Parmi les personnes arrêtées figurait Robert Del Naja, chanteur membre du groupe britannique Massive Attack, qui était assis avec une pancarte sur laquelle on pouvait lire « I Support Palestine Action » et qui a ensuite été emmené par trois policiers, selon l’agence Press Association. Plusieurs centaines de personnes s’étaient retrouvées à la mi-journée à Trafalgar Square pour un rassemblement silencieux, une sorte de sit-in pacifique, au cours duquel beaucoup arboraient la pancarte proscrite « Je m’oppose au génocide, je soutiens Palestine Action ».
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Interdiction « disproportionnée »
Palestine Action est lancée dans une bataille judiciaire contre le gouvernement du travailliste Keir Starmer, qui l’a interdit en juillet dernier après des actes de vandalisme perpétrés par ses militants, notamment sur une base de l’armée de l’air. En février, la justice britannique a estimé que cette interdiction était « disproportionnée ». Mais le gouvernement a fait appel et la mesure reste en vigueur dans l’attente de l’examen de ce recours.

CARLOS JASSO / AFP
« La police métropolitaine avait alors déclaré, à juste titre, qu’elle cesserait de procéder à des arrestations », a commenté samedi soir sur X la section britannique d’Amnesty. « Elle est aujourd’hui revenue à son ancienne politique, qui a échoué : les arrestations massives de personnes brandissant des pancartes, y compris aujourd’hui une femme âgée munie de cannes », a ajouté l’ONG. Selon Amnesty, « ce n’est pas du maintien de l’ordre », mais « l’État qui criminalise la dissidence ».
« Nous opposer au génocide »
Le groupe Palestine Action dénonce la guerre dans la bande de Gaza, déclenchée après l’attaque du Hamas sur Israël le 7 octobre 2023. Pour Freya, vingt-huit ans, une responsable d’une organisation écologiste à Londres, il était « vraiment important » d’être là. « Il est important que nous continuions tous à nous opposer au génocide. Que ce soit légal ou illégal. Le gouvernement peut tergiverser dans son argumentaire juridique mais nos valeurs, elles, ne changent pas », a dit la manifestante qui n’a pas souhaité donner son nom de famille.

CARLOS JASSO / AFP
Un autre manifestant, Denis MacDermot, 73 ans, d’Édimbourg, a indiqué qu’il avait déjà été arrêté pendant une précédente manifestation et que cela ne l’avait pas découragé de revenir. « Je soutiens ces gens formidables », a déclaré Denis MacDermot en désignant les manifestants d’un geste de la main, tout en déplorant l’appel du gouvernement.
Londres : Quand la dissidence devient un délit
Robert Del Naja, le chanteur de Massive Attack, arrêté pour avoir soutenu Palestine Action. Une démonstration de l’absurdité d’un gouvernement qui criminalise la voix du peuple.
À Londres, la scène est surréaliste : Robert Del Naja, icône musicale, se retrouve menotté pour avoir brandi une pancarte proclamant son soutien à Palestine Action. Des centaines de manifestants se sont réunis à Trafalgar Square pour un sit-in silencieux, armés de messages clairs : « Je m’oppose au génocide, je soutiens Palestine Action ». Qui aurait cru qu’un simple mot pourrait déclencher une telle réaction policière ?
Ce qui se passe réellement
Parmi les personnes arrêtées figurait Robert Del Naja, chanteur membre du groupe britannique Massive Attack, qui était assis avec une pancarte sur laquelle on pouvait lire « I Support Palestine Action » et qui a ensuite été emmené par trois policiers, selon l’agence Press Association. Plusieurs centaines de personnes s’étaient retrouvées à la mi-journée à Trafalgar Square pour un rassemblement silencieux, une sorte de sit-in pacifique, au cours duquel beaucoup arboraient la pancarte proscrite « Je m’oppose au génocide, je soutiens Palestine Action ».
Interdiction « disproportionnée »
Palestine Action est lancée dans une bataille judiciaire contre le gouvernement du travailliste Keir Starmer, qui l’a interdit en juillet dernier après des actes de vandalisme perpétrés par ses militants, notamment sur une base de l’armée de l’air. En février, la justice britannique a estimé que cette interdiction était « disproportionnée ». Mais le gouvernement a fait appel et la mesure reste en vigueur dans l’attente de l’examen de ce recours.

CARLOS JASSO / AFP
« La police métropolitaine avait alors déclaré, à juste titre, qu’elle cesserait de procéder à des arrestations », a commenté samedi soir sur X la section britannique d’Amnesty. « Elle est aujourd’hui revenue à son ancienne politique, qui a échoué : les arrestations massives de personnes brandissant des pancartes, y compris aujourd’hui une femme âgée munie de cannes », a ajouté l’ONG. Selon Amnesty, « ce n’est pas du maintien de l’ordre », mais « l’État qui criminalise la dissidence ».
« Nous opposer au génocide »
Le groupe Palestine Action dénonce la guerre dans la bande de Gaza, déclenchée après l’attaque du Hamas sur Israël le 7 octobre 2023. Pour Freya, vingt-huit ans, une responsable d’une organisation écologiste à Londres, il était « vraiment important » d’être là. « Il est important que nous continuions tous à nous opposer au génocide. Que ce soit légal ou illégal. Le gouvernement peut tergiverser dans son argumentaire juridique mais nos valeurs, elles, ne changent pas », a dit la manifestante qui n’a pas souhaité donner son nom de famille.

CARLOS JASSO / AFP
Un autre manifestant, Denis MacDermot, 73 ans, d’Édimbourg, a indiqué qu’il avait déjà été arrêté pendant une précédente manifestation et que cela ne l’avait pas découragé de revenir. « Je soutiens ces gens formidables », a déclaré Denis MacDermot en désignant les manifestants d’un geste de la main, tout en déplorant l’appel du gouvernement.
Pourquoi cela dérange
Ce qui dérange ici, c’est la volonté manifeste du gouvernement de museler une voix qui s’exprime contre l’inacceptable. En criminalisant la dissidence, le pouvoir montre une incapacité à gérer le débat public autrement qu’avec des menottes et des arrestations.
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences sont claires : un climat de peur s’installe, et ceux qui osent s’opposer au discours dominant risquent de se retrouver derrière les barreaux. La liberté d’expression, ce concept si cher à nos démocraties, se retrouve ainsi en danger.
Lecture satirique
Ah, la démocratie britannique ! Un pays où l’on peut chanter sur des rythmes de reggae, mais où l’on ne peut pas brandir une pancarte sans risquer l’arrestation. Une belle ironie, n’est-ce pas ? Les promesses de liberté se heurtent à la réalité d’un gouvernement qui préfère faire taire les voix dissidentes plutôt que d’écouter.
Effet miroir international
En regardant au-delà des frontières, on ne peut s’empêcher de faire le parallèle avec d’autres régimes autoritaires qui, eux aussi, choisissent la répression plutôt que le dialogue. Que ce soit en Russie ou aux États-Unis, la tendance est la même : la dissidence est un délit.
À quoi s’attendre
Si cette tendance se poursuit, il est à craindre que les manifestations pacifiques deviennent de plus en plus rares, remplacées par un silence complice. La résistance face à l’injustice pourrait bien être étouffée, et avec elle, l’espoir d’un changement.
Sources





