ministre mauricien, Navin Ramgoolam, avait de son côté salué une « grande victoire », estimant que l’île a ainsi achevé « le processus de décolonisation qui a commencé avec l’accession de l’île à l’indépendance en 1968 ».

Londres a conservé le contrôle des îles Chagos lorsque Maurice a obtenu son indépendance du Royaume-Uni en 1968. En 2019, l’Assemblée générale de l’ONU avait demandé au Royaume-Uni de rétrocéder sous six mois à l’île Maurice l’archipel des Chagos, après une décision dans le même sens de la Cour internationale de justice quelques mois auparavant.

Londres suspend la restitution des Chagos à Maurice : un coup de théâtre sous la pression de Trump

Face à l’absence de soutien du président américain, le Royaume-Uni met en pause un projet de restitution qui aurait pu redonner un peu de dignité à l’histoire coloniale. Ironie du sort, n’est-ce pas ?

Le Royaume-Uni, ce grand champion de la décolonisation, a décidé de suspendre son projet de restitution de l’archipel des Chagos à l’île Maurice. Pourquoi ? Parce que le président américain Donald Trump, dans un élan de soutien inattendu, a décidé de faire savoir qu’il n’était pas vraiment fan de cette idée. Qui aurait cru que la décolonisation dépendrait d’un tweet de Trump ?

Ce qui se passe réellement

Face à l’absence de « soutien » du président américain Donald Trump, le Royaume-Uni va suspendre son projet de restitution de l’archipel des Chagos – siège d’une importante base militaire américano-britannique – à l’île Maurice, a annoncé samedi un porte-parole de Downing Street. Le ministre mauricien des affaires étrangères, Dhananjay Ramful, a réagi en promettant de ne ménager « aucun effort » en vue « d’achever le processus de décolonisation dans cette partie de l’océan Indien ». L’accord de restitution, signé en mai 2025 par le Royaume-Uni après plusieurs années d’intenses négociations, était devenu une source de tensions dans la « relation spéciale » entre Londres et Washington. Dès vendredi soir, plusieurs médias britanniques, dont la BBC, rapportaient une mise sur pause de l’accord, arguant à la fois de l’absence de soutien américain et d’un enlisement parlementaire.

Un bail de 99 ans pour 4 milliards d’euros

Selon les termes de l’accord, le Royaume-Uni doit restituer à l’île Maurice l’archipel des Chagos mais conserver un bail de 99 ans sur l’île principale, Diego Garcia, afin de maintenir une base militaire américano-britannique dans cette région stratégique. Le tout moyennant le paiement annuel de 101 millions de livres (120 millions d’euros), soit 3,4 milliards de livres (plus de 4 milliards d’euros) au total. Sollicité par l’AFP, un porte-parole de Downing Street a indiqué samedi « continuer de penser que cet accord est la meilleure façon de protéger l’avenir à long terme de la base (militaire anglo-américaine de Diego Garcia, NDLR) ». Mais, a-t-il poursuivi, « nous avons toujours dit que nous n’irions de l’avant que s’il bénéficie du soutien des États-Unis ».

Trump fustige la « grande stupidité » de Londres

Le locataire de la Maison-Blanche avait dans un premier temps soutenu le texte, avant de changer d’avis. En janvier, il avait fustigé ce qu’il avait qualifié de « grande stupidité » de Londres à propos de cet accord qui a été conclu, selon lui, sans « aucune raison ». Et, ces dernières semaines, Donald Trump a multiplié les critiques envers son allié britannique qui aurait dû selon lui, le soutenir dans sa guerre contre l’Iran. « Le Royaume-Uni s’est montré très, très peu coopératif », a-t-il fulminé, martelant dans la presse britannique avoir été « très déçu » par Keir Starmer.

Diego Garcia, base stratégique majeure

La base de Diego Garcia revêt un caractère militaire stratégique. Elle a joué un rôle majeur dans les deux guerres menées par les États-Unis en Irak (1990-1991, 2003-2011) et dans les bombardements américains en Afghanistan en 2001. Elle a aussi servi à lancer des attaques de bombardiers B-2 contre les rebelles houthis du Yémen, alliés de l’Iran contre Israël dans la guerre à Gaza. Le porte-parole de Downing Street estime, dans son communiqué, que garantir « la sécurité opérationnelle à long terme » de la base est « la raison même » de l’accord.

Une rétrocession demandée par l’ONU

Au moment de l’accord, le premier ministre Keir Starmer avait martelé qu’il n’y avait pas d’« autre alternative » à cet accord. Le premier ministre mauricien, Navin Ramgoolam, avait de son côté salué une « grande victoire », estimant que l’île a ainsi achevé « le processus de décolonisation qui a commencé avec l’accession de l’île à l’indépendance en 1968 ». Londres a conservé le contrôle des îles Chagos lorsque Maurice a obtenu son indépendance du Royaume-Uni en 1968. En 2019, l’Assemblée générale de l’ONU avait demandé au Royaume-Uni de rétrocéder sous six mois à l’île Maurice l’archipel des Chagos, après une décision dans le même sens de la Cour internationale de justice quelques mois auparavant.

Pourquoi cela dérange

Cette suspension, loin d’être un simple incident diplomatique, met en lumière l’hypocrisie des discours sur la décolonisation. Comment peut-on parler de restitution tout en gardant un pied dans le passé colonial ?

Ce que cela implique concrètement

Le Royaume-Uni continue de jouer les équilibristes entre ses engagements historiques et ses intérêts militaires. La promesse de décolonisation devient un slogan vide, un peu comme un plat réchauffé sans goût.

Lecture satirique

Ah, la politique internationale ! Un grand cirque où les promesses sont aussi solides qu’un château de sable. Londres, qui se vante de ses valeurs démocratiques, se retrouve à jongler avec des intérêts militaires, tout en espérant que personne ne remarque la contradiction. Comme si la décolonisation pouvait être mise sur pause comme un mauvais film !

Effet miroir international

En observant cette situation, on ne peut s’empêcher de penser aux dérives autoritaires ailleurs dans le monde. Les promesses de liberté et de décolonisation se heurtent souvent à des réalités bien plus sombres, où la puissance militaire prime sur les droits humains.

À quoi s’attendre

Il est probable que cette situation ne fera qu’aggraver les tensions entre le Royaume-Uni et Maurice, tout en alimentant les critiques sur l’hypocrisie des puissances coloniales. La décolonisation, un processus qui semble encore bien loin.

Sources

Source : www.la-croix.com

Londres suspend la restitution des Chagos à Maurice, sous la pression de Donald Trump
Visuel — Source : www.la-croix.com
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