Il y a quatre-vingts ans, le 19 juin 1946, débutait à New York la Conférence internationale de la santé, à l’initiative de la toute récente Organisation des Nations unies (ONU). Elle réunissait les représentants des 51 États fondateurs de l’ONU, de 16 États non-membres invités, des autorités de contrôle pour l’Allemagne, la Corée et le Japon et de plusieurs organisations internationales, dans un contexte d’après-Seconde Guerre mondiale marqué, face aux ravages et aux risques sanitaires à l’échelle planétaire, par la volonté de renforcer la coopération internationale.
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À son issue, le 22 juillet, était adoptée la Constitution d’une agence majeure de l’ONU : l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Celle-ci y est définie comme « un état de complet bien-être physique, mental et social », et la jouissance du meilleur état de santé possible comme un droit fondamental pour tout être humain – une affirmation progressiste. Le texte prévoit la création d’une organisation spécialisée de l’ONU, chargée de coordonner l’action sanitaire internationale, de lutter contre les maladies, d’améliorer les conditions de vie des populations et de promouvoir la coopération scientifique et technique entre États.
Cette Constitution est entrée en vigueur en 1948 – après sa ratification par le 26e des 61 États membres -, un 7 avril, qui devient Journée mondiale de la santé. L’organisation a différents domaines d’activité : action normative, recherche, mesures sanitaires et assistance aux pays pauvres.
Une agence aux visées humanistes… jusqu’à la guerre froide
Le psychiatre canadien Brock Chisholm, premier directeur général de l’OMS, de 1948 à 1953, a joué un rôle central dans cette définition humaniste de la santé et l’action de l’agence. Cet ancien combattant de la Première Guerre mondiale, est un médecin spécialisé en psychiatrie devenu…
L’OMS : Quand la santé devient un concept… à géométrie variable
Il y a quatre-vingts ans, l’ONU lançait un appel à la coopération internationale en matière de santé. Aujourd’hui, cette noble intention semble avoir pris un coup de vieux.
Le 19 juin 1946, New York accueillait la Conférence internationale de la santé, un événement qui, dans un monde ravagé par la Seconde Guerre mondiale, promettait de renforcer la coopération internationale face aux crises sanitaires. À l’issue de cette rencontre, le 22 juillet, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) voyait le jour, définie comme un bastion du bien-être physique, mental et social. Un droit fondamental, rien de moins ! En 1948, cette Constitution entrait en vigueur, promettant de lutter contre les maladies et d’améliorer les conditions de vie des populations. Tout cela semblait si prometteur…
Ce qui se passe réellement
La Constitution de l’OMS stipule que la santé est un droit fondamental pour tous, un idéal humaniste porté par des représentants de 51 États fondateurs de l’ONU et de 16 États non-membres. Mais, à l’heure où les inégalités en matière de santé explosent, où les pays riches se barricadent derrière leurs frontières, on peut se demander si cette vision n’est pas devenue un doux rêve. L’OMS, censée coordonner l’action sanitaire internationale, lutte contre les maladies tout en se heurtant à des réalités politiques bien moins altruistes.
Pourquoi cela dérange
Les promesses de l’OMS semblent souvent en décalage avec la réalité. Alors que l’organisation prône la coopération, les États-Unis et d’autres pays riches continuent de privilégier leurs propres intérêts, laissant les pays en développement dans une précarité sanitaire alarmante. L’absurdité de la situation est telle qu’on pourrait croire que la santé est devenue un luxe, réservé à ceux qui peuvent se l’offrir.
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences sont directes : des millions de personnes continuent de souffrir de maladies évitables, tandis que les lobbies pharmaceutiques s’enrichissent sur le dos des plus vulnérables. L’OMS, malgré ses bonnes intentions, se retrouve souvent à jouer les pompiers sans eau, tentant d’éteindre des feux qu’elle n’a pas allumés.
Lecture satirique
Ah, l’ironie ! L’OMS, qui prône un « état de complet bien-être », se retrouve à jongler avec des promesses qui ressemblent plus à des vœux pieux qu’à des engagements concrets. Pendant que les dirigeants politiques se congratulent pour leurs efforts, la réalité sur le terrain est tout autre. On pourrait presque croire que la santé est devenue un concept abstrait, réservé aux discours bien ficelés, mais peu appliqués.
Effet miroir international
Et que dire des politiques autoritaires qui, sous couvert de « protection » sanitaire, restreignent les libertés individuelles ? En Russie ou aux États-Unis, la santé publique est souvent utilisée comme prétexte pour justifier des dérives autoritaires. Une belle ironie pour une organisation qui prône la coopération et le bien-être mondial.
À quoi s’attendre
À l’avenir, il est à craindre que l’OMS continue de naviguer dans des eaux troubles, tiraillée entre les intérêts des puissants et les besoins des plus démunis. Si la tendance actuelle se poursuit, la santé pourrait bien devenir un concept encore plus éloigné des réalités vécues par des millions de personnes.
Sources





