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Olga Pankova / Getty Images
L’exposition lumineuse déclenche une cascade de réactions biologiques qui ont des effets positifs sur notre santé et notre bien-être.
On l’attend pour les terrasses et les soirées qui s’étirent et annoncent les beaux jours, mais le passage à l’heure d’été fait bien plus que rallonger nos journées.
Attendu dans la nuit du samedi 28 au dimanche 29 mars, le changement d’heure promet aussi des effets sur notre organisme, non seulement parce qu’il bouscule notre rythme circadien, mais aussi parce qu’il nous expose davantage à la lumière naturelle.
Du cerveau aux hormones, cette exposition lumineuse déclenche une cascade de réactions biologiques qui ont des effets positifs sur notre santé et notre bien-être. En voici quelques-uns des principaux.
Un antidépresseur naturel
Avez-vous remarqué qu’avec l’arrivée des beaux jours, notre moral semble remonter en flèche, que nous nous sentons généralement plus confiants et sereins ? Cela n’a rien d’étonnant, de nombreuses études scientifiques ayant démontré que l’exposition à la lumière naturelle favorise la production de dopamine et de sérotonine, deux neurotransmetteurs impliqués dans la régulation de l’humeur.
C’est aussi pour cette raison que le passage à l’heure d’hiver est associé à une baisse de moral. Parce qu’il fait plus tard et nuit plus tôt, nous sommes plus susceptibles de nous sentir anxieux ou déprimés. En 2017, des travaux menés par des chercheurs danois et américains ont même démontré que les cas graves de dépression augmentaient de 11 % durant les mois d’hiver, où la luminosité est plus faible.
D’où l’importance de s’exposer, ne serait-ce que quelques minutes par jour, à la lumière du soleil, pour éviter de développer ce que l’on appelle un « trouble affectif saisonnier ». En 2019, une étude suisse avait ainsi conclu que la lumière constituait une « option thérapeutique efficace et non invasive, présentant peu ou pas d’effets secondaires » pour améliorer l’humeur et le bien-être général.
Un booster d’énergie en journée
Si l’on se sent plus en forme en printemps qu’en hiver, ce n’est pas un hasard. L’exposition à la lumière naturelle joue un rôle clé dans notre niveau d’énergie, en agissant directement sur notre horloge biologique, qui elle-même contrôle de nombreuses fonctions corporelles.
En pénétrant par la rétine, la lumière envoie un signal au cerveau, et plus particulièrement une petite région appelée hypothalamus, qui régule nos rythmes circadiens, ces cycles internes d’environ 24 heures qui orchestrent nos phases d’éveil et de repos. Résultat : le matin, la lumière stimule la production de cortisol, une hormone qui favorise l’éveil et la vigilance, tout en freinant la mélatonine, souvent appelée l’hormone du sommeil. « Sans lumière, cette horloge peut se dérégler, provoquant une sensation de malaise, un peu comme si vous souffriez du décalage horaire », détaille au Washington Post Jamie Zeitzer, codirectrice du Centre Stanford pour le sommeil et les sciences circadiennes.
La bonne nouvelle est qu’il ne suffit pas de grand-chose pour relancer la machine. Une étude de 2022 menée auprès de 400 000 participants de la UK Biobank a ainsi démontré que passer chaque jour du temps a l’extérieur diminuait significativement la fatigue. Ainsi, commencer sa journée en prenant son café près d’une fenêtre et en sortant quelques minutes au soleil est une habitude aussi simple qu’efficace pour retrouver de l’énergie sans effort.
Un sommeil plus réparateur
C’est sans doute l’un effets les mieux connus et documentés : la lumière naturelle joue un rôle central dans la qualité de notre sommeil. En s’exposant dès le matin à la lumière du jour, on envoie au cerveau un signal clair qui aide à réguler la mélatonine, l’hormone du sommeil. Plus on est exposé à la lumière en journée, plus cette hormone est sécrétée au bon moment, le soir venu. Auprès du Washington Post, Jamie Zeitzer explique que la fatigue se fait souvent sentir environ 15 heures après l’apparition du jour.
Le quotidien américain cite aussi de récents travaux, qui suggèrent que la lumière du jour « pourrait non seulement faciliter l’endormissement le soir, mais aussi améliorer la qualité du sommeil, prolonger sa durée et prévenir les réveils nocturnes ». D’où l’importance, avec le passage à l’heure d’été, de s’exposer à la lumière dès le matin – idéalement avant 11 heures – et limiter les écrans le soir, car l’exposition à la lumière bleue peut entraîner des difficultés d’endormissement.
Des os renforcés
On l’oublie souvent, mais la lumière est indispensable à notre santé osseuse. En s’exposant à la lumière du soleil, notre peau produit de la vitamine D, une hormone essentielle à notre organisme. « Elle participe à la minéralisation de nos os, au bon fonctionnement du système musculaire, du système immunitaire… », expliquait en septembre dernier au HuffPost le Dr Alexandra Dalu, médecin nutritionniste spécialisée dans la médecine anti-âge.
