
Table Of Content
- À Loches, on peut donc parler histoire… mais aussi shopping !
- Loches, c’est aussi une belle étape pour les amateurs de jolis marchés traditionnels
- À Loches, on peut également passer par la maison d’un certain Emmanuel, et causer peinture
- Comme souvent, on finit par un petit coup de cœur ?
- Ce qui se passe réellement
- Pourquoi cela dérange
- Ce que cela implique concrètement
- Lecture satirique
- Effet miroir international
- À quoi s’attendre
- Sources
Envie d’une idée de vadrouille ? Faites confiance à notre Routard du 37 : Samuel Buchwalder !
Aujourd’hui, on va aller se balader du côté de Loches et de ses alentours. Et Loches, c’est d’abord un nom qui résonne dans nos livres d’Histoire.
Le premier atout de Loches, c’est bien sûr son héritage historique : Charles VII, Agnès Sorel, Jeanne d’Arc… Posée au milieu de la ville, la cité royale est un magnifique témoignage d’une période allant du Moyen Âge jusqu’aux prémices de la Renaissance. On trouve ainsi l’un des plus hauts donjons de France, un très beau logis Renaissance et une superbe collégiale, le tout au sein d’une enceinte fortifiée faite de remparts et de petites rues paisibles. À titre personnel, mon coup de cœur va clairement au donjon : prenez le temps de monter jusqu’à son sommet – à presque 40 mètres : il ouvre sur un panorama magnifique à 360° sur la ville et la campagne. Même si vous n’êtes pas spécialement intéressés par l’Histoire, je vous garantis que cela vaut le détour ! Ne manquez pas de vous arrêter aussi par le petit jardin Saint-Louis, surtout si vous vous baladez en amoureux.
À Loches, on peut donc parler histoire… mais aussi shopping !
Nombre de nos centres-villes sont de plus en plus occupés par des commerces standardisés, des chaînes et des franchises. À Loches… la donne est clairement différente en la matière : on trouve toujours de nombreux commerces indépendants. Chers tous, je vous invite à flâner dans les rues de la ville basse : rue de la porte Picois, rue du Château, grande rue. Elles sont majoritairement piétonnes, c’est très agréable ! Et si vous êtes amateur d’art, allez jeter un œil au travail de créateurs locaux aux « Ateliers du coin » et au sentier artistique « Beauxlieux » qui relie – au rythme d’œuvres exposées – Loches à sa voisine Beaulieu-lès-Loches.
Loches, c’est aussi une belle étape pour les amateurs de jolis marchés traditionnels
Le marché de Loches vaut le détour… et il était, d’ailleurs, en lice pour le titre de Marché préféré des Français en 2025. Vous me direz que des marchés, ce n’est pas ce qui manque en Touraine, pourquoi le distinguer plus particulièrement ? Et bien, et bien… parce qu’il a un petit quelque chose en plus : dans son ambiance… dans sa configuration à taille humaine… dans sa localisation aux pieds de la cité royale et évidemment par la qualité des produits offerts. Remarquablement fourni en matière de produits locaux, vous pourrez y trouver facilement tous les ingrédients pour un pique-nique. Rappelons qu’il se tient tous les mercredis et, pratique pour notre balade, les samedis matin.
À Loches, on peut également passer par la maison d’un certain Emmanuel, et causer peinture
Emmanuel… Lansyer. Au cœur de la cité royale, on trouve en effet un joli musée qui est consacré à l’œuvre de ce peintre, certes vendéen de naissance, mais lochois d’adoption et de cœur. Le bonhomme fut l’un des plus brillants disciples du grand Gustave Courbet, et se révélera comme un artiste de renom au 19ᵉ siècle. À sa mort, il lègue sa maison lochoise et près de 500 de ses tableaux… et 6000 objets de la collection personnelle à la ville de Loches. C’est une partie de cet héritage qui est présentée au musée qui porte son nom.
Comme souvent, on finit par un petit coup de cœur ?
