Libreville : Le PROCOM Forum, un Mirage de la Communication Stratégique
Le 2 avril 2026, à Libreville, un forum sur la communication stratégique se transforme en un spectacle de promesses vides, où la réalité se heurte à l’ironie d’un discours déconnecté.
Table Of Content
Dans un monde où la communication est devenue le nerf de la guerre, le Gabon a décidé de se positionner comme le carrefour stratégique de l’Afrique. Le PROCOM Forum, organisé par le cabinet Le K et le ministère de la Communication, a réuni un parterre de professionnels à l’Hôtel de la Sablière. Mais derrière les discours enflammés et les belles promesses, que se cache-t-il réellement ?
Ce qui se passe réellement
Dès sa première édition, le PROCOM Forum s’est voulu un espace de dialogue sur les enjeux numériques, l’intelligence artificielle et la transparence. Manying Garandeau, la fondatrice, a affirmé que la communication est désormais un levier essentiel de transformation. Le ministre de la Communication, Germain Biahodjow, a quant à lui mis en avant la souveraineté informationnelle et l’éthique, tout en se félicitant de l’accélération technologique.
Pourquoi cela dérange
Les discours des ministres, bien que brillants, semblent ignorer la réalité du terrain. La promesse d’une communication éthique et souveraine est mise à mal par la désinformation omniprésente et le manque de régulation. En effet, comment parler de souveraineté informationnelle quand les médias sont souvent sous contrôle étatique ?
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences de ces discours sont claires : une communication déformée, où les vérités sont souvent altérées pour servir des intérêts politiques. Le Gabon, en se positionnant comme un hub de communication, risque de devenir un exemple de ce qu’il ne faut pas faire.
Lecture satirique
Ironiquement, alors que les ministres prêchent la nécessité d’une information utile et accessible, ils semblent oublier que l’accès à une information libre est souvent entravé par leurs propres politiques. Le décalage entre leurs promesses et la réalité est aussi frappant qu’un éléphant dans un magasin de porcelaine.
Effet miroir international
À l’échelle mondiale, cette situation rappelle les dérives autoritaires observées dans d’autres pays, où la communication est utilisée comme un outil de contrôle plutôt que comme un vecteur de transparence. Les États-Unis et la Russie, par exemple, sont souvent cités pour leurs manipulations médiatiques. Le Gabon pourrait bien suivre cette voie, à son insu.
À quoi s’attendre
Si les tendances actuelles se poursuivent, le Gabon pourrait devenir un modèle de ce qu’il ne faut pas faire en matière de communication. Les promesses de transparence et d’éthique risquent de se transformer en un lointain souvenir, laissant place à une réalité bien plus sombre.
