Actuellement, c’est devenu assez difficile pour moi d’écrire des billets sur Linux et tout ce qui gravite autour. Je n’y prends plus autant de plaisir. Ce que je vois me lasse, parfois même me répugne. Et pourtant, objectivement, il y a eu une amélioration constante depuis plus de 20 ans. L’utilisation s’est simplifiée, les systèmes sont plus accessibles, plus propres, plus efficaces.

Mais il y a un “mais”. Un gros.

Je ne me sens plus vraiment légitime pour en parler. Mon avis est biaisé. Je hais l’environnement Red Hat, je n’aime pas les Flatpak, et mon opinion des Snap est à peu près du même acabit. Dans tous les cas, je préfère ne pas en avoir du tout. Sur mes systèmes, que ce soit Gentoo ou NixOS, je n’utilise rien de tout ça. À la rigueur, j’ai Bazaar sur NixOS pour avoir un magasin d’applications plus agréable, mais ça s’arrête là.

Alors oui, je dis que je ne me sens plus légitime. Mais est-ce que je l’ai déjà été un jour ? Peut-être au début. À l’époque de ma belle SUSE 9.3, ou pendant les premières années avec Mandriva. Et puis Debian est arrivée, et avec elle une certaine vision des choses.

Je pense surtout que je ne suis plus en phase avec le Linux “moderne”. Depuis que j’ai commencé à rejeter tout ce qui est distributions dites “faciles” comme Mint, Manjaro ou MX Linux, il y a eu une rupture. Et c’est étrange, parce qu’Ubuntu, elle, ne me pose aucun problème. Mint, si.

Je regarde souvent Distrowatch, ce musée de la curiosité, et je suis toujours aussi surpris par ce classement de “popularité”. Enfin, de curiosité. C’est quoi ce classement ? Une bonne partie du top 50 me semble sans intérêt réel. Et même dans le top 10, certaines distributions me laissent perplexe. Comment openSUSE ou Ubuntu peuvent se retrouver derrière des trucs comme Zorin ou MX Linux ?

Je n’ai jamais pensé que Linux devait rester un truc de geeks. Mais j’ai toujours pensé que ça en était un. Ce n’est pas “mamie” qui installe une distribution, il faut arrêter. Ce sera toujours quelqu’un d’autre qui le fera pour elle. Et en même temps, je ne vois aucun intérêt à la difficulté gratuite. Si je suis sur Gentoo ou NixOS, ce n’est pas pour la complexité, c’est pour ce qu’elles m’apportent.

Mandriva avait ce juste milieu. Accessible, mais pas idiot. Ubuntu aussi, dans un sens. C’est probablement l’un des meilleurs OS aujourd’hui. Stable, cohérent, adaptable. Alors pourquoi autant de clones ?

Et puis il y a la communauté. Celle que je ne reconnais plus vraiment. Elle a toujours été comme ça, mais aujourd’hui c’est amplifié. L’acharnement contre Ubuntu dès qu’elle bouge d’un millimètre, alors que dans le même temps, Red Hat ou Fedora peuvent faire des choix discutables sans provoquer la même réaction. Et Arch… Arch, c’est presque une religion. On ne parle que de ses qualités, jamais de ses défauts.

L’histoire des mises à jour partielles m’a fait sourire après coup. Sur Debian Stable, on recommande parfois de faire les mises à jour en deux temps. Techniquement, c’est déjà une forme de mise à jour partielle. Et pourtant, personne n’en fait tout un drame. Comme quoi, tout est aussi une question de perception.

Le vrai problème, au fond, c’est que si je parle d’une distribution que je n’aime pas, mon billet sera biaisé. Même sans le vouloir. Je tirerai toujours vers le négatif. J’en ai déjà fait l’expérience. Mon billet sur Mageia 10 bêta en est un bon exemple. À la base, je voulais en dire du bien. Mais très vite, je n’ai vu que le gâchis.

Et je me suis posé une question simple : à quoi bon ?

À quoi bon écrire sur quelque chose que je ne vais même pas tester sérieusement, ni utiliser ? À quoi bon faire semblant d’être neutre alors que je ne le suis pas ?

J’aimerais parler de certaines distributions comme CachyOS ou Bazzite. Certaines m’ont même intrigué, voire plu sur certains aspects. Mais je sais déjà que mon réflexe sera d’aller chercher les défauts. Toujours.