Vous savez que je vous en réserve toujours un ! Cette semaine, je vous propose d’enfourcher une mobylette vintage pour mieux vous balader – tranquille, peinard – dans la ville et ses alentours. L’entreprise « Les mobylettes de Marinette » propose des sorties accompagnées autour de Loches, aux guidons d’une vieille bleue, d’une 103 ou d’une 5 L… Avec le retour prochain des beaux jours, c’est le truc ultime à partager en famille ou entre potes. L’équipe des « Marinette » dispose d’un parc d’une quinzaine d’engins qu’ils louent à la journée et à la demi-journée.
Loches : Entre Histoire et Ironie, la Ville qui Résiste aux Normes
À Loches, l’histoire côtoie le shopping, mais qui pourrait croire qu’une ville si riche en patrimoine pourrait échapper à la banalisation commerciale ?
Bienvenue à Loches, cette charmante cité qui, en dépit de son héritage historique flamboyant, semble se débattre dans un océan de banalité moderne. Qui aurait cru que les échos de Charles VII et de Jeanne d’Arc pourraient se mêler à des vitrines de boutiques indépendantes, défiant ainsi la tendance à l’uniformisation ?
Ce qui se passe réellement
Loches, c’est d’abord un trésor historique. Avec son donjon parmi les plus hauts de France, son logis Renaissance et sa collégiale, la ville est un véritable musée à ciel ouvert. Les petites rues pavées et le jardin Saint-Louis invitent à la flânerie, surtout pour les amoureux. Mais au-delà de ce décor enchanteur, Loches se distingue par sa vitalité commerciale. Contrairement à de nombreuses villes, où les chaînes et franchises dominent, Loches abrite encore une pléthore de commerces indépendants. Flâner dans la ville basse, c’est découvrir des créateurs locaux et des artisans passionnés, une bouffée d’air frais dans un monde de plus en plus standardisé.
Pourquoi cela dérange
Mais voilà, cette résistance à la banalisation pourrait bien être un coup d’épée dans l’eau. Alors que le marché de Loches, en lice pour le titre de « Marché préféré des Français », attire les foules, on ne peut s’empêcher de se demander si cette authenticité ne sera pas étouffée par les sirènes du profit. Les promesses d’un commerce local florissant sont-elles vraiment tenables face à la montée des grandes surfaces et des plateformes en ligne ?
Ce que cela implique concrètement
La réalité est que, malgré son charme, Loches n’est pas à l’abri des dérives du commerce moderne. Les petits artisans doivent se battre pour survivre, tandis que les grandes chaînes continuent de grignoter le marché. Les décisions politiques locales, souvent déconnectées des réalités du terrain, semblent plus préoccupées par des projets d’infrastructures que par la sauvegarde de ce tissu économique fragile.
Lecture satirique
Ah, les discours politiques ! Promesses de soutien aux commerces locaux, mais dans les faits, on assiste à un déferlement de projets qui favorisent les grands groupes. Comme si l’on pouvait sauver l’âme d’une ville tout en lui imposant des chaînes de fast-food à chaque coin de rue. Ironie du sort : Loches, avec son histoire riche, pourrait bien devenir un simple décor pour les selfies des touristes, perdant ainsi son essence.
Effet miroir international
À l’échelle mondiale, cette situation n’est pas unique. Les États-Unis, avec leur obsession pour les grandes marques, et la Russie, où l’État contrôle tout, nous rappellent que la lutte pour l’authenticité est universelle. Les petites villes, qu’elles soient en Touraine ou en Amérique, sont toutes confrontées à la même menace : celle d’être englouties par le conformisme économique.
À quoi s’attendre
Si les tendances actuelles se poursuivent, Loches pourrait bien devenir un musée à ciel ouvert, où l’histoire est préservée, mais où la vie économique s’éteint lentement. Les promesses de revitalisation urbaine risquent de rester lettre morte, laissant les habitants se demander si leur ville a encore un avenir.
Sources




