Liban : Quand l’Histoire se Fait Discrète dans les Manuels Scolaires
Les événements tragiques de la guerre civile libanaise sont soigneusement évités dans les manuels scolaires, laissant les jeunes générations dans l’ignorance d’un passé tumultueux.
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Dans un pays où les cicatrices de la guerre civile (1975-1990) sont encore visibles, il est presque comique de constater que les manuels scolaires semblent avoir décidé de faire l’impasse sur le sujet. Ce mercredi 18 mars, un jeune lycéen, tout en consultant son téléphone, a évoqué « les événements » pour parler de l’histoire de son pays, comme si le terme était une simple formule magique pour effacer la douleur. Pendant ce temps, l’armée israélienne menait une de ses frappes les plus destructrices sur Beyrouth. Ironie du sort, n’est-ce pas ?
Ce qui se passe réellement
Les manuels scolaires libanais, en effet, évitent soigneusement de mentionner les horreurs de la guerre civile. Ce silence est d’autant plus frappant qu’il coïncide avec des frappes militaires récentes qui rappellent aux Libanais que le passé n’est jamais vraiment révolu. Au collège Saint-Sauveur, perché dans les montagnes, les élèves suivent les nouvelles sur leurs téléphones, mais l’histoire de leur propre pays reste un mystère. Comme le dit un élève : « Chez nous, comme on est préservés, c’est comme s’il… »
Pourquoi cela dérange
Ce déni historique soulève des questions sur l’identité nationale et la responsabilité collective. Comment peut-on construire un avenir sans comprendre les leçons du passé ? Les jeunes Libanais sont ainsi privés d’une compréhension essentielle des conflits qui continuent de façonner leur réalité. Ce choix éducatif semble plus une stratégie de contrôle qu’un simple oubli.
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences de cette omission sont profondes. Les jeunes générations, en ignorant les causes et les effets de la guerre, risquent de reproduire les mêmes erreurs. Cela crée un terreau fertile pour la désinformation et le sectarisme, alors même que le pays tente de se reconstruire.
Lecture satirique
Il est presque comique de voir comment le discours politique se veut rassurant, tout en évitant les vérités dérangeantes. Les responsables politiques semblent croire qu’en ne parlant pas de la guerre, ils peuvent effacer ses conséquences. C’est un peu comme essayer de balayer une tempête sous le tapis : cela ne fonctionne pas, mais au moins, on peut prétendre que tout va bien.
Effet miroir international
Ce phénomène n’est pas unique au Liban. Dans d’autres pays, comme les États-Unis ou la Russie, les gouvernements tentent également de réécrire l’histoire pour servir leurs intérêts. Les parallèles sont frappants : le déni de l’histoire est souvent le premier pas vers des dérives autoritaires. Les discours politiques déconnectés de la réalité sont monnaie courante, et le Liban n’est pas en reste.
À quoi s’attendre
Si cette tendance se poursuit, nous pouvons nous attendre à une génération de Libanais qui, face à des crises futures, sera mal équipée pour réagir. L’ignorance n’est pas une force, et le prix à payer pourrait être élevé.