Alors peut-être que le problème n’est pas que je suis biaisé. Peut-être que le problème, c’est que j’ai voulu croire trop longtemps que je devais ne pas l’être.

Je ne suis pas neutre. Je ne l’ai probablement jamais été.
J’ai mes préférences, mes rejets, mes contradictions. Et je n’ai plus envie de faire semblant.

Mais surtout, je crois que je me trompe de sujet.

À force de vouloir parler de Linux dans son ensemble, des tendances, des distributions, des choix des autres… je me suis éloigné de ce qui m’intéresse vraiment.

Ce que j’aime encore aujourd’hui, c’est mon Linux.
Ce que je fais avec, comment je l’optimise, comment je le comprends, comment je le casse aussi parfois.

Alors peut-être que la suite est là.

Arrêter de vouloir être une voix “générale”, et simplement redevenir quelqu’un qui partage son expérience, avec ses biais, ses choix, et ses coups de gueule.

Et si ça ne plaît pas, tant pis. Au moins, ce sera honnête.

Linux : Entre Nostalgie et Désillusion

L’ère du Linux accessible est-elle un mirage ? Entre promesses et réalité, la fracture se creuse.

Actuellement, c’est devenu assez difficile pour moi d’écrire des billets sur Linux et tout ce qui gravite autour. Je n’y prends plus autant de plaisir. Ce que je vois me lasse, parfois même me répugne. Et pourtant, objectivement, il y a eu une amélioration constante depuis plus de 20 ans. L’utilisation s’est simplifiée, les systèmes sont plus accessibles, plus propres, plus efficaces.

Mais il y a un “mais”. Un gros.

Je ne me sens plus vraiment légitime pour en parler. Mon avis est biaisé. Je hais l’environnement Red Hat, je n’aime pas les Flatpak, et mon opinion des Snap est à peu près du même acabit. Dans tous les cas, je préfère ne pas en avoir du tout. Sur mes systèmes, que ce soit Gentoo ou NixOS, je n’utilise rien de tout ça. À la rigueur, j’ai Bazaar sur NixOS pour avoir un magasin d’applications plus agréable, mais ça s’arrête là.

Alors oui, je dis que je ne me sens plus légitime. Mais est-ce que je l’ai déjà été un jour ? Peut-être au début. À l’époque de ma belle SUSE 9.3, ou pendant les premières années avec Mandriva. Et puis Debian est arrivée, et avec elle une certaine vision des choses.

Je pense surtout que je ne suis plus en phase avec le Linux “moderne”. Depuis que j’ai commencé à rejeter tout ce qui est distributions dites “faciles” comme Mint, Manjaro ou MX Linux, il y a eu une rupture. Et c’est étrange, parce qu’Ubuntu, elle, ne me pose aucun problème. Mint, si.

Je regarde souvent Distrowatch, ce musée de la curiosité, et je suis toujours aussi surpris par ce classement de “popularité”. Enfin, de curiosité. C’est quoi ce classement ? Une bonne partie du top 50 me semble sans intérêt réel. Et même dans le top 10, certaines distributions me laissent perplexe. Comment openSUSE ou Ubuntu peuvent se retrouver derrière des trucs comme Zorin ou MX Linux ?

Je n’ai jamais pensé que Linux devait rester un truc de geeks. Mais j’ai toujours pensé que ça en était un. Ce n’est pas “mamie” qui installe une distribution, il faut arrêter. Ce sera toujours quelqu’un d’autre qui le fera pour elle. Et en même temps, je ne vois aucun intérêt à la difficulté gratuite. Si je suis sur Gentoo ou NixOS, ce n’est pas pour la complexité, c’est pour ce qu’elles m’apportent.

Mandriva avait ce juste milieu. Accessible, mais pas idiot. Ubuntu aussi, dans un sens. C’est probablement l’un des meilleurs OS aujourd’hui. Stable, cohérent, adaptable. Alors pourquoi autant de clones ?

Et puis il y a la communauté. Celle que je ne reconnais plus vraiment. Elle a toujours été comme ça, mais aujourd’hui c’est amplifié. L’acharnement contre Ubuntu dès qu’elle bouge d’un millimètre, alors que dans le même temps, Red Hat ou Fedora peuvent faire des choix discutables sans provoquer la même réaction. Et Arch… Arch, c’est presque une religion. On ne parle que de ses qualités, jamais de ses défauts.

