L’Intelligence Artificielle : Le Nouveau Bâton de Maréchal des Avocats ?

Me Aly Fall propose d’intégrer l’IA dans la formation des avocats, mais qu’en est-il de la défense des droits fondamentaux ?

Lors de la rentrée solennelle de la Conférence du stage du barreau, le bâtonnier de l’Ordre des avocats du Sénégal, Me Aly Fall, a plaidé pour l’intégration de l’intelligence artificielle (IA) dans les modules de formation des avocats. Une initiative qui, à première vue, semble aussi séduisante qu’une promesse électorale. Mais derrière cette façade technologique, se cache-t-il une réelle volonté de défendre les droits et libertés ?

Ce qui se passe réellement

Me Aly Fall a souligné que l’IA commence à transformer l’exercice de la profession, et que son intégration dans la formation des avocats est désormais une priorité. Il a rappelé la mission fondamentale des avocats : défendre les droits et libertés, un idéal qui, selon lui, n’est pas toujours respecté dans le pays. « À nous, avocats, de veiller à leur préservation », a-t-il déclaré, tout en appelant à un engagement renforcé.

Pourquoi cela dérange

Ah, la belle promesse de l’IA ! Mais comment peut-on parler de défense des droits tout en intégrant une technologie qui, dans de nombreux contextes, a été utilisée pour surveiller et réprimer ? En prônant l’IA, Me Aly Fall semble ignorer que la technologie peut aussi être un outil d’oppression, surtout dans des régimes où la liberté d’expression est déjà mise à mal. Une belle contradiction, n’est-ce pas ?

Ce que cela implique concrètement

Si l’IA doit vraiment entrer dans les salles de classe des avocats, cela soulève des questions cruciales sur la qualité de la défense. Les avocats, censés être les remparts contre l’injustice, risquent de devenir des exécutants d’algorithmes, perdant ainsi leur humanité et leur capacité à défendre les plus vulnérables. Qui défendra alors les droits des citoyens si les avocats eux-mêmes sont formés à obéir à des lignes de code ?

Lecture satirique

Me Aly Fall nous invite à « continuer à nous indigner » pour défendre nos droits, tout en intégrant une technologie qui pourrait, à terme, les menacer. Un peu comme si un pompier proposait d’éteindre un incendie avec de l’essence. La promesse d’une défense de qualité semble s’évanouir face à la réalité de l’IA, qui pourrait bien devenir le nouvel outil des oppresseurs.

Effet miroir international

À l’échelle mondiale, des pays comme les États-Unis et la Russie montrent comment l’IA peut être utilisée pour surveiller et contrôler les populations. En intégrant l’IA dans la formation des avocats, le Sénégal pourrait bien suivre cette pente glissante, où les droits fondamentaux sont sacrifiés sur l’autel de la modernité.

À quoi s’attendre

Si cette tendance se poursuit, nous pourrions nous retrouver avec une génération d’avocats formés à utiliser des outils qui, au lieu de défendre les droits, pourraient les piétiner. Une perspective qui devrait nous inciter à réfléchir sérieusement à l’avenir de notre justice.

Sources

Source : www.dakaractu.com

Visuel — Source : www.dakaractu.com
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