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Les appels à préserver la paix civile se multiplient au Liban après les manifestations hostiles au gouvernement de Nawaf Salam. Ce dernier a proposé de négocier directement avec Israël pour un cessez-le-feu, suscitant la vive réaction de partisans du Hezbollah et de ses alliés chiites, bientôt suivie par des menaces directes du parrain iranien. Devant le risque pour la stabilité du Liban, le chef du gouvernement a reporté son voyage à Washington. Quant à ces manifestations en forme de coup de force, elles devraient cesser, au moins pour un temps.
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Avec nos envoyés spéciaux à Beyrouth, Aabla Jounaïdi et Jad El Khoury
Sous l’œil des militaires en faction, ils étaient à nouveau plusieurs centaines réunis ce samedi 11 avril devant le siège du gouvernement libanais. Amira est venue avec ses deux filles.
« On vient demander la chute du gouvernement », explique-t-elle. « Ce gouvernement de la honte, qui tend la main à notre ennemi, Israël. On le fait au nom de nos jeunes, et tous ceux qui ont payé le prix le plus cher, celui de leur vie. Le plus simplement du monde, ce gouvernement met tout ça à vendre. Le moins qu’on puisse faire, c’est dire « non ». »
Occuper le terrain
Le Hezbollah est exclu des négociations avec Israël. Aux côtés de ceux de la formation Amal, ses partisans semblent vouloir occuper le terrain. À l’image du jeune Mohamed qui s’est présenté avec une lettre à l’attention du Premier ministre Nawaf Salam.
« Monsieur Nawaf, la résistance, c’est d’abord une réaction de défense et c’est un droit garanti à tout peuple et à tout pays. Pourquoi est-ce que vous êtes pressés de négocier sous le feu ? », questionne Mohamed.
Reportant son départ à Washington, le chef du gouvernement a invoqué la nécessité de préserver l’ordre dans son pays. Dans la foulée, des voix proches du Hezbollah et d’Amal ont appelé à cesser les manifestations « au nom de la stabilité et de la paix civile ».
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Liban : Quand la paix civile devient un prétexte pour la capitulation
Des manifestations éclatent contre le gouvernement de Nawaf Salam, qui propose de négocier avec Israël. La paix civile, un slogan ou une réalité ?
Le Liban, ce pays où l’on semble avoir oublié que la résistance ne se négocie pas, est de nouveau en ébullition. Alors que le Premier ministre Nawaf Salam, dans un élan de générosité diplomatique, propose de discuter avec Israël pour un cessez-le-feu, les partisans du Hezbollah et de ses alliés chiites s’insurgent. La réaction ne s’est pas fait attendre : des manifestations ont éclaté, et les menaces du parrain iranien sont tombées comme un couperet. Mais, après tout, qui a besoin de stabilité quand on peut avoir des manifestations en forme de coup de force ?
Ce qui se passe réellement
Des centaines de Libanais se sont rassemblés le 11 avril devant le siège du gouvernement. Amira, une mère de famille, a exprimé son indignation : « On vient demander la chute du gouvernement, ce gouvernement de la honte qui tend la main à notre ennemi, Israël. » Un discours qui résonne comme un écho des luttes passées, mais qui semble déconnecté des réalités politiques actuelles. Le Hezbollah, exclu des négociations, voit ses partisans se mobiliser, tandis que le jeune Mohamed interpelle le Premier ministre : « Pourquoi êtes-vous pressés de négocier sous le feu ? »
Pourquoi cela dérange
La contradiction est flagrante : d’un côté, un gouvernement qui cherche la paix, de l’autre, un peuple qui refuse de voir ses sacrifices réduits à néant. La promesse de négociations avec Israël est perçue comme une trahison, et la paix civile devient un prétexte pour étouffer la contestation. Les voix proches du Hezbollah et d’Amal appellent à cesser les manifestations « au nom de la stabilité et de la paix civile ». Un bel oxymore, n’est-ce pas ?
Ce que cela implique concrètement
Les conséquences de cette situation sont multiples. D’un côté, le gouvernement tente de préserver l’ordre, mais à quel prix ? De l’autre, les manifestants, en quête de justice, risquent de voir leurs voix étouffées sous le poids des promesses non tenues. La stabilité devient une illusion, et la paix un concept flou.
Lecture satirique
Le discours politique s’apparente à un mauvais sketch : « Nous voulons la paix ! Mais pas avec vous ! » Les promesses de négociations sont aussi crédibles qu’un mirage dans le désert. La réalité est que la résistance, pour certains, est devenue une carte à jouer dans un jeu politique où les perdants sont toujours les mêmes.
Effet miroir international
En parallèle, les politiques autoritaires à l’étranger, notamment aux États-Unis et en Russie, montrent que la paix est souvent un prétexte pour renforcer le contrôle. Le Liban, dans ce contexte, n’est qu’un pion sur l’échiquier géopolitique, où les véritables enjeux sont bien plus complexes que de simples négociations.
À quoi s’attendre
Les tensions risquent de perdurer. Le report du voyage de Nawaf Salam à Washington n’est qu’un signe de plus que la situation est loin d’être résolue. Les manifestations pourraient reprendre, et la question de la résistance, loin d’être close, continuera d’alimenter le débat.
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