Principal composant de notre squelette, le calcium a besoin de la vitamine D pour se fixer correctement sur nos os. Sans cette dernière, une alimentation riche en calcium ne suffit pas, car le calcium n’est pas absorbé correctement. Sur le long terme, cela fragilise les os et augmente le risque de fractures ou d’ostéoporose.
Avec le retour du printemps et du soleil, notre corps relance naturellement la production de vitamine D – dont nous sommes parfois carencés en hiver. Inutile de s’exposer des heures : quelques minutes par jour, bras et visage découverts, suffisent généralement à combler une partie de nos besoins, surtout lorsqu’il fait beau.
Une meilleure santé intestinale
Enfin, parmi les bienfaits que procure l’exposition à la lumière naturelle, il semblerait qu’ils concernent aussi nos intestins. C’est du moins ce que suggère une petite étude de 2019 portant sur 21 participantes. Ses résultats indiquent que l’exposition répétée au rayonnement UVB améliore significativement la composition et la diversité du microbiote intestinal, en particulier chez les femmes présentant une carence en vitamine D.
Mais attention aussi à une exposition trop forte et fréquente au soleil. Non seulement elle accélère le vieillissement cutané, mais augmente le risque de développer un cancer de la peau. Pour profiter des bienfaits de la lumière naturelle sans risque, appliquer une crème solaire SPF 50 + est nécessaire, tout comme le port de vêtements protecteurs (chapeau, casquette, lunettes de soleil, tee-shirt anti-UV…). Enfin, mieux vaut éviter de s’exposer entre 10 et 16 heures en plein été pour éviter aussi les insolations.
L’heure d’été : un antidépresseur naturel ou une farce politique ?
Le passage à l’heure d’été promet de nous faire voir la vie en rose, mais derrière cette promesse se cache une réalité bien plus sombre.
Chaque année, à l’approche du changement d’heure, on nous promet monts et merveilles : des journées plus longues, un moral au beau fixe, et une santé florissante. Mais ne serait-ce pas là une belle illusion, un peu comme les promesses d’un certain candidat qui jure de réduire le chômage tout en augmentant les impôts ?
Ce qui se passe réellement
On l’attend pour les terrasses et les soirées qui s’étirent, mais le passage à l’heure d’été fait bien plus que rallonger nos journées. Attendu dans la nuit du samedi 28 au dimanche 29 mars, ce changement d’heure bouscule notre rythme circadien et nous expose davantage à la lumière naturelle. Du cerveau aux hormones, cette exposition déclenche une cascade de réactions biologiques qui ont des effets positifs sur notre santé et notre bien-être.
Pourquoi cela dérange
Mais alors, pourquoi cette bonne nouvelle semble-t-elle si dérangeante pour certains ? Peut-être parce qu’elle met en lumière les incohérences de nos politiques, qui prônent le bien-être tout en négligeant les véritables causes de notre mal-être. En effet, si la lumière naturelle est un antidépresseur, pourquoi ne pas l’intégrer dans nos politiques publiques de santé ?
Ce que cela implique concrètement
Les études montrent que l’exposition à la lumière naturelle favorise la production de dopamine et de sérotonine, deux neurotransmetteurs impliqués dans la régulation de l’humeur. En 2017, des chercheurs ont même démontré que les cas graves de dépression augmentaient de 11 % durant les mois d’hiver, où la luminosité est plus faible. Alors, si la lumière est si bénéfique, pourquoi ne pas l’intégrer dans nos politiques de santé ?
Lecture satirique
Ah, le discours politique ! Entre promesses de bonheur et réalités déconcertantes, il y a un monde. On nous parle de « bien-être » et de « santé », mais quand il s’agit de mettre en place des solutions concrètes, on se retrouve avec des mesures aussi efficaces qu’un parapluie dans un ouragan. Alors, à quand une politique qui ne se contente pas de nous faire changer d’heure, mais qui nous offre aussi un accès à la lumière naturelle tout au long de l’année ?
Effet miroir international
Et pendant que nous débattons de l’heure d’été, d’autres pays, comme les États-Unis ou la Russie, prennent des décisions qui semblent tout aussi absurdes. Entre les promesses de prospérité et les réalités de l’autoritarisme, on pourrait presque croire que le changement d’heure est un petit détail dans un grand tableau de déconnexion.
À quoi s’attendre
Si rien ne change, nous continuerons à jongler entre le jour et la nuit, entre promesses et désillusions. Alors, préparez-vous à voir votre moral fluctuer au gré des heures, tout en vous demandant si un peu de lumière ne pourrait pas éclairer les décisions politiques qui nous concernent tous.
Sources
Source : www.huffingtonpost.fr