L’histoire des mises à jour partielles m’a fait sourire après coup. Sur Debian Stable, on recommande parfois de faire les mises à jour en deux temps. Techniquement, c’est déjà une forme de mise à jour partielle. Et pourtant, personne n’en fait tout un drame. Comme quoi, tout est aussi une question de perception.

Le vrai problème, au fond, c’est que si je parle d’une distribution que je n’aime pas, mon billet sera biaisé. Même sans le vouloir. Je tirerai toujours vers le négatif. J’en ai déjà fait l’expérience. Mon billet sur Mageia 10 bêta en est un bon exemple. À la base, je voulais en dire du bien. Mais très vite, je n’ai vu que le gâchis.

Et je me suis posé une question simple : à quoi bon ?

À quoi bon écrire sur quelque chose que je ne vais même pas tester sérieusement, ni utiliser ? À quoi bon faire semblant d’être neutre alors que je ne le suis pas ?

J’aimerais parler de certaines distributions comme CachyOS ou Bazzite. Certaines m’ont même intrigué, voire plu sur certains aspects. Mais je sais déjà que mon réflexe sera d’aller chercher les défauts. Toujours.

Alors peut-être que le problème n’est pas que je suis biaisé. Peut-être que le problème, c’est que j’ai voulu croire trop longtemps que je devais ne pas l’être.

Je ne suis pas neutre. Je ne l’ai probablement jamais été. J’ai mes préférences, mes rejets, mes contradictions. Et je n’ai plus envie de faire semblant.

Mais surtout, je crois que je me trompe de sujet.

À force de vouloir parler de Linux dans son ensemble, des tendances, des distributions, des choix des autres… je me suis éloigné de ce qui m’intéresse vraiment.

Ce que j’aime encore aujourd’hui, c’est mon Linux. Ce que je fais avec, comment je l’optimise, comment je le comprends, comment je le casse aussi parfois.

Alors peut-être que la suite est là.

Arrêter de vouloir être une voix “générale”, et simplement redevenir quelqu’un qui partage son expérience, avec ses biais, ses choix, et ses coups de gueule.

Et si ça ne plaît pas, tant pis. Au moins, ce sera honnête.

Ce qui se passe réellement

La réalité est que l’écosystème Linux a évolué, mais pas sans contradictions. Les distributions se multiplient, mais la qualité et l’authenticité semblent s’éroder. Les utilisateurs, autrefois passionnés, se retrouvent dans un marasme de choix, souvent décevants.

Pourquoi cela dérange

Ce qui dérange, c’est cette dichotomie entre l’accessibilité promise et la complexité réelle. Les utilisateurs sont confrontés à un choix cornélien : opter pour des systèmes simplifiés qui manquent de profondeur ou plonger dans des configurations complexes qui ne sont pas à la portée de tous.

Ce que cela implique concrètement

Les conséquences sont claires : une communauté divisée, des utilisateurs frustrés et un écosystème qui peine à se renouveler. Les distributions populaires, comme Ubuntu, sont critiquées, tandis que des alternatives moins connues peinent à gagner en crédibilité.

Lecture satirique

Dans un monde où l’on prône la liberté et l’ouverture, la réalité est que les utilisateurs de Linux se retrouvent souvent piégés dans un labyrinthe de choix. Ironiquement, les promesses de simplicité se heurtent à la complexité d’un système qui, au lieu de libérer, semble enfermer.

Effet miroir international

Si l’on regarde au-delà des frontières, on peut voir des parallèles avec des politiques autoritaires qui promettent la liberté tout en imposant des restrictions. Les discours politiques déconnectés du réel résonnent avec ceux qui se battent pour un Linux véritablement libre.

À quoi s’attendre

À l’avenir, il est probable que cette lutte pour l’authenticité et la simplicité continue. Les utilisateurs devront naviguer dans un paysage de plus en plus complexe, où la véritable liberté pourrait bien être un rêve lointain.

Sources

Source : passiongnulinux.free.nf

Je ne suis plus neutre
Visuel — Source : passiongnulinux.free.nf
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